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Ce qui est important, ce n'est pas de finir une oeuvre, mais d'entrevoir qu'elle permette un jour de commencer quelque chose.
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13.08.2007
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vos papiers s'il vous plait

Posté le 21.11.2007 par artsocial
la securité selon sarkozy



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« 50 mn Inside » en version quotidienne

Posté le 21.11.2007 par artsocial
Vu les cartons d’audience de « 50 mn Inside » chaque samedi, TF1 a décidé de lancer une déclinaison quotidienne de l’émission de 4 minutes à 18h10. Ce nouveau programme devrait être diffusé à l’antenne dès le début 2008. On ne se lasse jamais de voir Nikos (enfin... sauf moi)!

21 nov 1920: journée de violence ;bloody sunday

Posté le 21.11.2007 par artsocial

Bloody Sunday est le terme utilisé pour décrire une journée de violence qui s’est déroulée à Dublin le 21 novembre 1920, durant la Guerre d’Indépendance de l’Irlande (1919-1920). Cette journée fit près de 30 victimes.

La journée commença avec l’assassinat de 14 agents britanniques ou de leurs informateurs par l'Armée républicaine irlandaise sous les ordres de Michael Collins. Les forces britanniques réagirent en ouvrant le feu sur la foule pendant un match de football gaélique disputé à Croke Park à Dublin.


Les origines
Le Bloody Sunday de 1920 tire ses origines dans la guerre d'indépendance de l'Irlande qui se déroula entre 1919 et 1921 et qui suivi la formation de la république d'Irlande et de son parlement le Dáil Éireann. L’armée de la nouvelle république, l’IRA, engagea une guérilla contre le Royal Irish Constabulary, ses organisations auxiliaires et l’armée britannique qui étaient déterminées à supprimer les forces irlandaises séparatistes. Le gouvernement britannique a formé de son côté ses propres troupes paramilitaires, les Black and Tans (surnom en rapport avec la couleur des uniformes) et la Auxiliary Division (connue aussi sous le nom d’Auxiliairies ou Auxies). Le comportement de ces deux groupes fut presque immédiatement controversé (les principales critiques furent émises par le roi George V en personne) à cause de leur brutalité et de la violence exercée non seulement contre les prisonniers et les personnes suspectées de faire partie de l’IRA mais aussi contre le peuple irlandais en général. Ce sont ces Auxiliaries qui sont responsables du massacre du Bloody Sunday.


Bloody Sunday
Le 21 novembre 1920, le ministre des Finances de la République d’Irlande et leader de l’Irish Republican Brotherhood Michael Collins ordonne l'assassinat d'agents britanniques, incluant ceux appelés le Gang du Caire, 18 officiers des services secrets anglais envoyés en Irlande pour infiltrer les organisations nationalistes irlandaises. Tôt le matin, 12 de ces agents furent exécutés par les hommes de Collins, certains à leur domicile. Trois autres survécurent à leurs blessures. Le plan de Collins était de tuer plus de 50 agents ou leurs informateurs, mais une partie des cibles ne purent être atteintes par les hommes de l'IRA. Cette série d’assassinats handicapa sévèrement les services secrets britanniques en Irlande, provoquant le départ des derniers agents du gang du Caire et causant la consternation dans toute l'administration britannique.

À Croke Park se déroule le même jour un match de football gaélique entre l'équipe de Dublin et celle de Tipperary. Un des auxiliaires britanniques participant au Bloody Sunday raconta plus tard avoir assisté au tirage au sort déterminant les représailles aux assassinats entre le massacre à Croke Park et le saccage de Sackville Street (ancien nom de O'Connell Street la principale artère commerçante de Dublin).

Malgré le malaise général qui parcourut Dublin après les assassinats, approximativement 15 000 personnes se sont déplacées à Croke Park pour assister au match. Juste avant le début de la rencontre, alors que les deux équipes avaient pénétré sur le terrain, les Auxiliaries envahirent le stade et commencèrent à tirer dans la foule. Deux joueurs furent touchés (Michael Hogan mourut ensuite de ses blessures). La foule commença à évacuer le stade sous les tirs. Au total 14 personnes furent tuées et 65 autres blessées. Les plus jeunes victimes avaient 10 et 11 ans.

