Posté le 18.12.2007 par artsocial
L'interruption volontaire de grossesse ou IVG, désigne un avortement provoqué. On emploie généralement cette expression pour désigner un acte effectué à la demande d'une femme non désireuse de sa grossesse.
Lorsque l'intervention est motivée par des raisons médicales, que la poursuite de la grossesse soit dangereuse pour la mère ou que le fœtus soit atteint de malformations graves et incurables, on parle d'interruption médicale de grossesse (IMG) ou d'interruption thérapeutique de grossesse (ITG).
Aspect sociologique et anthropologique
Luc Boltanski note que, bien que l'avortement soit presque toujours réprouvé, toutes les sociétés ont développé et pratiquent des techniques abortives, le plus souvent en secret. L'avortement (ou l'infanticide du nouveau-né par "accident" simulé) apparaît en effet parfois comme une réponse "simple" ou "décente" à des grossesses hors mariage ou non désirées pour d'autres motifs.
L'Union soviétique fut l'un des premiers États modernes à reconnaître légalement le droit à l'IVG (en 1920) - durant une période limitée toutefois, Staline ayant en 1936 supprimé ce droit issu de la Révolution.
Statistiques
Le nombre total d'avortements dans le monde a été estimée à 43 millions en 2003, soit un taux de 29 pour 1000 femmes en âge de procréer. Il est le plus bas en Europe (17 pour 1000), un peu plus haut en Amérique du nord (21 pour 1000). Il y a globalement 31 avortements pour 100 naissances. Près de la moitié sont faits en dehors de structures adaptées, soit un nombre de 20 millions chaque année dans les pays en voie de développement, conduisant à près d'un million d'accidents et 68 000 décès. Ces chiffres sont probablement sous-estimés.
Israël Nisand qui a été chargé d'inspecter la situation française de l'avortement avant la modification de la loi Veil par la loi Aubry en 2001 pense que le nombre d'avortements clandestins était de 45000 par an en France avant la loi bien que l'INED pense qu'il y en avait 65000 par an.
Chaque année il y a plus de 200 000 avortements en France, soit 14 IVG pour mille femmes de 15 à 49 ans. Dans les années 75-85 l'ordre de grandeur du taux avortement/naissances était de l'ordre de 33% en France, mais il a chuté depuis et se rapproche lentement de 25% dans les années 2000. Après le pic de 1982 la tendance est à une baisse régulière (source: INED).
L'avortement clandestin est resté un phénomène significatif jusqu'en 1995, où il a commencé à régresser. Ce n'est qu'en 2003 que ces cas, jugés marginaux, ont disparu des statistiques officielles. Cette disparition très progressive montre que la dépénalisation de l'avortement ne suffit pas à le banaliser.
Le changement de régime de la natalité française est l'effet de la révolution sexuelle consécutives à la fin des années 1960: libéralisation des mœurs et généralisation de la régulation des naissances. Elle coïncide approximativement avec la dépénalisation de l'avortement de 1975, ce qui conduit certains opposants à l'avortement à lier les deux phénomènes (le déficit de naissance en France serait dû aux avortements pratiqués).
Aspects légaux
Le débat juridique traduit directement le problème éthique. Le droit inaliénable de tout individu à la vie est un élément constitutif de la société civile, qui participe à la définition de la nature humaine. Dans la pratique, le droit doit poser des limites entre ceux qui sont effectivement reconnus comme individus et "le reste". Ainsi, « le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi », mais la cour européenne des droits de l'homme a considéré que « en l'absence d'un consensus européen sur la définition scientifique et juridique des débuts de la vie, le point de départ du droit à la vie relevait de la marge d'appréciation que la Cour estime généralement devoir être reconnue aux Etats dans ce domaine ».
Dans le droit moderne, la solution est généralement que le nouveau-né n'acquiert sa personnalité juridique qu'à la naissance. Avant sa naissance, il n'est donc pas une personne. C'est un "objet juridique" éventuellement porteur de droits privés ou publics. C'est pour cette raison que la cour de cassation en France a rejeté à deux reprises la qualification d'homicide (qui suppose la mort d'une personne humaine) quand un embryon meurt suite à un accident.
L'absence de personnalité juridique ne signifie pas une absence de protection, et le plus souvent (comme c'est encore le cas en droit français) la loi part, historiquement, du principe de la protection de l'embryon dès l'instant de la conception. Cette protection s'accompagne alors de sanctions pénales contre "quiconque aura procuré l'avortement d'une femme enceinte, soit qu'elle y ait consenti ou non", et généralement "la même peine sera prononcée contre la femme… qui aura consenti" (code pénal français de 1791, art 317). Par rapport à ce principe initial, l'avortement thérapeutique (parallèle à une situation de légitime défense) n'est cependant pas poursuivi en pratique, mais sans être explicitement autorisé.
La libéralisation de l'avortement (limité à un certain avancement de la grossesse) résulte initialement de la prise en compte de la situation de "la femme enceinte que son état place dans une situation de détresse" (art. 317-1). Il conduit à une "dépénalisation", c’est-à-dire que la situation de détresse est considérée comme un mal objectif, plus grave que la fin de la grossesse, et que la société ne doit pas sanctionner l'acte qui y met fin.
La notion de "droit à l'avortement", en revanche va plus loin. Elle revient à considérer que l'embryon n'a pas à bénéficier d'une protection particulière, parce que la femme enceinte doit pouvoir choisir en toute liberté de conduire ou non à terme sa grossesse, sans avoir à justifier de ses raisons.
Le droit français dispose que l'enfant à naître doit être considéré comme né chaque fois que cela va dans son intérêt, ce qui constitue un empêchement à la reconnaissance d'un tel droit, alors que la première approche semble plus compatible.
L'approche par la dépénalisation conduit à entourer l'avortement d'entretiens psychologiques et de formalités diverses, destinées à assurer que l'avortement demandé n'est pas "de simple convenance". En pratique, ce filtre s'avère un formalisme peu pertinent : dès lors qu'une "dépénalisation" est inscrite dans la loi, elle revient en pratique à un "droit à l'avortement", aux procédures administratives près
Dans la majorité des pays européens, l'interruption volontaire de grossesse peut être légalement pratiquée dans les dix à douze premières semaines d'aménorrhée (vingt-et-une aux Pays-Bas) alors qu'il n'y a pas de limite légale à l'interruption médicale de grossesse. D'un point de vue médical, il n'est pas possible de définir une « bonne » durée, le choix est fondamentalement politique.
En Europe, certains pays comme l'Irlande ou Malte n'autorisent pas l'IVG, ce qui peut être rapproché de l'importance de la population catholique dans ces pays. Il n'y a pas de position commune en Europe.
Le 11 février 2007, un référendum sur la question au Portugal conduit à 60% en faveur d'une dépénalisation, mais avec une participation inférieure au 50% requis pour que ce résultat soit juridiquement contraignant
En France, l'avortement a longtemps été pénalisé, passible des travaux forcés à perpétuité, voire de la peine de mort (Marie-Louise Giraud, dite « la faiseuse d'anges », avorteuse pendant la guerre, a été guillotinée le 30 juillet 1943).
La dépénalisation de l'avortement et l'encadrement légal de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) se firent en 1975, à l'époque où Simone Veil était ministre de la Santé du Gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing.
Cette décision arrivait après un mouvement mené dans les débuts des années 1970 par les mouvements féministes, qui se fondaient sur plusieurs arguments :
le droit à l'avortement relevait du droit à disposer de son corps ;
les IVG clandestines se déroulaient dans des conditions sanitaires préoccupantes ;
l'accès à la contraception était insuffisant.
En 1972, le procès de Bobigny, où fut jugée une jeune fille mineure qui avait avorté après un viol, devient un procès politique autour de l'avortement, qui suscite de larges débats et aboutit à l'acquittement de la prévenue.
La loi n° 75-17, du 17 janvier 1975, relative à l'interruption volontaire de grossesse (JO, 18 janvier 1975, p.739) posa deux formes d'interruption de grossesse (avant la fin de la dixième semaine et thérapeutique). Elle fut adoptée à titre expérimental, mais la loi n° 79-1204, du 31 décembre 1979, relative à l'interruption volontaire de grossesse (JO, 1er janvier 1980, p.3) la confirma.
La dernière tentative pour limiter l'impact de cette loi sur l'avortement échoua devant le conseil d'État le 31 octobre 1980[34]. Mme Lahache avait subi un avortement sans en informer son mari. Ce dernier avait attaqué devant le Conseil d'Etat l'administration hospitalière qui l'avait pratiqué, estimant que son avis était requis pour autoriser cet acte, d'autant que sa femme n'était pas, selon lui, dans une situation de détresse. Le Conseil d'État a statué comme suit: « les articles L162-1 à L162-11 du code de la santé publique permettent à toute femme enceinte qui s'estime placée par son état dans une situation de détresse et qui s'est soumise aux consultations prévues par certains de ces articles d'obtenir l'interruption de la grossesse avant la fin de la 10e semaine. Si, d'après le dernier alinéa de l'article L162-4, "chaque fois que cela est possible, le couple participe à la consultation et à la décision à prendre", il ressort de ce texte, éclairé par les travaux préparatoires de la loi, que cette disposition, qui présente un caractère purement facultatif, n'a ni pour objet, ni pour effet de priver la femme majeure du droit d'apprécier elle-même si sa situation justifie l'interruption de sa grossesse. »
L'avortement est remboursé par la Sécurité sociale depuis la loi du 31 décembre 1982. La période légale pendant laquelle une femme peut pratiquer de sa seule volonté une interruption de grossesse avait été initialement fixée aux dix premières semaines de grossesse, soit douze semaines d'aménorrhée. La loi n° 2001-588, du 4 juillet 2001, relative à l'interruption volontaire de grossesse et à la contraception (JO, 7 juillet 2001, p.10823) allongea la période de dix à douze semaines de grossesse. En revanche, l'avortement pour motif thérapeutique peut être pratiqué au-delà du délai des douze premières semaines et ce jusqu'au dernier moment de la gestation.
