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Ce qui est important, ce n'est pas de finir une oeuvre, mais d'entrevoir qu'elle permette un jour de commencer quelque chose.
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13.08.2007
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25.01.2008
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Obtenir une augmentation de 140% dans le calme

Posté le 16.11.2007 par artsocial
Avec notre Président, l'exemple vient toujours d'en haut...


Obtenir une augmentation de salaire de 140% dans le calme :




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French Marketting International

Posté le 16.11.2007 par artsocial
heureusement, la politique c'est propre

Arrêt sur image : Sarko-show sur CBS

Posté le 16.11.2007 par artsocial
ça c'est un homme qui assume!!!!!!!!!

a Dati, qu'est ce qu'on dit?

Posté le 16.11.2007 par artsocial

L'opération de l'Arche de Zoé au TCHAD

Posté le 16.11.2007 par artsocial
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Sarko Gump, de N'Djamena à Guilvinec

Posté le 16.11.2007 par artsocial
il court, il court

Fillon dans "La Chèvre"

Posté le 16.11.2007 par artsocial
a dos de mulet

16 nov 1917 : Georges Clemenceau accède au pouvoir

Posté le 16.11.2007 par artsocial
Biographie

Jeunesse vendéenne
Georges Clemenceau[1] naît le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds, petite bourgade vendéenne. Quelques décennies plus tard, dans ce même village naîtra un autre personnage illustre de l’histoire militaire française : Jean de Lattre de Tassigny.

Sa mère est d'une famille protestante. Son père, Benjamin Clemenceau, a une grande influence sur lui ; c'est un républicain engagé qui s’investit en 1830 dans la lutte contre Charles X et plus tard contre Louis-Philippe. Arrêté par Napoléon III après la tentative d’assassinat par Orsini, il est condamné à la déportation en Algérie, mais est libéré avant d’être embarqué à Marseille.


Des débuts remarqués en politique et dans le journalisme
Portrait de Clemenceau par Félix NadarAprès des études au lycée de Nantes, Georges Clemenceau obtient en 1858 un baccalauréat des lettres. Il choisit ensuite de se diriger, tout comme son père, vers des études de médecine. Durant ses premières années d’études à Nantes, il se fait remarquer comme chahuteur, s’opposant sans doute à ses maîtres épris de religion et de l’idéal impérial[réf. ?]. En 1861, il part poursuivre ses études à Paris où il fréquente des cercles artistiques et républicains dans le quartier latin. Il fonde également avec des camarades en décembre de cette année un hebdomadaire, Le Travail. Le 23 février 1862, il est arrêté par la police pour avoir apposé des affiches convoquant une manifestation. Il passe 77 jours dans la prison de Mazas. Durant ses années d’études, Clemenceau participe encore à la création de plusieurs revues et écrit de nombreux articles. Il devient docteur en médecine le 13 mai 1865 avec une thèse intitulée De la génération des éléments atomiques. En tant que jeune journaliste, il s'en prend violemment aux travaux de Louis Pasteur (qui n'était pas médecin). Toutefois, une fois les démonstrations de ce dernier effectuées et avalisées par Joseph Lister, il reconnaît de bonne grâce son erreur.

Le 25 juillet, il s’embarque pour l'Angleterre puis les États-Unis. Il trouve un poste d’enseignant dans un collège pour jeunes filles à Stamford où il donne des cours de français et d’équitation. Il s’éprend alors d’une de ses élèves, Mary Plummer, qu’il épouse le 20 juin 1869. Il revient le 26 juin 1869 et entreprend une carrière politique dans le camp des opposants à Napoléon III.

Suite à la défaite de Napoléon III à Sedan le 2 septembre 1870, une révolte se déclenche à Paris. Pendant cette « journée du Quatre Septembre », Clemenceau prend une part active dans la manifestation réclamant la fin de l’Empire. Le nouveau gouvernement nomme des maires provisoires dans les différents arrondissements de Paris. Clemenceau est placé à la tête du XVIIIe arrondissement. Le 5 novembre, à la suite d’élections, il conserve son poste. Le 8 février, il est élu député de la Seine au sein de la nouvelle Assemblée nationale. En mars 1871, lors de l’insurrection de la Commune, Clemenceau reste à Paris. Il tente dans un premier temps d’apaiser les esprits mais est vite effrayé par le « délire du sang »[réf. ?] qui envahit la population parisienne. Il se met rapidement à dos les insurgés ainsi que le gouvernement versaillais qui l’accuse de passivité. Suite à l’échec de ses tentatives de médiation, il présente sa démission à l’Assemblée nationale le 27 mars et quitte Paris le 10 mai. Revenu à Paris le 15 juin 1871, il se fait élire conseiller municipal de Clignancourt le 30 juillet 1871. Le 29 novembre 1875, il est élu président du Conseil municipal.