L’action des Auxiliaries, comme la plupart de leurs actions et celles des Black and Tans, n'ont pas été officiellement autorisées. À cause du tollé soulevé par ce massacre, les autorités britanniques basée au château de Dublin furent obligées de présenter des regrets mais refusèrent de porter la responsabilité du massacre. Ils se réclamèrent de la légitime défense en déclarant avoir subi des coups de feu en voulant arrêter un activiste nationaliste.

Plus tard dans la journée, deux officiers de rang élevé de l'IRA, Dick McKee et Peadar Clancy, qui avaient aidé à l'élaboration du plan d'action sont arrétés. Incarcérés au château de Dublin, ils y sont torturés puis « tués lors d'une tentative d'évasion ».


Les conséquences
Le comportement des Auxiliaries et des Black and Tans aida beaucoup au retournement de la population contre la couronne britannique.

Par ailleurs certains politiciens britanniques et le roi lui-même ne firent aucun secret de leur sentiment d’horreur après le massacre. Le Bloody Sunday fit les grand titres de la presse internationale en entacha largement la crédibilité du Royaume-Uni en Irlande.

Le souvenir de ces évènements est toujours très vivace en Irlande. Une des tribunes de Croke Parck a été baptisée en souvenir du joueur tué ce jour là (Michael Hogan). Il faut noter que la chanson de U2, Sunday Bloody Sunday, n'évoque pas cet évènement mais celui du même nom qui s'est déroulé en 1972.


L'expression Bloody Sunday de 1972 désigne les événements du dimanche 30 janvier 1972 à Londonderry/Derry en Irlande du Nord, où quatorze manifestants pacifiques furent tués par des tirs de l'armée britannique.


Contexte
Le Bloody Sunday survient lors d’une des marches organisée par l’Association des Droits Civiques d’Irlande du Nord (Northern Ireland Civil Rights Association - NICRA). Ce mouvement, fondé en novembre 1966, regroupe les divers comités et associations demandant l’égalité pour tous les citoyens nord-irlandais et la fin des pratiques discriminatoires des pouvoirs locaux envers les catholiques au niveau politique, social et économique. Ainsi, les mots d’ordre de la NICRA sont d’abord l’annulation de la loi des Pouvoirs Spéciaux de 1921, la réforme de la police majoritairement protestante, la fin des discriminations pour le logement et l’emploi, et l’abolition du gerrymandering et du vote censitaire qui assurent aux protestants une sur-représentation au Parlement provincial du Stormont. La NICRA est composée aussi bien de syndicalistes, que de communistes, de nationalistes, de républicains et d’étudiants activistes. Se voulant non confessionnelle et non politique, la NICRA compte dans ses rangs des protestants libéraux, dont Ivan Cooper, mais recrute essentiellement dans la classe moyenne catholique. S’inspirant du mouvement des droits civiques américains, le principal slogan de la NICRA est « un homme, une voix » et son hymne « We shall overcome… », son répertoire d’action comprend notamment la non-violence, les marches, et le sit-in.

C’est pour protester contre l’internement administratif, introduit par le Parlement nord-irlandais le 9 août 1971, que la NICRA décide d’organiser une manifestation pacifique à Londonderry/Derry le 30 janvier 1972. Plusieurs centaines de catholiques ont été ainsi emprisonnés sans procès dans des camps d’internement de l’armée britannique.


Historique

La NICRA, menée par Ivan Cooper, est déterminée à éviter toute violence entre les différents protagonistes. Malgré son dialogue avec les autorités unionistes, les paramilitaires de l'IRA et ses tentatives de négociation avec les forces de l'ordre britanniques, la manifestation dégénère et 28 manifestants sont blessés par balles dont 13 décéderont sur place. Une quatorzième personne mourra quatre mois et demi plus tard des blessures reçues ce jour là. Deux versions coexistent :

selon les Britanniques, les parachutistes auraient essuyé des tirs de la part de l'IRA auxquels ils auraient riposté,
selon les manifestants, l'armée britannique a délibérément tiré sur une foule désarmée.
Une enquête menée rapidement par une commission présidée par Lord Widgery blanchit l'armée britannique en concluant qu'elle répondait aux tirs de l'IRA.