Jusqu'à la promulgation du nouveau Code pénal en 1992, le droit français connaissait l'infraction d'avortement. Ainsi, jusqu'à cette date, l'interruption légale de grossesse était comprise juridiquement comme une dérogation à un délit. La loi de 1975 n'avait que créé un fait justificatif qui permettait d'éviter les poursuites pénales. Désormais, l'interruption volontaire de grossesse est défendue comme un droit (cf. l'exposé des motifs de la loi du 4 juillet 2001), voire une liberté pour la femme dans la limite des douze premières semaines de gestation (12 semaines de grossesse, soit 14 semaines d'aménorrhée. À l'appui de cette analyse, on relève fréquemment que le nouveau Code pénal et le Code de la santé publique posent une série d'infractions qui ont pour finalité la protection de l'avortement légalement organisé. Cependant, la législation maintient le principe que l'avortement n'est ouvert qu'à la femme enceinte qui estime que son état place dans une situation de détresse. Sont prohibées les interruptions de grossesse pratiquées sans le consentement de l'intéressée, les interruptions de grossesse pratiquées en violation des règles posées par le Code de la santé publique.
La loi n° 93-121, du 27 janvier 1993, portant diverses mesures d'ordre social (JO, 30 janvier 1993, p.1576), a introduit dans le Code de la santé publique l'infraction d'entrave aux opérations d'interruption de grossesse.
La loi du 2 juillet 2004 a autorisé l'utilisation du RU 486 pour un avortement médicamenteux chez le médecin de ville.
Depuis 1994, l'interruption thérapeutique après 12 semaines nécessite l'autorisation des centres de diagnostic pluridisciplinaires qui ont compétence pour décider quelles maladies la justifient ou non.
Le Serment d'Hippocrate, prêté par tout médecin, interdit l'avortement ("je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif") et dut pour cette raison être réformé en 1996, dans une version spécifiquement française.
Chronologie du droit à la contraception et à l'avortement en France
1920 : interdiction de la contraception et de l'avortement, crime passible de la Cour d'assises (3 mois à 6 ans de prison). La propagande en leur faveur est interdite.
1939 : code de la famille. Création de brigades policières chargées de traquer les "faiseuses d'anges".
1941 : les personnes suspectées d'avoir participé à un avortement peuvent être déférées devant le Tribunal d'État.
1942 : Loi du 15 février : l'avortement devient un crime d'État puni de mort. Une avorteuse, Marie-Louise Giraud, est guillotinée l'année suivante.
1955 : l'avortement thérapeutique est autorisé. Mise au point de la pilule contraceptive aux États-Unis.
1956 : fondation de la "Maternité heureuse" par Marie-Andrée Lagroua-Weil et Evelyne Sullerot, qui devient en 1960 le Planning familial
1967 : (28 décembre) la loi Neuwirth autorise la contraception, mais la publicité en sa faveur reste interdite.
1971 : Manifeste des 343 signé par 343 femmes déclarant avoir avorté.
1972 : création des centres de planification et des établissements d'information. Procès de Bobigny.
1973 : introduction de l'éducation sexuelle dans les lycées et collèges.
1974 : la contraception est remboursée par l'assurance-maladie. Anonymat et gratuité pour les mineures et non-assurées sociales dans les centres de planification. Mobilisation féministe pour le droit à l'avortement.
1975 : la loi Veil légalise l'interruption volontaire de grossesse.[37]
1979 : vote définitif de la loi sur l'IVG.
1981 : arrêt Lahache: la femme est seule juge de la nécessité de recourir à l'IVG.
1982 : remboursement de l'IVG par l'assurance-maladie.
1990 : l'IVG médicamenteuse est autorisée en milieu hospitalier.
1993 : dépénalisation du délit d'auto-avortement et création du délit d'entrave à l'IVG.
2000 : autorisation de la délivrance sans ordonnance des contraceptifs; elle se fait pour les mineures à titre gratuit dans les pharmacies; les infirmières scolaires sont autorisées à administrer une contraception d'urgence dans les cas de détresse.
2004 : l'IVG médicamenteuse est autorisée en médecine de ville.
2007 : l'IVG médiacamenteuse pourra désormais être délivrée dans les Centres de Planification et d'Education Familiale (CPEF).
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Posté le 18.12.2007 par artsocial
1944 : Premier numéro du journal Le Monde, fondé par Hubert Beuve-Méry (Sirius) à l'instigation de Charles de Gaulle
Le Monde est un journal quotidien français fondé par Hubert Beuve-Méry en 1944. Quotidien de référence, sa diffusion France payée moyenne du lundi au samedi a été de 320 583 exemplaires sur la période 2006-2007.Une diffusion moins importante que Ouest France, L'Équipe ou 20 minutes par exemple. D'une façon générale, sa ligne éditoriale est plutôt de centre-gauche, selon le spectre politique français habituellement utilisé. Le Monde est un journal "du soir" qui paraît l'après-midi et est daté du lendemain
Le Monde présente la particularité d'être daté du lendemain de son jour de parution. Son édition du jour est ainsi disponible dès midi à Paris, le soir même dans les grandes villes de France et partout ailleurs le lendemain, y compris à l'international. Par exemple, l'édition sortant des rotatives le vendredi 1er sera datée samedi 2.
Toujours appelé "quotidien du soir", Le Monde est aujourd'hui devenu en réalité un quotidien du midi. Le "bouclage" de la rédaction se fait le matin à 10h30, ce qui permet d'intégrer des informations tombées dans la nuit ou au petit matin, contrairement à la plupart de ses confrères qui bouclent dans la nuit.
Depuis le 7 novembre 2005, Le Monde publie une nouvelle formule, proposant un profond changement d'architecture. le quotidien s'articule désormais en trois parties, et fait une large place à l'image (photo, dessin, infographies).
Depuis 1985, la une du Monde est illustrée par un dessin de presse le plus souvent signé de Plantu et depuis la nouvelle formule, d'une photo d'actualité
Le premier numéro du Monde paraît le 18 décembre 1944, daté du 19 décembre sur une seule page. Le Monde succède au journal Le Temps dont il reprend le format et la présentation. Le Général de Gaulle, qui souhaitait doter la France d'un grand journal tourné vers l'international, est un élément moteur de sa création, réalisée par Hubert Beuve-Méry qui fonde une société à responsabilité limitée au capital de 200 000 francs répartis en 200 actions.
1951 voit la création de la Société des rédacteurs, puis 1968 celle des deux sociétés composées de celle des employés et de celle des cadres. Les salariés du journal tiennent une place centrale dans la gestion du quotidien. Le quotidien connaît des difficultés financières dans les années 80 et 90. En 1994, il troque le statut de SARL pour celui de société anonyme à directoire et conseil de surveillance.
Le Monde a été présidé par Jean-Marie Colombani jusqu'au 22 mai 2007. Sa rédaction est désormais dirigée par Éric Fottorino depuis 2006. (Edwy Plenel, un des principaux responsables de la rédaction donna sa démission le 29 novembre 2004).
Le Monde s'installe et restera longtemps dans les locaux du Temps (dont il deviendra propriétaire en 1956) et sera de ce fait souvent nommé « le quotidien de la rue des Italiens ». Après la vente, par André Fontaine, de son siège pour raisons financières, Le Monde s'installe rue Falguière (15e), puis rue Claude-Bernard (5e) et enfin, en 2006, boulevard Auguste-Blanqui (13e).
Eviction de Jean-Marie Colombani du quotidien Le Monde le 22 mai 2007, la Société des rédacteurs du Monde (SRM), qui dispose d'un droit de veto sur la nomination du président du directoire, a rejeté la candidature de Jean-Marie Colombani, candidat à sa succession. Le conseils de surveillance des sociétés Le Monde et Partenaires Associés (LMPA), Le Monde SA et Société éditrice du Monde, ont nommé Pierre Jeantet président du directoire de chacune de ces sociétés le 2 juillet 2007.
Pierre Jeantet n'avait pu être nommé le 28 juin, car les représentants de la Société des Rédacteurs du Monde et de la Société civile des personnels du groupe des publications de la Vie catholique (SCPVC) avaient quitté la salle du conseil de surveillance de la société LMPA pour protester contre la réélection d'Alain Minc à la tête du conseil de surveillance. D'autres personnalités sont pressenties pour remplacer Alain Minc.
Les critiques
En 2003, une série d'ouvrages et de travaux ont critiqué la neutralité du journal. Dans la revue Actes de la Recherche en Sciences Sociales, le sociologue de l'école Bourdieusienne Patrick Champagne analysait l'évolution du quotidien et l'influence de Jean-Marie Colombani dans l'article « Le médiateur entre deux mondes ». Ces critiques devinrent accusations dans l'essai La Face cachée du Monde, où Pierre Péan et Philippe Cohen affirment, entre autres choses, que l'équipe dirigeante, constituée alors de Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc, a pris le parti de s'orienter vers une logique de rentabilité et de vente faisant fi, selon eux, des règles déontologiques. Le non-respect de la raison d'Etat fut également au cœur de la critique de La Face Cachée du Monde. Enfin, les critiques pointent également du doigt certains parti-pris éditoriaux.