L'opposant et le tombeur de ministères

Portrait par Édouard ManetSon élection, le 20 février 1876, comme député de Paris à la Chambre marque le véritable début de sa carrière. Il va petit à petit se faire connaître dans toute la France et s’imposer comme le chef incontesté des républicains radicaux et de l’opposition d’extrême gauche. Ses premiers combats, développés durant ses premières années au Sénat, sont d’obtenir l’amnistie pour les communards, une révision de la Constitution rédigée par des républicains modérés et des monarchistes et la séparation de l’Église et de l’État. Pour asseoir encore davantage son influence politique, Clemenceau décide de fonder un journal. La Justice paraît pour la première fois le 13 janvier 1880. Le quotidien a un tirage relativement faible mais reçoit une certaine audience dans les milieux politiques. Clemenceau acquiert le surnom de « Tigre » pour sa férocité et une réputation de « tombeur de ministère » lorsqu’en 1881, il obtient la démission du ministère conduit par Jules Ferry. Son action en faveur d’une assemblée unique contribue également à la démission du ministère de Gambetta en 1882. En incitant les députés à refuser le vote d’un budget pour une intervention militaire française sur le canal de Suez, il pousse le gouvernement de Freycinet à la démission. Son combat contre le ministère Jules Ferry aboutit le 30 mars 1885 à la démission de ce dernier après le résultat négatif des votes d’un budget pour les troupes françaises au Tonkin attaqué par l’armée chinoise.

Farouchement opposé à la colonisation, il s'opposa à Jules Ferry qui déclarait :

« Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. » (Discours devant la Chambre des députés, 28 juillet 1885).

Clemenceau lui répondit en ces termes :

« Les races supérieures ont sur les races inférieures un droit qu'elles exercent et ce droit, par une transformation particulière, est en même temps un devoir de civilisation. Voilà, en propres termes, la thèse de M. Ferry et l'on voit le gouvernement français exerçant son droit sur les races inférieures en allant guerroyer contre elles et les convertissant de force aux bienfaits de la civilisation. Races supérieures ! Races inférieures ! C'est bientôt dit. Pour ma part, j'en rabats singulièrement depuis que j'ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d'une race inférieure à l'Allemand. Depuis ce temps, je l'avoue, j'y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou civilisation inférieure ! […] Je ne veux pas juger au fond la thèse qui a été apportée ici et qui n'est autre chose que la proclamation de la puissance de la force sur le Droit […] » (Discours devant la Chambre des députés, 30 juillet 1885)

Il accula finalement Jules Ferry à la démission après l'affaire du Tonkin en 1885. Il est un opposant farouche des opportunistes, ralliés à la République faute de mieux, et siège à l'extrême-gauche de la Chambre des députés.

En 1885, Georges Clemenceau est élu conjointement dans le Var et à Paris. Il choisit de devenir député du Var, département dont la population vote de plus en plus à gauche, dans la circonscription de Draguignan. Il conserve ce poste, quoique avec une moins large majorité de suffrages, aux élections de 1889. En 1892, dans le cadre de l’affaire de Panama, Clemenceau est mis en cause pour ses relations avec un homme, Cornelius Herz, qui achetait les votes de certains députés. On intente un procès contre lui, de fausses preuves sont produites mais Clemenceau est blanchi. Néanmoins, le mal est fait, sa réputation est tachée, la revanche de ses nombreux adversaires est en marche. En 1893 lors de la campagne électorale varoise l’opposition utilise abondamment la rhétorique de l’homme vendu aux puissances étrangères, de l’escroc, du parvenu sans pour autant étayer ces accusations d’aucune preuve concrète. Le 3 septembre 1893, au second tour des élections, Clemenceau est battu malgré le fameux discours de Salerne où il prononce une phrase restée célèbre « Où sont les millions ? ».

