Posté le 22.10.2007 par artsocial
Rendez-vous hebdomadaire, tous les mercredi
18h00 - consulat Américain - Rassemblement de soutien à Mumia Abu-Jamal
Les mercredis, de 18h à 20h, Rassemblement de soutien à Mumia Abu-Jamal, contre la peine de mort aux US,
devant le consulat Américain, La Concorde
Wesley Cook, mieux connu sous le nom de Mumia Abu-Jamal, est un journaliste et militant afro-américain né le 24 avril 1954 à Philadelphie (Pennsylvanie, États-Unis d'Amérique). Il est surtout connu pour avoir été condamné, en 1982, à la peine de mort pour le meurtre de Daniel Faulkner, un policier de Philadelphie et pour le soutien international qu'il a reçu en faveur de sa libération ou de l'organisation d'un nouveau procès. Il est devenu un symbole pour beaucoup d'opposants à la peine de mort.
En décembre 2001, sa condamnation à mort a été annulée par un tribunal fédéral sur la base de certaines irrégularités, tandis que le tribunal refusait de reconsidérer le fond de l'affaire ou d'autoriser un appel. Le procureur et les avocats de Abu-Jamal ont tous deux fait appel de la décision.
Mais à ce jour la situation n'évolue pas.
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Posté le 22.10.2007 par artsocial
mardi 23 octobre 2007
19h30 - Centre Media Local saint denis - Rencontre avec Señal 3, chaîne de télévision communautaire chilienne
Dans le cadre de leur tournée en France, LE CENTRE MEDIA LOCAL de Seine-Saint-Denis vous invite à une soirée exceptionnelle de rencontre avec des représentants de Señal 3, chaîne de Télévision Communautaire de la "Población" La Victoria, quartier populaire de Santiago du Chili, connu pour ses mouvements de résistance et de lutte contre la dictature et les inégalités subies par le peuple chilien
Le mardi 23 octobre 2007 à 19h30, au Centre Media Local de Seine-Saint-Denis, les Bateaux Lavoirs 1, quai du square 93200 Saint-Denis tél. 0142430045 ou rivnord @ free.fr
Metro : Saint Denis Porte de Paris - au bout du square De Geyter, le long du canal de Saint-Denis. - Tél : 0142430045 http://rivnord.viabloga.com & HYPERLINK "http://rapsode.free.fr" http://rapsode.free.fr
19 h30 conversations et échanges autour d'un buffet avec Luis Lillo et Christian Valdivia de Senal 3, 20 h projections d'une programmation inédite d'émissions, courts-métrages documentaires et d'actualités, proposés par Christian Valdivia et Luis Lillo (durée : 1h30 ) Suivi d'un débat autour des actions et les luttes menées par les habitants et les associations ici et là-bas. et les expériences des médias alternatifs, en présence des représentants de Senal 3 et d'autres associations et télévisions associatives franciliennes ( Regarde à vue, Alterkonexions, RISPM, Ecobox, La Cucaracha ).
Entrée 3 € (soutien et participation à la tournée de Senal 3 en France)
SENAL 3 Depuis 9 ans, Señal 3 travaille pour sauvegarder la mémoire historique et sociale du peuple à travers une organisation formée de jeunes qui participent bénévolement à la conception et transmission de programmes. Chaîne de Télévision pionnière dans l'histoire de la Télévision Communautaire au Chili, elle est autonome, populaire et à but non lucratif. Señal 3 compte sur une grande force humaine : avec peu de ressources et beaucoup de créativité elle parvient à transmettre des programmes de proximité, contrairement aux chaînes de télévision traditionnelles, qui détournent l'information et se mettent au service du modèle dominant.
Le Centre Média local de Seine-Saint-Denis est un espace ouvert à la population. Créé et animé par Rapsode et Riv'Nord, il est constitué d'un collectif d'habitants, bénévoles, professionnels et amateurs. Il s'agit de fabriquer ensemble des images, des sons et des textes sur la Seine-Saint-Denis et ses habitants, émergeant directement de la population. Cette année ils travaillent en particulier, à la fabrication de courts-métrages d'actualités locales de 2 à 10 mn, diffusées au Cinéma L'Ecran à Saint-Denis, en première partie des longs métrages, dès cet automne.
Posté le 22.10.2007 par artsocial
manifestation - contre la répression de la solidarité - soutien à F. Guimard
Paris 18e lundi 22 octobre 2007 à 12h devant l'Eglise Saint Bernard
rue Affre
Métro La Chapelle ou Barbès Rochechouart
LUNDI 22 OCTOBRE 2007:RASSEMBLEMENT À 12h DEVANT L’ÉGLISE ST BERNARD SUIVI D’UN DEPART EN MANIF
Le 22 octobre 2007, Florimond Guimard passe au tribunal correctionnel d’Aix-en -Provence.