Daniel Schneidermann, à l'époque employé du Monde, chroniqueur au supplément Radio-TV du quotidien et lui-même animateur d'une émission de TV sur France 5, a critiqué dans son ouvrage Le Cauchemar médiatique la réaction de la direction du quotidien, en estimant que celui-ci ne répondait pas aux arguments du livre La Face cachée du Monde. Les dirigeants du Monde l'ont licencié en octobre 2003 pour « cause réelle et sérieuse » : selon eux, un passage du livre de Daniel Schneidermann était « attentatoire à l’entreprise pour laquelle il travaille ». Le journaliste a poursuivi le quotidien aux prud'hommes de Paris, qui lui a donné gain de cause en mai 2005 . Le Monde a fait appel de cette décision.
La thèse de Pierre Péan et Philippe Cohen dans le livre La face cachée du Monde se basait essentiellement sur le fait que la ligne éditoriale originelle a été altérée afin de répondre aux objectifs de pouvoir des rédacteurs et d'un petit groupe affilié, avec des collusions dans des cercles économiques. Pierre Péan et Philippe Cohen reprochaient par exemple le salaire mensuel du directeur de la rédaction du Monde (26 000 euros par mois) en dépit d'une perte estimée à 25 millions d'euros pour l'exercice 2003 au niveau du Groupe (périmètre de CA de 460 M d'€, année d'acquisition du groupe La Vie Catholique par Le Monde). Les avocats du Monde et ceux de Péan-Cohen ont préféré éviter le procès et ont accepté la médiation de Guy Canivet, le premier président de la Cour de Cassation.
Par ailleurs, Acrimed, association de critique des médias, reproche au Monde de ne pas parler assez de certains livres malgré leur succès.
Diffusion / Audience
La diffusion payée en France des principaux quotidiens nationaux. Sources: Diffusion Contrôle, 2004, site Office de Justification de la Diffusion 2006/2007.
Titre 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Le Monde 390840 392772 405983 407085 389249 371803 360610 352845 320583
Pour comparer avec la diffusion payée des autres quotidiens nationaux français : voir Presse en France.
D'après Diffusion Contrôle, en 2003, un peu plus de la moitié des abonnés à la version internet sont les abonnés à la version papier utilisant leur droit de consultation :
Janvier 2003 : 30 597.
Décembre 2003 : 44 687.
L'audience du quotidien s'élève à 1 895 000 lecteurs (EPIQ 2006/2007-LNM) dont 56% appartient à un foyer CSP+.
Bilan économique
Le Monde ne communique pas son chiffre d'affaires mais la Société des Lecteurs du Monde, cotée sur le marché libre d'Euronext Paris annonçait un chiffre d'affaires de 462 millions d'euros en 2002. Le Monde a accusé en 2006 une perte nette de 14,3 millions d'euros, à comparer avec une perte nette de 27,9 millions d'euros en 2005 et de 54,2 millions en 2004.
Posté le 18.12.2007 par artsocial
L’Algérie est un pays d’Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Sa capitale Alger est située à l’extrême nord-centre, sur la côte méditerranéenne. Deuxième pays d’Afrique par sa superficie, l’Algérie est bordée au nord par la mer Méditerranée sur une distance de 1 200 km. Elle partage également sept frontières terrestres, à commencer par la Tunisie au nord-est, la Libye à l’est, le Niger au sud-est, le territoire du Sahara occidental, la Mauritanie, le Mali au sud-ouest, et enfin le Maroc à l’ouest.
L’Algérie est membre de l'ONU, de l’Union africaine et de la Ligue arabe depuis pratiquement son indépendance en 1962. Elle a aussi contribué en février 1989 à la création de l’UMA.
La Constitution définit « l'Islam, l’Arabité et l’Amazighité » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain. »
Population : 33 800 000 habitants selon l'ONS[1] au 1er janvier 2007). 0 - 14 ans: 27,2 % ; 15 - 64 ans : 67,9 % ; + 65 ans : 4,8 % (estimation 2007)
Densité : 13,9 hab./km²
Espérance de vie : 73,5 ans (est. 2007) (76,1 ans selon un rapport du ministère algérien de la Santé, de septembre 2006)
Espérance de vie des hommes : 71,9 ans (est. 2007)
Espérance de vie des femmes : 75,2 ans (est. 2007)
Taux de croissance de la pop. : 1,21 % (est. 2007) (1,71 % en 2001)
Taux de natalité : 17,11 ‰ (est. 2007)
Taux de mortalité : 4,62 ‰ (est. 2007) (4,61 ‰ en 2004)
Taux de mortalité infantile : 28,78 ‰ (en 2007)
Taux de fécondité : 1,86 enfants/femme (est. 2007) (2,7 en 2001)
Taux de migration : -0,33 ‰ (est. 2007) (-0,37 ‰ en 2004)
La Tunisie (تونس) est un pays d’Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Elle est bordée au nord et à l’est par la mer Méditerranée. Sa frontière ouest s’ouvre sur l’Algérie (965 km) et sa frontière sud-est sur la Libye (459 km). Son nom est dérivé de celui de sa capitale, Tunis, située dans le nord du pays.
Près de 40 % de la superficie du territoire est occupée par le désert du Sahara, le reste étant constitué de terres très fertiles, berceau de la civilisation carthaginoise qui atteignit son apogée au IIIe siècle av. J.-C., avant de devenir le « grenier à blé » de l’Empire romain.
Longtemps appelée Régence de Tunis, notamment sous la domination ottomane, la Tunisie passe sous protectorat français en 1881. Avec l'avènement de l'indépendance, le 20 mars 1956, le pays prend l’appellation officielle de Royaume de Tunisie sous le règne de Lamine Bey, seul souverain tunisien à porter le titre de roi. Avec la proclamation de la république, le 25 juillet 1957, c'est le leader nationaliste Habib Bourguiba qui devient le premier président de la République tunisienne et modernise le pays. Toutefois, au terme de 30 ans de règne dont la fin est marquée par le clientélisme et la montée de l'islamisme, le premier ministre Zine el-Abidine Ben Ali finit par le déposer mais poursuit dès lors les principaux objectifs du bourguibisme tout en libéralisant l'économie.
Intégrée aux principales instances de la communauté internationale, la Tunisie fait également partie de la Ligue arabe, de l’Union africaine et de la Communauté des États sahélo-sahariens.
Population 10 276 158 habitants
Densité de la population 62,2 hab./km²
Taux de croissance de la population 0,989 %
Âge médian (population totale)
- Hommes
- Femmes
27,7 ans
28,8 ans
Structure par âge
- 0-14 ans
- 15-64 ans
- 65 ans et plus
24 %
69,2 %
6,9 %
Rapport de masculinité (population totale)
- À la naissance
- Moins de 15 ans
- 15-64 ans
- 65 ans et plus 1,015 homme/femme
1,07 homme/femme
1,066 homme/femme
1,009 homme/femme
0,9 homme/femme
Part de la population urbaine 65,3 %
Posté le 18.12.2007 par artsocial
Léon Blum (9 avril 1872 - 30 mars 1950) est un homme politique socialiste français. Il fut l'un des dirigeants de la section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), et président du conseil, c'est-à-dire chef du gouvernement français, en 1936, 1938 et 1946. Il a marqué l'histoire politique française pour avoir refusé l'adhésion des socialistes à la IIIe Internationale communiste en 1920 et pour avoir été le président du Conseil du Front populaire en 1936.
L'intellectuel bourgeois
Léon Blum est né le 9 avril 1872 à Paris. Élève du lycée Henri-IV, il y rencontre l'écrivain André Gide et publie ses premiers poèmes à l'âge de 17 ans dans un journal créé avec celui-ci. Il est admis en 1890 à l'École normale supérieure, où il est influencé par Lucien Herr. Mais, il se désintéresse des cours et est exclu de Normale Sup à la fin de sa première année, ayant échoué à l'examen de la licence (un échec entraînait alors l'exclusion de l'École). Il hésite alors entre le droit et la littérature, et entreprend finalement les deux à l'université de Paris, en visant une carrière de fonctionnaire. Il fut licencié ès lettres en 1891 et en droit en 1894.
Léon Blum est reçu à sa deuxième présentation du concours du Conseil d'État à l'âge de 25 ans et nommé auditeur au Conseil d'État en décembre 1895. Il y fera une brillante carrière de près de 25 ans, seulement interrompue par ses fonctions de chef de cabinet de Marcel Sembat, ministre socialiste des Travaux publics en 1916 dans le Cabinet Viviani.
Blum, critique littéraire
Léon Blum, au début du XXe siècle, écrivit des critiques de livres et pièces de théâtre. Ses chroniques données à la Revue Blanche où il collabore à partir de 1892, établissent sa réputation dans le milieu littéraire parisien. Le metteur en scène et professeur Jean-Laurent Cochet estime, pour sa part, qu'il est « le critique le plus intelligent de son époque ». Il côtoie les auteurs de l'époque (Anna de Noailles par exemple) et fait partie de la vie parisienne (se battant même en duel pour une critique. Il se prononce pour la liberté amoureuse avant le mariage dans son ouvrage Du mariage, 1907)
Son entrée en politique
Léon Blum se lance réellement en politique durant l'affaire Dreyfus de 1894 à 1906, y jouant un rôle actif dans la coordination des "intellectuels", ce qui provoqua sa rupture avec Maurice Barrès, qu'il considérait jusqu'alors comme son maître en littérature et surtout, sa rencontre avec Jean Jaurès en 1897. Dès lors, son action militante à la section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) commence vraiment. C'est en compagnie de Jaurès qu'il participe à la fondation de L'Humanité en 1904.