L’échec électoral du 3 septembre 1893 force Clemenceau à se retirer de la scène politique. Il se consacre dès lors davantage à l’écriture. Son expérience d’écrivain, de journaliste et sa notoriété sont des atouts dont il tire profit pour faire face aux difficultés financières.


L'Affaire Dreyfus et le retour en politique
C’est par l’intermédiaire de l’affaire Dreyfus que Clemenceau revient au premier plan. Clemenceau qui est entré comme rédacteur à l’Aurore en octobre 1897, n’est pas au départ convaincu de l’innocence de Dreyfus (condamné au bagne en 1894). C’est l’acquittement d’Esterhazy (qui se révélera être le vrai coupable) le 11 janvier 1898 qui déclenche la crise. Le 13 janvier, Zola publie un article en première page de l’Aurore auquel Clemenceau trouve un titre choc : « J'accuse...! » . Il plaide ensuite dans le procès intenté à Zola et au journal. Après l’échec du procès, ses articles sont presque quotidiens. Son engagement se maintient jusqu’à la révision du procès puis la grâce présidentielle dont bénéficie Dreyfus, et ce malgré les constantes attaques des conservateurs et des antisémites. Fin janvier 1901, Clemenceau quitte l’Aurore suite à des mésententes avec d’autres journalistes. Il crée alors un nouvel hebdomadaire : Le Bloc. Cet hebdomadaire a ceci de particulier que Clemenceau y écrit à peu près tout. Il paraît jusqu’au 15 mars 1902.

Le retour à la politique de Georges Clemenceau se fait grâce au réseau d’amitié qu’il avait conservé mais aussi acquis par son action dreyfusarde. Aussi lorsqu’une place de sénateur se libère dans le Var, nombreux furent ceux qui l’incitent à poser sa candidature et se déclarent prêts à la soutenir. Le 4 avril 1902, il est élu triomphalement. Ses premières années comme sénateur se caractérisent selon les dires de ses collègues par un certain assagissement de Clemenceau connu comme éternel opposant et perturbateur. Il reste cependant un ardent défenseur de la loi de séparation des Églises et de l'État ; il en fait le deuxième thème de son discours prononcé à la Roche-sur-Yon[2] le 30 septembre 1906.

En mars 1906, après la victoire du Parti radical aux élections législatives, il est pour la première fois appelé à un poste ministériel. Il occupe alors la fonction de ministre de l’Intérieur. En octobre 1906, le Président du Conseil, Sarrien, malade, recommande pour lui succéder au président Fallières, Georges Clemenceau. Il accède ainsi le 25 octobre 1906 à la présidence du Conseil. Ses années à la tête du ministère de l’Intérieur et de la Présidence du Conseil se caractérisent par une importante réforme des polices et par une politique vigoureuse à l'égard des syndicats et des grévistes. Clemenceau acquiert même une réputation de briseur de grève et se brouille durablement avec Jean Jaurès et les socialistes. Il s'illustre par sa férocité contre les mouvements sociaux, réprimant dans le sang la grève des mineurs du Pas-de-Calais et la révolte des vignerons du Languedoc. Il se donne lui-même le surnom de « premier flic de France ». Il soutient parallèlement la fondation de la police scientifique par Alphonse Bertillon et des Brigades du Tigre par Célestin Hennion. Selon les termes de Jean-Baptiste Duroselle, « [la] chute [du gouvernement Clemenceau] présenta un caractère accidentel et fut liée à une incontestable maladresse tactique de sa part ». Le 20 juillet 1909, en effet, Clemenceau se refuse à répondre à des questions d'ordre technique sur la marine posées par Delcassé, ancien président du Conseil que Clemenceau contribua à faire tomber, et fait voter un ordre du jour. Celui-ci est repoussé et Clemenceau démissionne.