Si la solidarité devient un délit, soyons tous coupables !
Non au délit de solidarité
Florimond Guimard encourt 3 années de prison et 45 000 € d’amende.En cas d’inscription au volet B du casier judiciaire (même s’il s’en sort avec une condamnation à une peine légère et symbolique), il encourt également une radiation de l’éducation nationale. Qu’a-t-il dont fait ?
Selon la police, il a "volontairement commis des violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, faits commis par arme par destination (en l’espèce son véhicule)" et "volontairement exercé des violences [...], ces violences étant aggravées par les deux circonstances suivantes : sur un dépositaire de l’autorité publique et en réunion".
En fait, Florimond, accompagné de 200 autres manifestants, s’est simplement opposé à l’expulsion d’un père d’élève. Il a poussé une barrière, et se faisant a blessé au pouce un policier (une journée d’ITT). Avec sa voiture, il a suivi à distance le véhicule qui emmenait le père. Ça, c’est pour « violence avec arme par destination ».
Le cas de Florimond, bien qu’emblématique, n’est pas unique. Les poursuites contre les militants syndicaux, associatifs, politiques, les élus et les simples citoyens qui osent manifester leur solidarité se multiplient. Quelques exemples :
- Kadidja a protesté contre les mauvais traitements infligés lors d’une expulsion sur son vol Paris-Bamako. Prévu en avril, son procès a été reporté. Elle risque prison et amende.
- Nicolas Moiroux est accusé d’outrage et de rébellion pour s’être interposé au TGI de Béziers alors que des policiers rudoyaient des femmes roms dons les maris venaient d’être condamnés.
- à Paris, la directrice de l’école Rampal « coupable » d’avoir protégé ses élèves des policiers lors de l’interpellation d’un grand père sans papiers et plusieurs parents d’élèves n’ont échappé aux poursuites que grâce aux protestations provoquées par sa garde à vue.
- François Auguste, vice-président du Conseil régional Rhône-Alpes devait être jugé le 7 mai pour s’être adressé aux passagers lors de la tentative d’expulsion d’une famille (qu’il pensait être la famille Raba). Le procès est reporté au mois de novembre.
De fait, aujourd’hui, tenter de faire respecter les Droits de l’Enfant, c’est s’exposer à des peines de prisons et des amendes.
Mais pourquoi s’opposer ? Pour éviter les poursuites, il suffit de laisser faire…
Qu’en sera-t-il le jour où la police viendra frapper à la porte de l’école pour emmener un ou plusieurs enfants ?
C’est alors en temps que citoyens que nous devrons réagir. Laisser faire ? Laisser ces enfants partir pour un pays qu’ils ne connaissent pas, pour une vie incertaine, parfois dangereuse ?
Ou réagir, résister, protéger les enfants ? Et se mettre alors dans l’illégalité.
parce que la solidarité n’est pas un délit et parce que nous refusons qu’elle le devienne,
LE 22 OCTOBRE
12H RASSEMBLEMENT DEVANT L’EGLISE ST BERNARD, paris 18e, métro LA CHAPELLE
13H DEPART DE LA MANIFESTATION VERS LA PLACE DE CLICHY
Des préavis de grève ont-été déposés par les syndicats CNT, SUD éducation et SNUipp.
Posté le 21.10.2007 par artsocial
En ce jour, je ne parlerai pas du 21 octobre 1941 :Jour de la mort de Guy mocquet et accessoirement des seize otages à Nantes, des vingt-six autres à Châteaubriant ("les martyrs de Châteaubriant") et des cinq à Paris. Non je n'en parlerai PAS car on en parle trop et on en parle mal.
Non, je vais vous parler de la Comédie-Française, (ou Théâtre-Français) qui a été fondée en 1680 et se trouve depuis 1799 au cœur du Palais-Royal dans le Ier arrondissement de Paris. C'est le seul théâtre d'État en France disposant d'une troupe permanente de comédiens, la Troupe des Comédiens français. Le dramaturge le plus connu attaché à la Comédie-Française est Molière. Il est considéré comme le patron des comédiens français. Il était pourtant mort depuis sept ans quand est née la « maison de Molière ».