Si Jaurès laisse à Blum un grand héritage idéologique, ce n'est pas tant la mort de celui-ci que le début de la Première Guerre mondiale qui pousse Léon Blum à entrer en politique. C'est en effet en août 1914 qu'il devient chef de cabinet du socialiste Marcel Sembat dans le cadre de l'Union Sacrée, après avoir été réformé pour cause de myopie. Le conseiller d'Etat y apprend le quotidien de l'action gouvernementale. Il quitte le cabinet avec la démission de Sembat en 1917 et retourne travailler au Conseil d'État .
Blum ne cessa pas de soutenir l'effort de guerre et la politique de l'Union sacrée. Et même si le parti socialiste français était divisé sur la question de la guerre, Blum restait convaincu qu'il s'agissait de la bonne option. Toutefois, en s'opposant aux pacifistes, il ne s'identifiait pas pour autant à l'aile droite du parti.
Le dirigeant socialiste
Ce n'est qu'un peu avant les élections législatives de 1919 que Léon Blum accéde au cercle dirigeant de la SFIO. Lors du congrès d'avril 1919, Blum tente de préserver les acquis démocratiques et républicains de Jaurès et d'insuffler aux socialistes une approche progressive de la révolution dans les domaines sociaux, économiques et politiques. C'est grâce à lui que le parti socialiste conserve une apparence d'unité lors de ces élections. La droite l'emporta néanmoins. Blum est élu pour la première fois député de la Seine ; il démissionne alors du Conseil d'État. Il devient ensuite secrétaire, puis président du groupe parlementaire socialiste. Député de la Seine de 1919 à 1928 et de Narbonne de 1929 à 1940,
La scission du Congrès de Tours
Lors du Congrès de Tours, Blum refusa de suivre la majorité en faveur de l'adhésion à la IIIe Internationale. Remarquablement lucide sur la révolution bolchevique et son caractère antidémocratique, il prononça un discours ("la vieille maison") prémonitoire sur l'avenir de l'URSS, mais il ne put empêcher l'inévitable scission.
Avant le Front populaire
Après l'épisode du congrès de Tours, Blum n'exclut pas des ententes préélectorales avec les radicaux, la SFIO soutenant d'ailleurs en 1924 le gouvernement radical d'Édouard Herriot sans y participer. La SFIO connut des fortunes électorales variables durant les années vingt, mais ne pâtit pas de la division avec le parti communiste. Blum est cependant battu aux élections législatives de 1928 dans le département de la Seine par Jacques Duclos et il doit attendre une élection partielle en 1929, à Narbonne, pour retrouver le Parlement grâce à l'appel de la fédération de l'Aude dirigée par Montel.
Au début des années 1930, la France entra dans la crise économique. C'est aussi à ce moment, après la défaite de la droite parlementaire en 1932, que l'extrême droite prit un nouvel essor. Celle-ci était constituée d'organisations diverses, formées au début des années vingt, qui avaient de nombreux points communs, comme la dénonciation du régime parlementaire.
Parmi les socialistes, deux grandes tendances se dessinaient sur le plan international pour lutter contre le fascisme. D'une part une frange plus à droite, incarnée par les Britanniques, les Scandinaves, les Tchèques et les Polonais qui voulaient adapter le socialisme aux classes moyennes ; et d'autre part une tendance de gauche incarnée par l'Italie, la Suisse, la France et la Belgique qui proposait « une tactique révolutionnaire de lutte prolétarienne pour la conquête du pouvoir […] ». Blum préconisait aussi d'insister sur les intérêts communs des classes moyennes avec les classes ouvrières.
Début juin 1934, des contacts se nouèrent entre la SFIO et le PCF, les négociations avancèrent vite grâce à des concessions mutuelles (le PCF étant poussé dans certains cas par l'IC). Pour la première fois depuis la scission de Tours, ils sont liés par un engagement politique mutuel. L'accord conclu le 27 juillet n'avait pas de finalité électorale directe, mais était orienté vers l'action. Durant les élections cantonales d'octobre 1934, le désistement réciproque accepté pour la première fois fit progresser les deux partis alors que les radicaux régressaient.
En 1935, notamment au moment de la signature de l'alliance franco-soviétique, les tensions entre les tenants d'une guerre antifasciste et ceux qui attachaient une importance primordiale à la paix s'intensifièrent encore.
L'homme d’État
C'est le dirigeant communiste Maurice Thorez qui, par des articles dans L'Humanité, appela à la formation d'un large « Front populaire » (Il cite Eugen Fried, représentant de l'IC en France), après que l'ancien leader communiste et futur collaborationniste Jacques Doriot l'eut lui aussi proposé deux années auparavant (le projet avait alors été rejeté par Moscou et Doriot exclu du PCF). Thorez présenta d'ailleurs son projet quelques semaines plus tard devant la Chambre des députés. Il proposa aussi d'associer à ce Front populaire les radicaux, qui étaient à l'époque liés à la droite et le parti le mieux représenté à la Chambre.
Les accords du Front populaire permirent la victoire aux élections législatives d'avril 1936 et débouchèrent sur le premier gouvernement à dominante socialiste de la IIIe République. Blum devint président du Conseil à partir du mois de juin. Il «ne se chargeait d'aucune responsabilité particulière pour se consacrer tout entier à la direction du gouvernement». Le gouvernement était alors composé seulement de socialistes et de radicaux, les communistes le soutenant de l'extérieur. Ce gouvernement de Front populaire fut aussi le premier à comprendre des femmes, alors qu'à cette époque elles ne pouvaient pas encore voter en France.
Les raisons de la victoire du Front populaire sont multiples : crise économique, montée d'Adolf Hitler, scandales financiers, instabilité du gouvernement de la législature de 1932, existence des ligues d'extrême droite, armées et de plus en plus nombreuses, émeutes du 6 février 1934. Tous ces éléments ont participé à son émergence.
Les résultats donnant le Front populaire vainqueur aux élections donnèrent beaucoup d'espoir au sein du prolétariat, qui déclencha une grève générale spontanée. Le socialiste Marceau Pivert exhorta Blum à prendre le pouvoir immédiatement, en se basant sur cette mobilisation populaire et sans attendre la passation de pouvoir officielle. Mais Blum préféra attendre. Ces grèves obligèrent néanmoins le patronat à négocier avec les salariés et leurs syndicats, et à accorder des congés payés et une baisse du temps de travail.
Léon Blum fut empêché d'intervenir ouvertement par l'opposition des radicaux et du Royaume-Uni, principal allié de la France, sans oublier l'activisme de l'extrême droite et d'une partie de la droite, et dut choisir, contre l'avis des communistes, la non-intervention dans la guerre d'Espagne. Il y eut cependant une aide clandestine, organisée par Pierre Cot et Jules Moch. On peut noter que les rapports avec l'Italie furent beaucoup plus difficiles qu'avec l'Allemagne.
Sur le plan intérieur, le gouvernement Blum parvint à résoudre la crise sociale. Mais dès l'été 1936, il dut faire face à diverses difficultés, parmi lesquelles la dévaluation du franc à cause de la situation monétaire et la politique financière en général, qui transformèrent l'inquiétude de la droite en opposition résolue.
Les calomnies de l'extrême droite visaient toutes les personnalités du Front populaire. Elles eurent notamment pour conséquence le suicide du ministre de l'intérieur Roger Salengro. L'arrivée de Blum au pouvoir déclencha aussi une vague d'antisémitisme d'une très grande ampleur. Il fut haï et injurié comme rarement ce fut le cas une vie politique française pourtant agitée. Charles Maurras écrit dans L'Action française du 15 mai 1936 : « C'est en tant que juif qu'il faut voir, concevoir, entendre, combattre et abattre le Blum. Ce dernier verbe paraîtra un peu fort de café : je me hâte d'ajouter qu'il ne faudra abattre physiquement Blum que le jour où sa politique nous aura amené la guerre impie qu'il rêve contre nos compagnons d'armes italiens. Ce jour-là, il est vrai, il ne faudra pas le manquer. » Et Pierre Gaxotte dans Candide du 7 avril 1938 : « Il [Blum] incarne tout ce qui nous révulse le sang et nous donne la chair de poule. Il est le mal, il est la mort. »
Dans la presse française se formèrent deux camps bien distincts, d'une part les partisans du Front populaire (L'Humanité, Le Populaire, L'Œuvre, Vendredi, Marianne, etc.), d'autre part les opposants (L'Action française, L'Écho de Paris, L'Ami du peuple, Le Jour, Candide, Gringoire, Je suis partout, etc.). Entre ces deux positions, très peu de journaux ou d'hebdomadaires jouèrent la carte de la neutralité. La presse allant dans le sens du Front populaire était largement plus faible que la presse d'opposition, et l'une comme l'autre contribuèrent à l'échec du gouvernement de Front populaire. C'est dans la presse étrangère, notamment anglo-saxonne, que parurent les analyses les plus objectives.
Blum remit sa démission en juin 1937 et fut remplacé par un gouvernement radical. En mars 1938, il forma son deuxième gouvernement avec la participation de Pierre Mendès France comme sous-secrétaire d'État au Trésor, mais il fut renversé 3 semaines plus tard par le Sénat. La défaite définitive du Front populaire eut lieu en septembre-décembre 1938 avec l'arrivée au pouvoir d'Édouard Daladier.