Les années 1909-1912 constituent dans la carrière de Clemenceau une période d'accalmie. Il consacre son temps à des voyages, des conférences mais aussi à sa convalescence car, malade de la prostate, il subit en 1912 une douloureuse opération. Clemenceau n’en arrête pas pour autant son activité journalistique. Le 10 avril 1910 paraît le premier numéro du Journal du Var dont il est le créateur. Il se détache peu à peu de cette publication pendant les deux années qui suivent et le 6 mai 1913 paraît le premier numéro de L’Homme libre, journal parisien. Dans celui-ci il s’implique d’avantage et publie quotidiennement son éditorial. Dans ses éditoriaux, Clemenceau s’intéresse de plus en plus à la politique étrangère et à des questions militaires en même temps qu’il condamne le pacifisme socialiste. Pendant la Première Guerre mondiale, son journal est l’un des premiers à connaître la censure du gouvernement, exilé à Bordeaux. Il voit son article, dénonçant les insuffisances du service sanitaire aux armées à partir d’un fait divers, censuré par le gouvernement. Le journal est suspendu du 29 septembre au 7 octobre. Il change alors le titre de son quotidien en L’Homme enchaîné. Pendant les années qui suivent Clemenceau s’emploie à critiquer l’inefficacité du gouvernement et le manque d’information qu’il transmet mais aussi à défendre l’importance du patriotisme et de l’union face au danger. Son patriotisme ne s'inscrit toutefois pas dans une optique nationaliste, il s'inscrit dans une tradition qui le voit comme un instrument de la défense de la République et de ses valeurs[réf. ?]. Il fait aussi plusieurs visites sur le front en tant que Président de la commission de l’Armée au Sénat. L’homme enchaîné garde son nom jusqu’à l’accession de Clemenceau à la Présidence du Conseil, le 16 novembre 1917. Le 13 novembre en effet, le gouvernement Painlevé est tombé et le président Poincaré doit rapidement lui trouver un successeur. Il aurait eu alors à choisir entre Joseph Caillaux et Clemenceau. Sa préférence va à Clemenceau qui est favorable à une victoire militaire plutôt qu’à Caillaux, partisan d’une paix de compromis. Clemenceau devient ainsi à soixante-seize ans Président du Conseil pour la deuxième fois mais aussi ministre de la Guerre, ministère qu’il a tenu à garder pour lui seul.


La Première Guerre mondiale

Statue au rond-point des Champs-Élysées à Paris.Au début de la Première Guerre mondiale, il est dans l'opposition, mais Raymond Poincaré qui pourtant ne l’apprécie guère, l'appelle en novembre 1917 à la tête du gouvernement. Il restaure la confiance, mettant tout en œuvre pour que la République soutienne le choc de cette guerre (Guillaume II prédisait justement le contraire, assurant que les démocraties – France et Royaume-Uni – s'effondreraient d'elles-mêmes si la guerre devait durer). « Ni trahison, ni demi-trahison : la guerre ! » proclame-t-il. Dans sa politique intérieure, Georges Clemenceau s’emploie à mater énergiquement toute tentative de révolte, de mutinerie ou de grève dans les usines. Il mène également une lutte énergique pour le soutien du moral des troupes. Pour ce faire, il pourchasse les pacifistes, les défaitistes et fait également pression sur la presse favorable à ces mouvements sans pour autant utiliser la censure. Il fait également arrêter Malvy et Joseph Caillaux, le second sans motif sérieux mais simplement parce qu'il est partisan d'une paix négociée. Plus résolu et plus intransigeant que jamais, il devint un véritable dictateur (au sens antique du terme) et conduit une politique de salut public qui porte ses fruits l'année suivante. « Je fais la guerre, je fais toujours la guerre », dit-il le 8 mars 1918 à la tribune de l’Assemblée, pour résumer son jusqu'au-boutisme.

En d'autres temps, cet autoritarisme lui aurait valu la mise au ban du monde politique français. En la circonstance, il sort de l'épreuve nanti d'une grande popularité, tant chez les civils que parmi les poilus. Ses nombreuses visites au front ne sont certes pas étrangères à cela. Soutenant le général Foch dans les heures critiques du printemps 1918, il impose sa marque profonde sur la dernière année du conflit. Plus que jamais, son surnom de « Tigre » est à la fois célèbre et mérité. À celui-ci vient s'ajouter celui de « Père la Victoire », qui résume à lui seul la part prise par lui au redressement de 1918, notamment pour son rôle dans la création du commandement unique, au mois de mars. Clemenceau est chargé d’annoncer à la Chambre et au pays les conditions de l’armistice du 11 novembre 1918. Son surnom de « Père-la-Victoire » se transforma vite en l’ironique « Perd-la-Victoire » à cause de son opposition à l'annexion de la Sarre.