IL Y A 327 ANS
La Comédie-Française est fondée par lettre de cachet de Louis XIV le 21 octobre 1680 pour fusionner les deux seules troupes parisiennes de l'époque, la troupe de l'Hôtel Guénégaud et celle de l'Hôtel de Bourgogne. Le 25 août, les comédiens s'étaient déjà réunis pour donner leur première représentation commune, composée de Phèdre (Racine) et des Carosses d'Orléans (La Chapelle). L'acte royal leur accorde le monopole de jouer à Paris, que les Comédiens-français défendront jalousement au cours du XVIIIe siècle, notamment contre les Comédiens-italiens.
Le 5 janvier 1681, les Comédiens-Français se lient entre eux par un acte d'association qui règle notamment le régime des pensions des comédiens retraités. Le répertoire se compose alors de l'ensemble des pièces de théâtre de Molière et de Jean Racine, ainsi que de quelques pièces de Pierre Corneille, Paul Scarron et Jean Rotrou. Les distributions sont arrêtées par l'auteur s'il est vivant et, dans le cas contraire, par les premiers gentilshommes de la Chambre du roi. Une commission militaire y siege pour condamner une insurrection royaliste en 1795 Le 3 septembre 1793, pendant la Révolution, la Comédie-Française est fermée par ordre du Comité de salut public, et les comédiens sont emprisonnés.
Le 31 mai 1799, le nouveau gouvernement met à disposition la salle Richelieu où jouait Talma, pour permettre aux comédiens de reconstituer la troupe.
En 1812, l'empereur Napoléon Ier, en pleine campagne de Russie, décide de réorganiser la Comédie-Française en signant le 15 octobre, le décret dit « de Moscou » qui comporte 87 articles, et qui reste, à peu de chose près, le statut encore en vigueur aujourd'hui.
La devise de la Comédie-Française est Simul et singulis (être ensemble et être soi-même).
La Comédie-Française dispose aujourd'hui d'un répertoire de 3 000 pièces et de trois théâtres à Paris : la salle Richelieu (partie du Palais-Royal), le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre.
Au XXe siècle, les décors de la Comédie-Française ont été conçus par des peintres connus, dont Marie Laurencin, Valentine Hugo, Christian Bérard, Jean Carzou, Cassandre, Raoul Dufy, Richard Peduzzi ou le metteur en scène et plasticien Bob Wilson.
Une équipe de vingt personnes assure la réalisation des décors.
Le rideau de scène a été créé par le peintre Olivier Debré.
Le répertoire de la Comédie-Française
Très vite, on commence à parler d’un répertoire de la Comédie-Française, composé essentiellement de contemporains, censés représenter l’excellence. D’un autre côté, le théâtre de la foire et les troupes italiennes prônent un répertoire « anti » Comédie-Française.
Le 18 avril 1689, la Comédie rouvre ses portes au 14 rue de l’ancienne Comédie, avec un répertoire de comédiens-auteurs (exemple : Champmeslé, Regnard, Crébillon, etc.).
En 1716, sous la régence du duc d’Orléans, le monopole des comédiens français se renforce, et leur répertoire se renouvelle (premières tragédies de Voltaire, des comédies de Marivaux, etc.).
En 1784 arrive au répertoire de la Comédie-Française Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, pièce sulfureuse sur les privilèges d’une certaine classe sociale. C’est la première fois qu’une pièce aussi subversive est programmée, après un terrible combat contre la censure tout de même. C’est une véritable attaque du pouvoir en place : elle annonce bien entendu la Révolution française.
Le 25 février 1830, Hernani de Victor Hugo entre au répertoire de la Comédie-Française après un long débat, et grâce à l’acharnement de son auteur. Pourtant, Victor Hugo triomphait déjà sur beaucoup d’autres scènes (au Théâtre de la Porte Saint-Martin par exemple). Ceci nous montre à quel point le répertoire de la Comédie-Française est une véritable instance de consécration, étant donné que seules les pièces qui ont été approuvées par le Comité de lecture peuvent être jouées dans la Salle Richelieu.
De 1859 à 1871, le répertoire de la Comédie-Française, qui avait tendance à prendre la poussière, accueille des auteurs plus connus, comme Edmond Rostand ou encore des écrivains célèbres négligés à leur époque tel Honoré de Balzac : Vautrin (adaptation d'Émile Guiraud, 1922) et, de manière très régulière, Le Faiseur ou Mercadet le faiseur (1868, 1890, 1899, 1910, 1918, 1993).