Le bilan du Front populaire est mitigé, mais cette brève expérience permit tout de même un nombre important d'avancées dans de nombreux domaines, en particulier dans le domaine social : congés payés (obtenus suite à des grèves, mais ils figuraient déjà dans la profession de foi de Jean-Baptiste Lebas, futur ministre du Travail), semaine de quarante heures, établissement des conventions collectives, prolongement de la scolarité à 14 ans, etc. La relance des dépenses d'armement, prioritaire même devant les dépenses sociales, est également à mettre à son crédit.
La Seconde Guerre mondiale
Blum condamna l'attitude du PCF face au pacte germano-soviétique, attitude qui provoqua le départ d'un certain nombre de communistes qui se tournèrent vers la SFIO, avec l'aval de Léon Blum, mais contre l'avis d'autres socialistes. Léon Blum se mit aussi à dos une partie des socialistes à cause de ses positions non pacifistes.
Durant le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain, Léon Blum fit partie des quatre-vingts parlementaires de l'Assemblée nationale qui votèrent contre. À ce moment, une partie de la SFIO était déjà en Angleterre.
La Cour suprême de justice fut instituée par Pétain en juillet 1940 pour rechercher les responsables politiques de la guerre. Un grand nombre d'hommes politiques furent condamnés. Blum s'en indigna. Il fut arrêté à Colomiers chez son ami Eugène Montel le 15 septembre 1940, interné au château de Chazeron, puis à Bourassol. Ses lieux de détention deviennent le lieu de ralliement des socialistes résistants, comme Jean Pierre-Bloch, Félix Gouinson avocat ou André Philip. L'ancien chef de gouvernement se tient consciencieusement au courant de la situation et exhorte ses camarades à résister. Il fut traduit devant la Cour de Riom mais sa défense, et celle de Daladier, fut si efficace et si courageuse que le procès fut suspendu sine die. Au-delà de Blum ou Daladier, c'étaient les présidents du Conseil et les membres du Front populaire qui étaient visés. Vichy leur reprochait notamment d'être responsables de la défaite en ayant empêché le réarmement de la France par la mise en place de réformes sociales. Blum démontra avec brio que le réarmement ne fut jamais aussi intense que sous le Front populaire, tandis que le maréchal Pétain, lorsqu'il fut ministre de la guerre, avait réduit les crédits de l'armée.
Blum fut transféré au fort du Portalet, puis livré par Pierre Laval aux nazis et déporté en mars 1943 dans une petite maison forestière à Buchenwald séparée de quelques centaines de mètres du camp. Son frère René Blum, fondateur du Ballet de l'Opéra à Monte-Carlo, fut assassiné à Auschwitz.
Durant sa détention, il entretint une importante correspondance et commença à écrire un ouvrage de réflexions qu'il termina en décembre 1944 et qui fut publié après la guerre sous le titre À l'échelle humaine.
L'après-guerre
Le 3 avril 1945, Léon Blum et sa femme sont emmenés dans un convoi de prisonniers et au bout d'un mois de pérégrinations, ils se retrouvèrent dans un hôtel du Tyrol italien, où, le 4 mai, ils aperçurent les premiers soldats américains.
Refusant un poste de ministre proposé par de Gaulle, il reprit ses articles quotidiens dans le journal Le Populaire.
Il fut chef de la délégation française, puis président de la conférence constitutive de l'Unesco, après avoir négocié l'annulation des dettes de guerre de la France auprès des États-Unis : les accords Blum-Byrnes de mai 1946, autorisèrent par la même occasion la diffusion des films américains dans les salles de cinéma françaises, introduisant une composante de l’American way of life dans la culture de masse à la française.
Léon Blum dirigea le dernier gouvernement provisoire avant l'instauration de la Quatrième République, de décembre 1946 à janvier 1947.
Il se retira ensuite à Jouy-en-Josas près de Versailles où il mourut le 30 mars 1950 d'un infarctus à l'âge de 77 ans. Il resta directeur politique du Populaire jusqu'à son décès. Il dénonça notamment le danger que constituait le RPF pour le régime parlementaire.
Posté le 18.12.2007 par artsocial
James Naismith (né le 6 novembre 1861 à Almonte, Ontario, et mort le 28 novembre 1939) est un docteur et professeur canadien en médecine. Il est surtout connu comme étant l'inventeur du basket-ball, mais également comme l'instaurateur du casque lors des matchs de football américain.
Il possède les diplômes de Bachelor of Arts, de Master of Arts, de Docteur en medecine (MD) et en théologie (Doctor of Divinity).
Il est issu d'une famille d'immigrants écossais, arrivé sur le territoire canadien pour travailler dans les mines en 1851
L'invention du basket-ball
Professeur de gymnastique dans un Collège du Massachusetts (un YMCA), Naismith cherchait à occuper ses étudiants pendant les longs mois d'hiver entre les saisons de football américain et de base-ball, qui rendent impossible la pratique du sport en extérieur. Il souhaitait leur trouver une occupation sans contacts, afin de leur éviter les blessures.
Un jour de 1891, il eut l'idée de placer deux caisses de pêche en bois sur les rampes du gymnase, (à une hauteur très exacte de 10 pieds, soit 3,05 m) dans lesquelles il fallait faire pénétrer un ballon, pour marquer un but. Les caisses étant en hauteur, ce jeu nécessitait autant d'adresse que de force brute. Il proposa l'activité à ses étudiants et il ne fallut que quelques minutes pour établir les règles essentielles pour rendre ce jeu praticable.
Son nouveau sport est inspiré d'un jeu canadien, le Duck on a Rock. Il a organisé la première rencontre de basket-ball le 21 décembre 1891 au Collège de Springfield (Massachusetts), basé sur les treize règles origininelles. Elle seront publiés en janvier 1892, dans le journal « The triangle », le journal officiel du Springfield College. Il les re-publiera en 1893, légèrement modifiées.
Carrière d'entraîneur
Naismith déménaga pour l'Université du Kansas, en 1898, là où il avait fait ses études, il y devint professeur, et le premier entraîneur de basket-ball des Kansas Jayhawks. Le début du programme de basket-ball que l'université développera au fil des ans pour devenir l'un des meilleurs du pays.
Naismith est cependant le seul entraîneur à avoir un bilan déficitaire (55 victoires pour 60 défaites). Néanmoins, c'est durant le temps où il était en poste que s'est construite l'une des plus grandes légendes de l'histoire du basket-ball. Il a été l'entraîneur de Forrest « Phog » Allen (son futur successeur au poste d'entraîneur) qui deviendra l'un des entraîneurs les plus victorieux du basket-ball universitaire américain.
L'athlète
Durant sa jeunesse Naismith était un gymnaste, un joueur de lacrosse et un joueur de football américain, de haut niveau à l'Université McGill. Il était d'ailleurs connu comme l'un des 10 meilleurs athlètes de l'université au moment où il a obtenu son diplôme.
Honneurs
En août 1936, juste avant les Jeux Olympiques de Berlin, il fut nommé président honoraire de la Fédération internationale de basket-ball amateur.
Naismith a été élu membre du Hall of Fame lors de la promotion initiale de 1959. Cette institution porte aujourd'hui son nom et se situe à Springfield, Massachusetts. En toute logique, il est également membre du FIBA Hall of Fame, le 1er mars 2007.
Posté le 13.12.2007 par artsocial
Notre guide suprême à nous est très légèrement obsédé par le fric. Sarkophage use volontairement du "très légèrement" car il ne faut pas prendre sa soif de voyages de luxe, son goût immodéré pour les Rolex et ses costumes à 1500€ pour de la simple cupidité. Non c'est autre chose ! Sarkozy aime l'attitude qui fait Bling Bling. Sans doute frustré par le fait de n'avoir qu'une seule cuillère en argent dans la bouche quand il était gamin (comme le disait récemment sa môman) alors qu'il aurait voulu tout le service en même temps.
Depuis cette intolérable frustration enfantine Nicolas Sarkozy est attiré par ce qui brille, ce qui flashe, ce qui fait Bling Bling. Comment comprendre autrement son augmentation indécente de 203% négociée avec lui-même ? (Le Canard nous apprend même que ne pouvant se contenter de 7000 euros, et dans l'attente de l'application de sa nouvelle rémunération, il continue de toucher 11500 € du ministère de l'intérieur, et ce jusqu'en janvier 2008)
Posté le 13.12.2007 par artsocial
The Clash est l'un des groupes majeurs de l'histoire du rock[1] et du punk rock britannique. Le groupe a commencé sa carrière en 1976 et s'est dissout en 1985. En 2003, le groupe entre au Rock and Roll Hall of Fame.
Les deux personnalités les plus importantes en étaient Joe Strummer et Mick Jones, tous deux à la guitare et au chant. Son style, généralement rattaché au mouvement punk, est aussi décrit comme un rock de combat. C'est un groupe qui se caractérise également par sa capacité à intégrer à sa musique des styles différents dans l'esprit de puiser à la source des racines musicales de ses membres, parmi lesquels le punk, le rock, le rockabilly, le reggae, le ska ou encore le dub[2][3].
Le Clash a été un des premiers groupes blancs à assimiler le reggae (reprise de Police & Thieves de Junior Murvin sur leur premier album et leur composition (White Man) In Hammersmith Palais en 1979).
Le troisième album, London Calling, un double album vendu au prix d'un simple sur l'insistance du groupe, sort en 1979 et reste le sommet de leur succès commercial. Au départ, il est accueilli au Royaume-Uni avec suspicion par les fans des débuts, du fait que les doubles albums étaient généralement associés aux groupes de rock progressif. Il contient un plus large panel de styles et influences musicaux que les albums précédents, parmi lesquels le rockabilly à la sauce américaine et le reggae jamaïcain qui faisait écho aux styles dub et ska populaires en Grande-Bretagne.