L’année suivante et en compagnie du Président de la République, il entreprend un voyage triomphal dans l’Alsace et la Lorraine reconquises. Clemenceau va représenter la France à la conférence de paix de Versailles, il y défend une annexion par la France de la rive gauche du Rhin et exige de lourdes indemnités matérielles et financières. Poussé par une opinion publique traumatisée par la guerre (« Le boche doit payer »), ses exigences envers l'Allemagne sont en effet exorbitantes. Concessions territoriales et versement de réparations gigantesques sont les deux pans de son programme. Ses exigences se heurtent au refus du Royaume-Uni et des États-Unis, soucieux d’éviter la ruine complète de l’Allemagne, ce qui aboutit à un compromis bancal. Nombre d'historiens contemporains estiment que Clemenceau porte une certaine responsabilité dans les erreurs du traité de Versailles.

Le matin du 19 février 1919, l'anarchiste Emile Cottin lui tire dessus à trois reprises, sans le blesser grièvement. Une balle, jamais extraite, se loge dans l’omoplate à quelques millimètres de l’aorte. L’attentat déclenche dans la population et dans la presse une ferveur extraordinaire. L’enthousiasme populaire est exacerbé, on idolâtre Clemenceau. Il s’en sort finalement sans trop de dommage et intervient pour que l’auteur de l’attentat soit gracié. Six jours plus tard, il reprend ses activités, faisant preuve d'une santé remarquablement vigoureuse pour son âge. Il conserve d’ailleurs son poste de président du Conseil jusqu'en 1920.


Candidature avortée à la Présidence et fin de vie
En janvier 1920, Clemenceau qui aspirait désormais à une retraite paisible accepta que des amis soumettent sa candidature à la présidence de la République. C’est par orgueil qu’il ne se proposa pas lui-même et ne fut pas formellement candidat. Mais son âge inquiète les catholiques : un président si vieux, c'est la perspective d'obsèques civiles à l'Elysée. Il commet la faute de narguer Aristide Briand en assurant que ce dernier va battre la semelle pendant sept ans devant l'Elysée, c'est-à-dire qu'il ne serait pas ministre. Ses nombreux ennemis politiques s’accordèrent pour soutenir la candidature de son adversaire Paul Deschanel. Le 16 janvier eut lieu un vote préparatoire à l’Assemblée Nationale. Deschanel, qu’il avait quelques années auparavant battu en duel, l’emporta d’une très courte majorité sur Clemenceau. Il retire alors à ses amis l’autorisation de poser sa candidature. Le 17, Deschanel remporte alors l’élection présidentielle d’une très large majorité et le 18, Clemenceau présente la démission de son gouvernement.

Âgé de 79 ans, Clemenceau va désormais consacrer son temps à de longs voyages. Il visite ainsi l'Égypte, le Soudan, l'Inde, l'Asie du Sud-Est, au mois de septembre 1920, et les États-Unis à l'automne 1922. De retour de ses voyages, Clemenceau s’attelle à la rédaction de plusieurs ouvrages : Démosthène, Grandeur et Misères d’une victoire (où il défend, contre Poincaré et Foch, son action politique de 1917-1919 et évoque le risque du réarmement allemand en raison de l'abandon des garanties du traité de Versailles et de la politique d'apaisement de Briand) mais surtout un gros ouvrage de réflexion et de philosophie qui fut le but principal de ses vieux jours : Au soir de la Pensée (réflexion sur les changements qu'il a observés au cours de sa vie). Durant ses dernières années, il partage sa vie avec Marguerite Baldensperger, de 43 ans sa cadette. Son état de santé se dégrade peu à peu et il meurt le 24 novembre 1929. Conformément à ses dernières volontés, il est enterré dans la plus grande sobriété, à côté de son père, au colombier de Mouchamps, propriété familiale, sur un terrain en pente dominant le Petit Lay.