Cependant, aucune arme n'a été retrouvée sur les lieux pas plus que de traces d'explosif sur les victimes. De plus toutes les victimes se comptent parmi les manifestants ; aucun soldat n'a été tué ou blessé ce jour-là (ce qui est surprenant si les militaires ont été la cible de tirs et se sont contentés de riposter). Aussi un doute a longtemps pesé sur cette version des faits. Il faut ajouter à cela qu'un parachutiste britannique ayant déserté trois mois auparavant a révélé bien après les faits que lors d'une séance d'instruction on leur avait explicitement indiqué que lors des prochaines manifestations (quelque soit leur nature), "il faudrait faire des morts". Un autre élément accrédite la préméditation des tirs sur la foule : une communication interceptée par un policier irlandais présent au QG des paras rapporte que les soldats auraient reçu l'ordre d'utiliser des munitions de petit calibre (différentes des munitions habituellement en dotation dans ces unités) dans le but de faire un maximum de dégâts. On a en effet retrouvé des balles de petit calibre dans les cadavres des manifestants abattus.

Cette journée, désormais inscrite dans l'Histoire sous le nom de Bloody Sunday, marque une nouvelle étape de ce qui allait devenir la guerre civile irlandaise. Les rangs de l'IRA se gonflèrent après ce massacre, entrainant un engrenage de mort entre attentats et représailles entre les camps en présence, comme lors du Bloody Friday à Belfast. L'armée britannique perdit de sa crédibilité dans l'esprit des républicains qui ne virent plus en elle une force d'interposition mais une force de répression au même titre que la Royal Ulster Constabulary (RUC).

La polémique dura longtemps entre les partisans des deux versions qui campaient sur leurs positions respectives.

Le 16 mai 1997, Channel 4 diffuse un documentaire des journalistes Lena Ferguson et Alex Thomson dans lequel quatre soldats révèlent anonymement que les parachutistes ont tiré l'arme à la hanche dans la foule, contredisant la thèse officielle qui prétendait que les tirs avaient visé des cibles précises et hostiles.

Du fait des critiques adressées à la version britannique de cet évènement, le premier ministre Tony Blair fit ouvrir, le 29 janvier 1998, veille de la commémoration annuelle de la tragédie, une nouvelle enquête sur ces évènements. L'enquête a été confiée au juge Mark Saville, assisté de magistrats canadien et australien. Entre 1998 et novembre 2004, 921 témoins furent audités et 1555 témoignages écrits furent examinés. Plusieurs soldats avoueront avoir menti lors de leurs dépositions précédentes et reconnaîtront que les victimes étaient désarmées. Le rapport final est attendu en 2007.


Les Promesses de l’ombre de David Cronenberg

Posté le 20.11.2007 par artsocial
Présentation

Une sage-femme enquête sur l'identité d'une jeune Russe, morte en couche, le soir de Noël. Elle ne tarde pas à découvrir que la défunte était une prostituée, mêlée malgré elle aux agissements d'un groupe de proxénètes. Ses problèmes ne font alors que commencer...

Chairs marquées, mondes antinomiques, sentiments troubles, sexe, violence, quête identitaire : David Cronenberg déroule dans ‘Les Promesses de l’ombre’, l’essentiel de son oeuvre pour atteindre la perfection. A première vue, on croit déceler un lien de parenté avec ‘A History of violence’ (même acteur, même registre…), mais bien vite nos certitudes se brisent face à l’incroyable singularité du film. Véritable tragédie, explorant les racines du mal, ‘Les Promesses de l’ombre’ touche juste et en profondeur. Derrière cette histoire de caïds et de poupées désarticulées livrées en pâture à des mâles immoraux, Cronenberg décortique l’humanité. Plus pervers que jamais, le réalisateur de ‘Crash’ dissimule sous ce thriller gorgé de testostérone une oeuvre magistrale : organique, charnelle, viscérale, entièrement dédiée à questionner l’âme humaine. Sa tragédie est antique, pleine de secrets et frustrations, de clans, de fratries et de passions déchirantes. Son Londres est une ville à deux strates. En surface, la vie banale d’une sage-femme. En souterrain, une inquiétante mafia russe. Ce que scrute Cronenberg, c’est la rencontre fortuite de deux univers contradictoires. Jamais manichéen, il creuse dans l’humain comme d’autres bêchent les champs glacés de Sibérie. Et Cronenberg prend son temps, aiguise son sens du détail, impose son atmosphère lourde et virile. De sa volonté dépend notre droit de reprendre notre souffle. Avec la même ardeur, il dirige un Viggo Mortensen stupéfiant à l’interprétation irréprochable. Notamment dans cette scène à la violence toute “cronenbergienne” : Mortensen, dans le plus simple appareil, se battant contre deux tueurs tchétchènes avec une rage et une bestialité sans nom. Dans ces ‘Promesses de l’ombre’, Cronenberg filme les coeurs et les chairs au plus près. Tendre naïveté, violence primaire : la palette du maître n’a pas de limite.