L'album est considéré comme l'un des meilleurs de rock jamais produit, apparaissant au 8e rang du classement référençant les 500 plus grands albums de tous les temps selon le magazine Rolling Stone. Il a aussi été déclaré numéro 1 du classement des 25 albums des 25 dernières années de Entertainment Weekly[9]. Les titres qui le composent, tels que Train in Vain, Clampdown et London Calling, sont encore aujourd'hui régulièrement diffusés sur les ondes des stations de radio. Lors de sa sortie, Train in Vain devint d'ailleurs le premier tube du groupe à se classer dans le Top 40 américain, bien qu'il était initialement un titre caché sur le vinyl original.
La police de caractères utilisée sur la pochette est un hommage au premier RCA LP éponyme d'Elvis Presley, tandis que la photo prise par Pennie Smith montre un Paul Simonon frustré fracassant sa guitare basse contre le sol lors du show au Palladium de New York en 1979. Selon Simonon, qui au départ était contre l'utilisation de cette photo sur la pochette, il s'agit de la seule fois où il cassa une guitare sur scène. Cette basse est aujourd'hui au musée Rock and Roll Hall of Fame, avec la légende « Revolution Rock: The Story of the Clash ».
À l'image de nombreux groupes de la première vague punk, les Clash protestent contre la monarchie et l'aristocratie au Royaume-Uni et à travers le monde. Néanmoins, les Clash ne partagent pas la même vision nihiliste de la politique qu'ont la plupart de ces groupes. Ceci leur attire d'ailleurs de nombreuses critiques de la part d'autres groupes influents tels que Crass et Angelic Upstarts.
Leur vision politique s'exprime explicitement dans leurs paroles, dès leurs premiers enregistrements tels que White Riot dont le texte encourage la jeunesse blanche désabusée à s'engager politiquement de façon active à l'instar de la minorité noire. Career Opportunities en est un autre exemple, dénonçant les emplois sous-payés, le style d'emplois en usine et le manque d'alternatives. La chanson London's Burning, quant à elle, traite de la complaisance politique. L'aspect politique de leurs textes est un des traits caractéristique du groupe (Guns of Brixton, Something about England, Straight to Hell...).
En 1978, à l'occasion du spectacle Rock Against Racism organisé par l'Anti-Nazi League, Joe Strummer porte un tee-shirt controversé portant la mention "Brigate-Rosse" accompagnée de l'insigne de la Fraction armée rouge (Andreas Baader-Ulrike Meinhof). Il affirmera plus tard que ce geste n'avait pas pour but d'apporter son soutien aux brigades terroristes d'extrême gauche d'Allemagne et d'Italie, mais seulement faire parler de lui. De même, dans la chanson Tommy Gun, son attitude est ambiguë. Caroline Coon apporte un éclairage sur ce que les Clash faisaient en réalité à cette époque : « Those tough, militaristic songs were what we needed as we went into Thatcherism »[18]
Le groupe apportera aussi son soutien à d'autres concerts caritatifs, dont les plus célèbres sont ceux de décembre 1979 pour la population du Cambodge, organisé par Paul McCartney. L'album sorti à la suite de ces concerts contient d'ailleurs une chanson de The Clash, "Armagideon Time".
Les Clash offrirent également leur soutien à Sandinista et à d'autres mouvements marxistes d'Amérique latine (comme en témoigne le titre de leur album de 1980, Sandinista!).
A l'époque de leur album London Calling, sorti en décembre 1979, le groupe essaie de garder l'énergie punk tout en développant de plus en plus d'expérimentations musicales. Bien que particulièrement méfiants vis-à-vis de leur célébrité naissante, ils réservent toujours un bon accueil à leurs fans en coulisse après leurs concerts, faisant preuve d'ouverture d'esprit, d'intérêt intellectuel et de compassion dans leurs relations avec eux.
Le titre de London Calling évoque la devise du journaliste radio américain Edward R. Murrow durant la Seconde Guerre mondiale. Ses paroles annoncent d'ailleurs : « …war is declared and battle come down... »[19]. Elle met en garde ceux qui espèrent qu'ils soient les sauveurs : « … now don't look to us / Phoney Beatlemania has bitten the dust... »[20], dresse un sombre portrait de l'époque : « The ice age is coming, the sun's zooming in / Engines stop running, the wheat is growing thin »[21] mais appelle ceux qui écoutent à sortir de leur hébétude droguée et à reprendre le combat sans constamment se tourner vers les Clash eux-mêmes pour des réponses — « Forget it, brother, we can go it alone... Quit holding out and draw another breath... I don't want to shout / But while we were talking I saw you nodding out… »[22] — demandant finalement, « After all this, won't you give me a smile ? »[23].
Ils ne furent jamais guidés par l'argent. Même contre leurs intérêts, les tickets pour leurs concerts étaient vendus à des prix raisonnables. Le groupe insista également auprès de CBS pour que leurs double et triple albums, London Calling et Sandinista!, soient vendus au prix d'un simple (environ £5). Pour cela, ils cédèrent leurs royalties jusqu’à atteindre les 200 000 ventes. Cette logique du "En avoir pour son argent" eut pour effet de les laisser toujours sous l'emprise de leur label. Ce n'est qu'à partir de 1982 qu'ils purent maîtriser complètement leur propre carrière musicale.
Posté le 13.12.2007 par artsocial
1969 : Après le coup d'Etat de Mouammar Kadhafi, Londres annonce le retrait de ses troupes de Libye.
Mouammar Kadhafi (arabe : معمر القذافي, Muʿammar Al-Qaḏâfî, aussi écrit Al Gadhafi [1]), né le 19 juin 1942 à Syrte, en Libye, aussi appelé « colonel Kadhafi », est de facto le chef de l'État de la Libye depuis 1970, à la suite du coup d'État du 1er septembre 1969.
Officiellement, Kadhafi est désigné comme le Guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, titre plus généralement raccourci en « frère guide » .
Jeunesse
Al-Kadhafi est le plus jeune enfant d'une famille de paysans bédouins. Il grandit dans la région désertique de Syrte, reçut une éducation primaire traditionnelle et religieuse, puis suivit les cours de l'école préparatoire de Sebha dans le Fezzan, de 1956 à 1961. Kadhafi et un petit groupe d'amis qu'il rencontra dans cette école vinrent à former le noyau d'un groupe de militants révolutionnaires ayant pour but de s'emparer du pouvoir. Kadhafi s'inspira de Gamal Abdel Nasser, président de l'Égypte voisine, qui se hissa au pouvoir en prônant l'unité arabe. En 1961, Kadhafi fut exclu de Sebha à cause de son activisme politique.
Kadhafi étudia le droit à l'Université de Libye. Il entra ensuite à l'Académie militaire de Benghazi en 1963, où il organisa avec quelques militants un mouvement secret dans le but de renverser la monarchie libyenne pro-occidentale. Après l'obtention de son diplôme en 1965, il fut envoyé en Grande-Bretagne pour suivre un entraînement supplémentaire au British Army Staff College, et revint en 1966 en tant qu'officier dans le corps des transmissions.
Le coup d’État militaire
Le 1er septembre 1969, à 27 ans, il mène avec un groupe d'officiers un coup d'état contre le roi Idris al-Mahdi, alors que celui-ci est en Turquie pour un traitement médical. Son neveu le Prince Hasan as-Senussi devait s'installer sur le trône le 2 septembre 1969 lorsque l'abdication du roi Idris annoncée le 4 août devait prendre effet[4]. Dans la journée du 1er septembre la monarchie est abolie, la république est proclamée, et le Prince mis en prison.
Kadhafi s'octroie l'avancement du grade de capitaine au grade de colonel qu'il a gardé jusqu'à aujourd'hui.
A propos de ce grade, insuffisant selon des critères occidentaux pour diriger un pays et commander à son armée, il déclare que la Libye est « gouvernée par son peuple », et que cela dispense le « guide » de titres civils ou militaires particuliers. Cette démarche n'est pas nouvelle et peut être rapprochée de celle d'un Gamal Abdel Nasser qui garde le titre de colonel quand il prend le pouvoir en Égypte, tandis que Jerry Rawlings, ex président du Ghana, n'a conservé que son grade de flight lieutenant.
Exercice du pouvoir
Ayant pris le pouvoir à Tripoli lors d'un coup d'État le 1er septembre 1969, il prône à ses débuts le passage à un socialisme d'État teinté de panarabisme. Il nationalise certaines entreprises (notamment celles détenues par des ressortissants italiens). En 1977, il déclare la « révolution du peuple » : il change le nom du pays de République arabe libyenne en Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste et met en place des « comités révolutionnaires ». Le multipartisme demeure interdit en Libye.
Il oblige les États-Unis d'Amérique à évacuer leur bases militaires dont Wheelus Airfield. En septembre 1970, à l'aide de son ami et conseiller Abdessalam Jalloud il réussit à imposer pour la première fois une augmentation du prix du baril de pétrole, ouvrant la voie aux autres pays producteurs de pétrole.
Par représailles, au cours des années 1980, son régime est mis au ban de la communauté internationale également à cause de son soutien supposé à de nombreuses rébellions dans le monde et de ses implications supposées dans plusieurs actes terroristes : attentat dans une discothèque berlinoise fréquentée par des militaires américains en 1986, attentat de Lockerbie en Écosse contre un avion de ligne civil américain qui explose en plein vol en 1988 (270 morts), bien que l'implication réelle de la Libye dans cet attentat soit de plus en plus douteuse, ou encore attentat contre un avion français, le Vol 772 UTA reliant Brazzaville à Paris en 1989 (170 morts).