15 nov 1492: Colomb signale l'usage du tabac

Posté le 16.11.2007 par artsocial
15 novembre 1492 : Christophe Colomb signale dans son journal l'usage du tabac par les Indiens


Le tabac est un produit manufacturé élaboré à partir de feuilles séchées de plantes appartenant au genre botanique Nicotiana (famille des Solanaceae), originaires d'Amérique du Sud, dont la plus importante est le tabac commun (Nicotiana tabacum). Le tabac est consommé principalement pour être fumé sous forme de cigares ou de cigarettes, ou à l'aide de la pipe, mais il peut aussi être prisé ou chiqué. L'usage du tabac est motivé par les effets stimulants de la nicotine et s'est largement répandu dans le monde entier à la suite de la découverte de l'Amérique. De nos jours, il est de plus en plus combattu pour ses effets toxiques et interdit en diverses circonstances notamment dans les pays occidentaux.

Sa production est souvent un monopole d'État et généralement soumise à de lourdes taxes

Les Nicotiana sont des plantes néotropicales nitrophiles, originaires des régions chaudes et nécessitant un sol riche en humus. La température et la nature des sols jouent un rôle prépondérant sur les propriétés du tabac : la culture ne peut s'effectuer qu'entre des températures allant de 15 °C à 35 °C, 27 °C constituant un idéal pour l'épanouissement des plants. On estime la surface cultivée mondiale à 5 millions d'hectares, essentiellement en Asie et en Amérique, bien que sa relative plasticité lui permette d'être cultivée entre le 60e degré de latitude nord et le 40e degré de latitude sud. Le degré de maturation et la méthode de récolte des feuilles constituent un élément essentiel et déterminant pour leur destination. Sous-maturées, les feuilles sont destinées aux capes pour cigares (l'enveloppe extérieure). La récolte en feuilles peut durer plus d'un mois, les feuilles étant récoltées une par une selon la maturation, tandis que la récolte par tige est beaucoup plus rapide car mécanisée, mais au détriment de la qualité.


Historique


Le tabac a été fumé en premier lieu par les Amérindiens depuis un temps indéterminé. En 1556, André Thévet introduit la plante en Europe et la cultive près d'Angoulême, mais c'est à Jean Nicot, diplomate français au Portugal, qu'il doit d'être popularisé par son introduction à la cour de France. La première illustration botanique du tabac est donnée par Nicolas Monardes en 1571.

La culture du tabac assure la fortune et l'expansion de plusieurs colonies du sud-est des États-Unis (Maryland, Virginie...), au cours du XVIIe siècle.

Appelé nicotiane en l'honneur de son découvreur, le tabac rencontra un grand succès à la cour de France, où on lui prêta des vertus thérapeutiques. Toutefois, le tabac fut interdit en Angleterre, dans les pays musulmans, et en Russie où l'on risquait la peine de mort en cas de consommation.[réf. nécessaire]

Le Cardinal de Richelieu instaura une taxe sur le tabac, et Jean-Baptiste Colbert établit un monopole d'État des ventes en 1674. L'usage du tabac se popularisa, et devint la marque du raffinement dans la haute société. La cigarette est introduite en France en 1825




Production en tonnes. Chiffres 2004-2005Données de FAOSTAT (FAO) Base de données de la FAO, accès du 14 novembre 2006

Chine 2 409 990,00 37 % 2 685 500,00 41 %
Brésil 921 281,00 14 % 878 651,00 13 %
Inde 598 000,00 9 % 598 000,00 9 %
États-Unis 398 810,00 6 % 293 600,00 4 %
Indonésie 141 000,00 2 % 141 000,00 2 %
Turquie 157 000,00 2 % 140 716,00 2 %
Grèce 127 000,00 2 % 123 729,00 2 %
Argentine 118 000,00 2 % 118 000,00 2 %
Italie 102 765,00 2 % 110 000,00 2 %
Pakistan 86 200,00 1 % 84 400,00 1 %
Thaïlande 68 000,00 1 % 70 000,00 1 %
Malawi 69 500,00 1 % 69 500,00 1 %
Corée du Nord 64 000,00 1 % 65 400,00 1 %
Zimbabwe 62 320,00 1 % 65 000,00 1 %
Bulgarie 69 569,00 1 % 62 000,00 1 %
Japon 52 659,00 1 % 49 000,00 1 %
Philippines 47 800,00 1 % 47 800,00 1 %
Canada 42 430,00 1 % 43 000,00 1 %
Espagne 33 702,00 1 % 40 192,00 1 %
Bangladesh 39 000,00 1 % 39 000,00 1 %
Autres pays 836 266,00 13 % 848 121,00 13 %
Total 6 445 292,00 100 % 6 572 609,00 100 %