Le Premier Cri de Gilles de Maistre

Posté le 20.11.2007 par artsocial
Présentation

C'est l'éblouissante histoire vraie du tout premier cri de la vie. Elle se répète 364.501 fois par jour sur tous les continents.C' est l'histoire de notre venue au monde. Contraste des cultures, contraste des peuples, contraste des couleurs. La naissance sur grand écran.

Dix pays. Dix naissances. Dix façons différentes d'appréhender l'événement. D'en explorer son univers. Dans une clinique ou dans le désert. Dans le respect de la tradition, sans assistance médicale ou encore dans l'eau avec les dauphins… A travers ces différentes approches, Gilles de Maistre offre "une photo du monde d'aujourd'hui" et s'efforce d'en capter la vie. Face à l'intensité dramatique, la caméra se fait peu à peu oublier. Profondément respectueux, le réalisateur filme ce moment à la fois intime et universel et se laisse porter par le réel. Dans cette façon qu'il a de vous faire faux bond et d'aller constamment au-delà du prévu. C'est la grande force du documentaire. Genre dans lequel Gilles est passé maître avec près de vingt ans d'expérience. Le réalisateur est pourtant parvenu à donner à son récit des airs de grand film de cinéma. Il en a la poésie et l'émotion. Les histoires et les personnages. L'esthétique visuelle et sonore. Et au-delà de l'hymne à la femme et de l'émotion intense que suscite la naissance, le film met en évidence une réelle diversité : des paysages et des climats mais surtout des cultures, des traditions, des techniques et des technologies. Aux appareils sophistiqués des hôpitaux se substitue parfois la culture traditionnelle à laquelle les femmes se plient aveuglément. Si l'accouchement est préparé et (très) attendu dans des pays tels que les Etats-Unis ou la France, il est vécu de façon autrement plus instinctive dans les pays plus démunis où l'accès aux soins est souvent très limité, voir inexistant. Cette diversité, le réalisateur la souligne d'autant plus par un saisissant travail de montage. Les sons et les images se chevauchent, liant toutes ces femmes pourtant éparpillées aux quatre coins du monde. Et à travers cette pluralité des savoirs et des techniques, Gilles de Maistre nous invite à une réflexion sur notre propre condition humaine et notre rapport au monde.

Michael Clayton de Tony Gilroy

Posté le 20.11.2007 par artsocial
Présentation

Michael Clayton est un avocat particulier : il ne plaide pas mais règle les problèmes personnels de ses clients depuis quinze ans. Il va devoir gérer un scandale sanitaire dans lequel est impliquée une des grosses firmes dont il s'occupe. L'occasion pour Clayton de réaliser jusqu'où il est prêt à aller pour 'nettoyer' les dossiers compromettants.

Dans la lignée de ‘Erin Brockovich’, Tony Gilroy tente avec ‘Michael Clayton’ de faire pénétrer le spectateur avec lui au sein des hautes sphères financières, où manipulations et mensonges sont monnaie courante. Si les premières réalisations de scénaristes donnent souvent des films trop écrits et pas assez réalisés, Tony Gilroy s’en sort plutôt bien. C’est du réchauffé mais ce n’est pas sans plaisir. D’autant plus qu’il préfère dépeindre les motivations de chacun, conspirateurs comme victimes, plutôt que de s’enfoncer dans une intrigue extravagante sur fond de théorie du complot. En lieu et place de spectaculaire, il sonde les consciences et montre les automatismes nécessaires à la sauvegarde d’un système, d’une société ou d’une firme, quelles qu’en soient les conséquences, éthiques ou morales. Pas de manichéisme facile puisque ceux qui tirent les ficelles ne sont pas des stéréotypes de corrompus, mais au contraire ambigus. Ils tentent de se convaincre des mystifications qu’ils répandent pour éviter le scandale et surtout la faillite. Pour certains, ce vernis de conviction est altérable et précaire. Seul bémol : retournement de situation et prise de conscience sont encore une fois dus à un ressort affectif. Comme si pensées et analyses ne pouvaient participer à un sursaut et au refus de servir une idéologie. Sans mort d’homme, pas de quoi faire un film, car moins crédible et surtout moins héroïque. Politiquement correct oblige : mieux vaut rester dans le domaine des sentiments et ne pas rentrer dans le champ politique. Mi-figue, mi-raisin ‘Michael Clayton’ a la vertu d’interroger notre société industrielle contemporaine mais le défaut de ne pas aller plus en avant dans son étude.