Le 15 avril 1986, Ronald Reagan ordonne un raid de bombardement (opération El Dorado Canyon) contre Tripoli et Benghazi. 45 militaires et fonctionnaires sont tués, ainsi que 15 civils, dont une fille adoptive de Khadafi, Hannah. Ce raid de représailles faisait suite à l'interception d'un message de l'ambassade libyenne à Berlin-Est suggérant l'implication du gouvernement libyen dans l'attentat à la bombe du 5 avril dans une discothèque de Berlin-Ouest, où un militaire américain avait été tué. Le colonel Kadhafi est blessé lors du bombardement de sa résidence.
À partir du milieu des années 1990, Kadhafi œuvre pour que son pays retrouve une place moins inconfortable d'un point de vue diplomatique. Ainsi en 1999, les agents des services secrets suspectés de l'Attentat de Lockerbie sont livrés à la Justice écossaise, ce qui provoque la suspension des sanctions de l'ONU envers le pays et le rétablissement des relations diplomatiques avec le Royaume-Uni.
Par la suite, en 2003, la Libye reconnaît officiellement « la responsabilité de ses officiers » dans l'Attentat de Lockerbie — ainsi que dans celui du Vol 772 UTA — et paie une indemnité de 2,16 milliards de dollars aux familles des 270 Pan Am victimes, ce qui a pour conséquence la levée définitive des sanctions de l'ONU et (partiellement) des États-Unis à son encontre.
En parallèle, le président Kadhafi entame des négociations diplomatiques, pendant toute l’année 2003, entre responsables libyens, britanniques et américains, et annonce en décembre de la même année qu’il renonce officiellement à son programme d’armes de destruction massive. Enfin, en mars 2004, il signe le protocole additionnel du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
Il instaure par ailleurs une politique d’assouplissement de la réglementation libyenne en matière économique permettant l’ouverture du marché local aux entreprises internationales, ce qui aide à la survie du régime. Il parvient par là même à se rapprocher des puissances occidentales et particulièrement de certains pays européens, comme le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Italie. Ainsi, le président Kadhafi déclare désormais qu’il entend jouer un rôle majeur dans la pacification du monde et la création d’un Moyen-Orient sans armes de destruction massive.
De 1999 à 2007, l'affaire des infirmières bulgares, jugées pour la contamination d'enfants libyens par le virus du Sida, sera utilisée à des fins politiques par Kadhafi et fortement médiatisée à travers le monde. Le médecin palestinien détenu avec les infirmières a déposé plainte, pour torture, contre Mouammar Kadhafi.
La journaliste Memona Hintermann l'accuse d'avoir tenté en 1984 de la violer en marge d'une conférence de presse à Tripoli.
Idéologie
Il a écrit le Livre vert, en référence au Petit Livre rouge écrit par Mao Zedong, dans lequel il explique de manière succincte ses solutions aux problèmes posés par la démocratie et l'économie. Il y fait l'apologie de la démocratie directe.
Khadafi est aussi considéré comme progressiste dans le monde musulman concernant la question féminine. Il entretient une garde personnelle constituée exclusivement de femmes, ses « amazones ». Certains progrès existent tels que la condamnation des mariages arrangés et la possibilité d'accéder à l'éducation pour les femmes.
Les « États-Unis d’Afrique »
Kadhafi tente de convaincre les dirigeants des autres pays de créer des « États-Unis d'Afrique ». Il considère en effet que c'est le meilleur moyen de développement pour le continent africain. Ce projet passerait par la création d'une monnaie unique et une seule armée de 2 000 000 de militaires. Kadhafi porte souvent un badge représentant l'Afrique sur son uniforme.
En 2007, il s'est ainsi rendu à Bamako, Abidjan ou encore Accra, pour présenter son projet d'un gouvernement unique pour l'Afrique, un État fédéral. Mais cet objectif semble loin d'être atteint.
Certains opposants au projet disent que Kadhafi veut régner sur l'Afrique à travers ce projet.
Famille
Kadhafi a huit enfants, parmi lesquels on peut citer :
Mohamed Kadhafi, l’aîné fils d’un premier mariage, président de l’organisme libyen des télécommunications.
Hannibal Kadhafi.
Seif el Islam Kadhafi, le plus impliqué sur le plan politique. Il est surtout connu pour son rôle dans l’indemnisation des familles des victimes de l’attentat de Lockerbie et du DC-10 d’UTA abattu par des Libyens en 1988. Il dirige la fondation Khadafi.
Saadi Kadhafi, ancien footballeur professionnel (attaquant du club de Pérouse, Italie, condamné en 2003 pour dopage). Actionnaire de la Juventus, il a réussi en 2002 à faire jouer la Supercoupe d’Italie à Tripoli en Libye.
Aïsha Khadafi, fille du président née en 1977, elle est avocate.
Posté le 13.12.2007 par artsocial
Marie Besnard (15 août 1896-14 février 1980), surnommée la « Bonne Dame de Loudun », une femme imposante mais avec une voix de fillette, fut soupçonnée d'être une tueuse en série et reste au centre d'une des énigmes judiciaires française du XXe siècle.
C'est le 21 juillet 1949 que Marie Besnard, de son nom de jeune fille Marie Joséphine Philippine Davaillaud, est inculpée de meurtre : douze personnes empoisonnées, dont son propre mari.
L'histoire se passe dans la petite cité de Loudun (8 000 habitants à l'époque des faits), là où l'affaire Urbain Grandier (né en 1590, et mort sur le bûcher de Loudun en 1634) avait fait grand bruit quelques siècles auparavant. On observe plusieurs similitudes entre ces deux affaires, dont la part très importante des rumeurs ; rumeurs qui ont joué dans l'arrestation de Marie Besnard comme dans celle d'Urbain Grandier. C'est ce que souligne Frédéric Pottecher, chroniqueur judiciaire à la radio du procès de Marie Besnard, dans la préface du livre Nous, Urbain Grandier et Martin Guerre, condamnés et exécutés (édition Cherche-Lune). Les deux accusés ne donnèrent jamais aucune information pouvant être retenue contre eux. Marie Besnard fut décrite comme « anormalement normale » par la psychiatrie.
Après trois procès, le premier à Poitiers, qui durèrent plus de dix ans, Besnard, accusée et menacée de la peine capitale, fut libérée en 1954 puis acquittée par la cour d'assises de Gironde le 12 décembre 1961.
Ce feuilleton judiciaire mobilisa la France entière pendant toute une décennie ; c'est, avec l'affaire Marie Lafarge, l'une des plus étonnantes énigmes d'empoisonnement.
Morts en série
L'affaire Besnard débute à la mort de Léon Besnard, le 25 octobre 1947 à Loudun ; son décès fut attribué à une crise d'urémie.
Quelques jours après l'enterrement, Mme Pintou, amie et locataire des époux Besnard, confia à un proche que Léon Besnard, avant de mourir, lui avait confié : « que sa femme lui avait servi de la soupe dans une assiette où se trouvait déjà un liquide ». Les détails de ce témoignage furent portés à la connaissance de la gendarmerie puis à un juge d'instruction qui diligenta l'exhumation du corps de Léon Besnard, le 11 mai 1949.
Les prélèvements furent expédiés à un médecin légiste marseillais, le docteur Béroud, qui découvrit dans les viscères de Léon Besnard 19,45 mg d'arsenic pur.
Une enquête de police, suite notamment à un cambriolage survenu chez Mme Pintou, ainsi que le témoignage de nombreux habitants de Loudun, attira l'attention des magistrats et de la population sur les nombreux décès survenus dans l'entourage de Marie Besnard, à savoir :
le 1er juillet 1927 : Auguste Antigny (33 ans), cousin et premier époux de Marie Besnard, déclaré mort de tuberculose. Dans ses restes, exhumés, on découvrit 60 mg d'arsenic ;
le 22 août 1938 : Marie Lecomte, née Labrèche (86 ans), grand-tante par alliance de Marie Besnard. Dans ses restes, exhumés, on découvrit 35 mg d'arsenic ;
le 14 juillet 1939, Toussaint Rivet (64 ans), ami des époux Besnard. Dans ses restes, on découvrit 18 mg d'arsenic ;
le 27 décembre 1941, Blanche Rivet, née Lebeau (49 ans), veuve de Toussaint Rivet, officiellement décédée d'une aortite. Ses restes contenaient 30 mg d'arsenic ;
le 14 mai 1940, Pierre Davaillaud (78 ans), père de Marie Besnard, officiellement mort de congestion cérébrale. Ses restes contenaient 36 mg d'arsenic ;
le 2 septembre 1940, Louise Gouin, née Labrèche (92 ans), grand-mère maternelle de Léon Besnard. La très faible quantité d'arsenic recueillie dans ses viscères exclut ce décès de la liste des victimes et ne fut pas retenu par l'accusation ;
le 19 novembre 1940, Marcellin Besnard (78 ans), beau-père de Marie Besnard. Ses restes contenaient 48 mg d'arsenic ;
le 16 janvier 1941, Marie-Louise Besnard, née Gouin (68 ans), belle-mère de Marie Besnard. Ses restes contenaient 60 mg d'arsenic ;
le 27 mars 1941, Lucie Bodin née Besnard (45 ans), belle-sœur de Léon Besnard, retrouvée pendue chez elle. Ses restes contenaient 30 mg d'arsenic ;
le 1er juillet 1945, Pauline Bodineau, née Lalleron (88 ans), cousine de Léon Besnard. Ses restes contenaient 48 mg d'arsenic ;
le 9 juillet 1945, Virginie Lalleron, sœur de Pauline (83 ans). Ses restes contenaient 20 mg d'arsenic ;
le 16 janvier, Marie-Louise Davaillaud, née Antigny (71 ans), mère de Marie Besnard. Ses restes contenaient 48 mg d'arsenic.