Traitement
Les feuilles de tabac récoltées, elles sont séchées pour éliminer plus de 90 % de leur eau. Les tabacs en feuilles sont classés selon leur variété ou leur mode de séchage :

sun-cured, tabacs orientaux séchés au soleil ;
flue-cured, tabacs type Virginie séchés à l'air chaud, très appréciés ;
fire-cured, tabacs noirs type Kentucky séchés au feu ;
dark air-cured, tabacs noirs séchés à l'air, goût français ;
light air-cured, tabacs clairs type White Burley séchés à l'air naturel, goût américain ;
S'ensuit soit un stockage pour les tabacs fire-cured ou certains light air-cured, soit une fermentation pour favoriser la volatilisation de la nicotine et de l'ammoniac


Formes
Le tabac est consommé de plusieurs manières :

fumé (cigarette, pipe, cigare, cigarillos, Bidî, en vrac à rouler, en joint - c'est-à-dire mélangé à du cannabis), narguilé etc. ;
prisé (par inhalation) ;
chiqué (par macération dans la bouche), soit par "mâchage" soit en plaçant une boulette entre lèvre et gencive -pratique qui s'apprente au snus scandinave).

Consommation
Pays % de la population
fumant quotidiennement
(en 2002-2003)
Autriche 36,3
Grèce 35,0
Pays-Bas 34,0
Hongrie 33,8
Luxembourg 33,0
Turquie 32,1
Corée du Sud 30,4
Japon 30,3
France 28,6

En France
Depuis l'introduction en France de la cigarette en 1825, et son industrialisation en 1840, la consommation de tabac n'a cessé de croître jusque dans les années 1980. La seconde moitié des années 1990 a été marquée par une diminution notable du nombre de consommateurs quotidiens : il est actuellement évalué à 25 % de la population française, soit 15 millions de personnes (source : OCDE).

Cette baisse est imputable aux dispositifs des lois Evin et de ses nombreuses modifications : alors que le tabac était retiré de l'indice des prix de l'INSEE, le coût pour le consommateur augmentait périodiquement. Ainsi le prix des cigarettes a crû de 40 % sur la période octobre 2003 - janvier 2004, tandis que de nombreuses mesures d'aide à l'arrêt du tabac furent promues, comme la médicalisation des substituts nicotiniques. Toutefois, paradoxalement, les timbres et autres moyens de substitution pour arrêter le tabac restent non-remboursés par la sécurité sociale. Cependant, ceci devrait changer avec la loi sur l'interdiction totale de fumer dans les lieux publics entrant en vigueur le 1er février 2007 accompagnée d'une enveloppe gouvernementale de 60 millions d'euros par an pour la prise en charge des traitements de sevrage (timbres, gommes ou médicaments).

Commercialisation
L'usage très extensif du tabac dans le monde, beaucoup plus prisé que n'importe quel autre toxique même si les effets individuels et sociaux de cette pratique sont extrêmement bien connus, a engendré la constitution de majors d'industrie puissants et d'un mouvement anti-tabac de plus en plus suivi par la population et les politiques.

Malgré les problèmes de santé publique, l'industrie du tabac ne veut pas renoncer à l'exploitation du tabac sous forme de cigarette et/ou de cigare. Les moyens employés pour conserver ou augmenter le niveau de la production a conduit à des abus qui ont fait l'objet d'amendes financières géantes, notamment aux États-Unis. Un certain nombre de pays développés ont pris des mesures (interdictions aux mineurs, augmentation des taxes, etc.) pour informer leurs nationaux et obtenir une diminution significative de la consommation. D'où les efforts actuels de l'industrie du tabac pour déplacer le développement des ventes en direction des pays en voie de développement, notamment africains.

Les films Tabac de Nadia Collot ou Thank You for Smoking de Jason Reitman sont des œuvres militantes dans la dénonciation de pratiques promotionnelles à la marge de la légalité.



accords de do

Posté le 14.11.2007 par artsocial
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