Dans la vallée d'Elah de Paul Haggis

Posté le 20.11.2007 par artsocial
Présentation

De retour d'Irak pour sa première permission, Mike Deerfield disparaît mystérieusement et est signalé comme déserteur. Son père, Hank, un ancien membre de la police militaire, et sa mère Joan se lancent à sa recherche avec le concours d'Emily Sanders, officier de police de la juridiction du Nouveau-Mexique où Mike a été aperçu pour la dernière fois. Face au silence et à l'hostilité croissante des autorités militaires, Hank et Emily soupçonnent bientôt un coup fourré. Les indices troublants s'accumulent, et la vérité sur le séjour en Irak de Deerfield finit par éclater, bouleversant à jamais la vie de Hank et ses croyances...


Le scénariste fétiche de Clint Eastwood continue d'explorer de façon magistrale les errements de l'âme et les douleurs de l'homme. L'Amérique, la guerre, la mort, le déshonneur. Des thèmes dont Paul Haggis a appris à révéler chaque ressort. Pour sa deuxième réalisation, nous retrouvons ces personnages plongés en plein désarroi, confrontés à la perte de leurs illusions. Avec finesse et pertinence, le réalisateur témoigne de cette Amérique encore toute endolorie par le 11 septembre mais qui s'efforce depuis peu de panser ses blessures. Le propos n'est pas didactique. Le réalisateur aborde le conflit irakien dans ce qu'il a de plus universel. Il ne s'agit pas de stigmatiser partisans et opposants. Pas d'héroïsation ni de compassion dégoulinante. Paul Haggis dépeint une humanité sans artifice. Avec empathie, il s'interroge sur les capacités de chacun à réagir devant la perte de ses valeurs les plus profondes. Tommy Lee Jones est encore une fois l'auteur d'une énorme performance et délivre une interprétation bouleversante de sobriété. Il est ce père figé dans ses convictions d'ancien membre de la police militaire. Corseté dans sa rigueur, au bord de l'implosion, il finit enfin par être cet homme en colère. Susan Sarandon est cette mère totalement impuissante et dépassée par les enjeux. Charlize Theron, bien que sincèrement investie dans son personnage, est sans doute la moins convaincante du trio. Malgré tout, Haggis déroule un scénario fluide aux dimensions surprenantes. Partant d'une simple enquête policière, il laisse apparaître peu à peu des questions et des vérités autrement plus vastes. Le traumatisme de soldats confrontés à une réalité dont ils ignorent tout. La difficulté de leur réinsertion dans une société qui feint d'ignorer. Paul Haggis se garde bien de toute théorisation simpliste. Sobre et serein, il fait part de ses doutes et des ses indignations avec calme et réflexion, rendant son discours d'autant plus percutant.


Once de John Carney

Posté le 20.11.2007 par artsocial
Présentation

Dans les rues de Dublin, deux âmes seules se rencontrent autour de leur passion, la musique... Il sort d'une rupture douloureuse. Elle est mariée à un homme qu'elle n'aime plus. Dans un monde idéal, ils seraient faits l'un pour l'autre. Ensemble, ils vont accomplir leur rêve de musique.