Deux mobiles parurent évidents au magistrat instructeur :
L'argent, Marie Besnard ayant directement ou indirectement recueilli par héritage les biens de toutes ces personnes ; Elle possède et gère néanmoins par ailleurs une fabrique de corde prospère. Ces biens sont saisis ce qui ne permet pas à l'accusée de payer sa mise en liberté sous caution. Charles Trenet propose de la payer.
La passion, Marie Besnard ayant, paraît-il, noué une relation particulièrement intime avec un ancien prisonnier allemand, Alfred Dietz, que les époux Besnard avaient conservé comme tâcheron.
Consignés en détail dans l'acte d'accusation, tous ces éléments conduisirent à l'inculpation de Marie Besnard pour empoisonnement, avec la circonstance aggravante de parricide et de matricide.
Procès à rebondissements
Preuves
Le rapport d'autopsie, établi par le docteur Béroud sur la base d'analyses menées grâce à la méthode de Marsh et Cribier, conclut à des empoisonnements aigus suivant des intoxications lentes, liés à des imprégnations exogènes d'arsenic.
D'autres analyses toxicologiques furent réalisées par les professeurs Fabre, Kohn-Abrest et Griffon en 1952 et conclurent à la même présence anormale d'arsenic dans les prélèvements effectués lors de l'exhumation des cadavres.
Un rapport du professeur Piedelièvre, établit en 1954, confirma les conclusions des analyses de 1952 mais se montra plus nuancé que celui du docteur Béroud.
Un rapport du professeur Frédéric Joliot-Curie confirma la présence anormalement élevée d'arsenic dans ces mêmes prélèvements.
Acquittement
La première raison de l'acquittement tient à l'attitude du docteur Béroud lui-même : contesté, il se défendit difficilement face aux avocats de Marie Besnard.
La défense fit valoir également que des erreurs d'étiquetage dans les bocaux contenant les prélèvements avaient été commises, certains bocaux pouvant avoir été perdus ou remplacés.
Une enquête au cimetière de Loudun permit de démontrer que le sulfatage des fleurs, le zinc des ornements funéraires pouvaient avoir saturé la terre du cimetière d'arsenic.
La longueur du procès, le dépérissement des preuves (le dernier procès ayant lieu en 1961), le retournement de l'opinion publique, lassée, conduisirent à l'acquittement par défaut de Marie Besnard.
Posté le 13.12.2007 par artsocial
Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (ou Unicef, United Nations Children's Fund en anglais) est une agence des Nations unies (ONU) consacrée à l'amélioration et à la promotion de la condition des enfants. Son nom était originellement United Nations International Children's Emergency Fund, dont elle a conservé l'acronyme. Il a reçu le prix Nobel de la paix en 1965. Le revenu total pour UNICEF en 2006 a été de 2781 millions de dollars.
Qu'est-ce-que l'UNICEF
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Depuis sa création en 1946,l'UNICEF agit pour protéger la vie des enfants dans le monde entier. Depuis cette période, l'UNICEF plaide et travaille pour la protection des droits de l'enfant, afin d'aider les jeunes à satisfaire leurs besoins de base et à élargir leurs possibilités de réaliser tout leur potentiel (santé, vaccination, éducation, hygiène assainissement et approvissionnement en eau potable...).
Histoire
En 1946, les Nations unies créent l'Unicef pour fournir une aide d'urgence aux enfants menacés par la famine et la maladie après la Seconde Guerre mondiale.
En 1950, l'Assemblée générale des Nations unies élargit le mandat de l'UNICEF aux enfants et familles des pays en développement.
En 1953, l'Unicef s'intègre de façon permanente au système de l'ONU. Cela devient une garantie pour son action. Elle lance des campagnes contre les maladies qui touchent les enfants.
En 1959, l'Assemblée générale de l'ONU adopte une Déclaration des Droits de l'Enfant qui devient un point de référence central pour l'Unicef.
En 1979, durant l'Année internationale de l'Enfant, l'Unicef se sent confirmée dans son action pour tous les enfants en difficulté, qu'ils soient de pays en développement ou de pays développés.
En 1989, l'Assemblée Générale des Nations unies adopte la Convention des Droits de l'Enfant qui entre en vigueur en 1990. Elle devient le traité reposant sur la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme le plus largement accepté.
Implantation géographique
Ann Veneman, une femme politique américaine, est directrice exécutive de l'UNICEF depuis mai 2005
L'agence onusienne œuvrant pour l'enfance la plus défavorisée a son siège à New York, est présente dans 191 pays, et possède quelque 126 bureaux de terrain, également entendus sous le nom de bureaux nationaux ou bureaux pays, qui sont tous supervisés par l’un des 8 bureaux régionaux. L’UNICEF a en effet opéré un découpage du globe en 8 régions :
Afrique de l’Ouest et du Centre,
Afrique de l’Est et Afrique australe,
Amérique latine et Caraïbes,
Asie orientale et pacifique,
Asie du Sud,
Europe centrale et orientale et la Communauté des États indépendants,
Moyen-Orient et Afrique du Nord,
Pays industrialisés
Par ailleurs, les comités nationaux s’élèvent au nombre de 37, répartis dans chacune des différentes régions.
Outre le centre de recherche Innocenti basé à Florence (Italie), l'UNICEF dispose de trois centres d'approvisionnement, situés à Johannesburg, Dubaï et Panama, qui permettent d'assurer le bon fonctionnement de son appareil logistique. La gestion de ces centres est réalisée depuis le centre d'entreposage de Copenhague.
Le directeur général de l'Unicef en France est Emmanuel Clair depuis avril 2007. Pour promouvoir son action auprès du public et lui permettre de faire appel au don en confiance, le comité national Unicef France, en tant qu’association, adhère au Comité de la Charte.
Mission
L'UNICEF s'est donné 4 objectifs prioritaires :
l'éducation des filles,
la vaccination et la lutte contre le SIDA,
la protection de l'enfance,
la santé des nouveaux-nés.
Les autres priorités traitent de la place de l'enfant dans la famille, de la pratique sportive...
L'éducation des filles
Selon l'UNICEF, l'éducation est un outil qui a prouvé son efficacité sur l'amélioration des conditions de vie de tous, et donc des enfants. L'éducation des jeunes femmes a des effets spectaculaires sur les générations présentes et futures, notamment dans certains domaines d'action de l'organisation : la mortalité infantile, la place de l'enfant dans la famille, la vaccination et la protection de l'enfance.
Entre 2002 et 2005, l'UNICEF a décidé d'accélérer l'intégration scolaire des filles dans 25 pays-cible.
La vaccination
Selon l'UNICEF, la vaccination a des effets importants sur l'amélioration de la santé dans le monde lors des 20 dernières années. Cependant, chaque année, 2 millions d'enfants décèdent de maladies qui auraient pu être prévenues par des vaccins peu onéreux.
Les programmes de vaccination permettent en outre d'autres interventions telles que la distribution de compléments nutritifs, les traitements contre les maladies véhiculées par les moustiques. C'est l'addition de ces interventions qui rend particulièrement efficace, selon l'UNICEF, ces programmes.
La protection de l'enfance
Chaque jour, des enfants sont enrôlés de force comme soldats, travailleurs ou serviteurs. D'autres sont prostitués. Ces enfants, en plus de subir des violences physiques et/ou sexuelles et d'être exploités, sont les moins éduqués, en plus mauvaise santé et les plus pauvres. L'UNICEF appuie la mise en place des actions allant de la défense des enfants à la démobilisation des enfants soldats. La protection des enfants et des femmes embrasse également la question des OEV (Orphelins et enfants vulnérables) tout autant que la thématique cardinale de l'enregistrement des enfants. Sans acte de naissance, aucune pièce d'identité ne sera délivré à l'enfant, c'est alors l'accès de ce dernier à l'ensemble des services sociaux de base qui lui sera refusé.
La petite enfance
L'UNICEF travaille sur des programmes globaux, en fonction des principes suivants :
La prévention et le traitement en matière de santé, en particulier la vaccination, la nutrition, la qualité de l'eau en direction des enfants, mais aussi ceux qui en ont la charge et toutes leurs communautés ;
les naissances doivent être déclarées. Les enfants doivent être protégés des sévices, recevoir de l'amour, vivre dans un environnement psychosocial protecteur et recevoir une première éducation ;
les femmes et les filles doivent avoir une bonne nourriture, une protection pour la santé, une éducation (notamment en ce qui concerne les risques pour elles et leurs enfants), un soutien familial, et leurs droits doivent être respectés. La bonne santé et la survie des mères a des conséquences directes sur la survie et la bonne santé de leurs enfants.
Polémiques
Dans les années 1990, l'UNICEF a été accusée par des lobbies essentiellement anglo-saxons de promouvoir l'avortement. UNICEF n'a pas de position officielle sur l'avortement mais travaille avec des organisations gouvernementales ou non-gouvernementales qui, parmi leurs activités, conseille les jeunes femmes au sujet de l'interruption volontaire de grossesse particulièrement en cas de viol. Le Vatican avait supprimé sa contribution annuelle de 2000 dollars par ce que UNICEF avait diffusé une brochure d'information sur un spermicide à destination des jeunes femmes et adolescentes victimes de viol.