Once, il était une fois une belle histoire. A mi-chemin entre la comédie musicale et l’histoire d’amour, ‘Once’ ne s’inscrit dans aucun des deux genres. Autrefois bassiste du groupe de rock irlandais The Frames, John Carney réalise aujourd'hui des films, avec le souhait récurrent de raconter la musique. 'Once' est donc ce conte musical moderne. Bien sûr, le contexte se fait sombre, à mille lieues de l’Irlande florissante des magazines économiques, c’est le Dublin qui survit. Le froid saisit, le gris devient couleur, les murs sont en brique, la réalisation sans effets, neutre presque translucide. Et pourtant le miracle se produit. Il faut rendre hommage aux deux acteurs, Glen Hansard et Marketa Irglova qui incarnent cet homme et cette femme. Marketa Irglova, notamment - seulement 17 ans au moment du tournage - livre une prestation très prometteuse. Les acteurs sont filmés au plus près, avec énergie mais sans voyeurisme. Rupture amoureuse, pauvreté, immigration, mère célibataire, solitude, pas de coiffure, ni de maquillage, ni de lumière artificielle, peu de dialogues : John Carney aurait difficilement pu faire plus sombre, il frise même le misérabilisme. Il se dégage toutefois une forme de poésie de ces images épurées, guidant ces personnages qui deviennent alors des bienheureux. Ils s'offrent l’espérance, qui avait depuis longtemps déserté leur réalité. L'omniprésence de la musique et les airs de ‘Falling Slowly’ et ‘When Your Mind’s Made Up’ nous accompagnent longtemps après le générique de fin. Comme pour emprisonner la magie.

American Gangster de Ridley scott

Posté le 20.11.2007 par artsocial
Présentation

Dans les années 1970, les manoeuvres d'un dealer de Harlem ayant trouvé un moyen de transporter de la drogue dans les cercueils de soldats américains tués au Vietnam...

Deux acteurs oscarisés, Russell Crowe et Denzel Washington, un réalisateur capable du meilleur (malgré ses récents ‘Kingdom of Heaven’ et ‘Une grand année’), un sujet attirant, labellisé “tiré d’une histoire vraie” : tous les ingrédients étaient réunis pour avoir droit à un grand film. Deux heures et demie plus tard, nos espérances sont comblées.
Certes, la trame générale reste finalement sans surprise : un duel entre le mafieux malin et le flic incorruptible qui ne lâche jamais prise, une progression type “rise and fall”, classique. Mais, en plus du rythme haletant et des retournements de situation palpitants, l’histoire de Frank Lucas possède en elle assez d’originalité pour rénover le genre. Mafieux noir au milieu des Méditerranéens, fierté d’Harlem, inconnu des services de police, roi du marketing et magicien du capitalisme avant l’heure, ce trafiquant de drogue permet à Ridley Scott de dépeindre un pays en pleine évolution. Dans le New York des années 1970, pourri par la drogue, la pauvreté et la corruption, au coeur d’une Amérique agonisante dans un Vietnam trop content de vendre de la dope à ses ennemis, Scott signe une reconstitution majestueuse d’un pays en déliquescence, terreau de l’ascension de son “gangster américain”, et parvient à en restituer cette période complexe avec intelligence.
Denzel Washington, brillant comme à son habitude, parvient en outre à apporter à son rôle une ambiguïté extraordinaire. Toujours charmeur, gentil, tiré à quatre épingles, l’acteur se met le public dans la poche en un claquement de doigts, donnant aux rares scènes où sa violence surgit une brutalité choquante. Esthétiquement magnifique, scénaristiquement irréprochable, porté par un duo d’acteurs au sommet, ‘American Gangster’ est tout simplement parfait. Alors que l’on pensait qu’Asiatiques et Italiens avaient pris les commandes du genre, voilà que le film de gangsters le plus excitant de l’année est américain.



L'homme du mérite

Posté le 20.11.2007 par artsocial
notre cher président est un véritable intellectuel qui mérite surement sa place. Lui qui parle d'efforts, de réussite, de mérite, de l'importance de l'école. C'est un vrai modèle.

Concernant son Bac il l'a eu péniblement en 1973 avec ces notes très médiocres (7/20 en français, 8/20 en math, 9/20 en Philo). C'est vrai, il n'y avait pas d'option jogging ! Mais bel et bien une option rattrapage !

Le DEA que beaucoup croient avoir été une simple formalité a été encore plus difficile à valider. Ajourné en novembre 1979, il ne l'obtient qu'au rattrapage en février 1980.

Enfin pour ce qui concerne Sciences Po, contrairement à une belle légende qui veut faire croire qu'il en est diplômé ce n'est pas le cas. Il y a passé deux ans mais en ressortant bredouille ! Sans doute que la rupture d'anévrisme et la fuite urinaire le préoccupaient déjà beaucoup !

Le jogging c'est bien, l'effort intellectuel ca se fait quand même surtout avec la tête ! De l'art de penser avec ses pieds ...
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