Nombre de représentations par auteur, de la création de la Comédie-Française au 31 décembre 1997
Molière : 31 844 – Racine : 9 291 – Corneille : 7 032 – Musset : 6 665 - Marivaux : 5 945 – Dancourt : 5 659 – Regnard : 5 372 – Voltaire : 3 945
Durant la première moitié du XXe siècle, on va voir arriver une nouvelle vision de la notion de mise en scène. Auparavant, celle-ci désignait plutôt un travail de régisseur. Cette consécration du metteur en scène-auteur est marquée à la Comédie-Française par l’invitation de plus en plus courante de gens comme Jacques Copeau, ou bien Louis Jouvet, pour apporter un regard neuf sur une série de textes issus de la collection. Aujourd’hui, c’est une formule qui fonctionne encore, avec des metteurs en scène confirmés et internationaux.
André Antoine
Antoine prend vraiment au sérieux la question du répertoire. D’ailleurs, en 1880, il sera très critique vis-à-vis de la composition et de l’exécution du répertoire de la Comédie-Française. Selon lui, il n’accueille pas assez d’auteurs ayant été reconnus par d’autres scènes.
Dans son Théâtre Antoine, il propose des excursions littéraires sans musique : il entend critiquer par là une comédie de boulevard ronflante. On peut reconnaître le concept du tréteau nu.
En 1905, il fait jouer Le Roi Lear traduit, et pas adapté comme on avait l’habitude de le faire à l’époque, dans une optique de conservation de l’origine de la pièce. Il organise aussi des cycles de représentation d’œuvres apparentées (exemple : plusieurs pièces ayant pour thème l’avarice).
Jacques Copeau
Jacques Copeau, fondateur du théâtre du Vieux Colombier (1913), refuse d’opposer le répertoire à la création : il s’intéresse à la fois à des auteurs anciens, nouveaux, français, étrangers... « Reprendre parmi les meilleures pièces de ces 30 dernières années, celles qui marquent une étape dans l’évolution dramatique ».
Dans son théâtre, il programme au moins trois pièces par semaine, et y privilégie l’alternance, pour deux raisons :
elle permet au public de voir les pièces qu’ils n’ont pas pu voir à un moment donné
elle permet également de tenir sans relâche les comédiens en haleine.
Pour lui, la création réside dans le fait que son théâtre est un théâtre de laboratoire.
Jean Vilar
Jean Vilar rêvait d’un répertoire populaire équilibré, où les classiques alterneraient avec les contemporains (ce qui peut paraître une banalité de nos jours). Il est alors parti à la recherche des pièces qui n’étaient plus jouées, reléguées à la bibliothèque.
Jean Vilar a exercé une véritable politique de répertoire, car l’édition des textes joués (qui n’étaient plus trouvables) a directement mené à une matérialisation du répertoire.
Le répertoire de nos jours
La politique de répertoire a commencé à disparaître progressivement à partir des années 1960-1970, à cause de la montée de l’individualisation des projets de la part des metteurs en scène, mais aussi et surtout à cause de l’abandon des troupes permanentes.
Aujourd’hui, on parle plus facilement de programmation pour parler de répertoire, bien que cette notion diffère un peu.
La Comédie-Française dipose d'un fonds de livres, documents, manuscrits, tableaux, sculptures, dessins et objets d'art. Cet ensemble, fort important, (dont 360 tableaux et 270 sculptures) est conservé par la Bibliothèque-musée de la Comédie-Française, dont les bureaux sont situés dans l'enceinte du Palais-Royal, galerie du Beaujolais. Cet établissement, ouvert aux chercheurs, ne se visite pas (le terme musée est inadéquat), des œuvres sont, le cas échéant, prêtées lors d'expositions.
Et pour finir, vive le théâtre et que la culture perdure à tout jamais
Posté le 19.10.2007 par artsocial
samedi 20 octobre 2007.
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Comité de soutien Oumar Diallo - Cholet
Collectif de soutien aux demandeurs d’asile - Saumur
RESF 49 - Angers
Journée nationale de mobilisation de solidarité avec les étrangers
MANIFESTATION
samedi 20 octobre à 14h30
Place du Ralliement
suivie d’un rassemblement devant la Préfecture
La quatrième loi sur les étrangers en cinq ans est débattue par les parlementaires et sera soumise à l’avis du Conseil Constitutionnel ; elle s’ajoute aux multiples décrets, circulaires et décisions administratives qui restreignent à chaque fois un peu plus les faibles droits des étrangers dans ce pays. Au nom d’une immigration dite « choisie » — pour laquelle l’être humain se limite à un appareil de production — il est coupé de sa famille, qui a de plus en plus de difficultés à le rejoindre en raison des nouvelles barrières légales et administratives. Persécuté dans son pays d’origine, l’accès à l’asile lui est rendu chaque jour plus difficile. Test ADN ou pas, ce gouvernement flirte avec le racisme et la xénophobie et au final ce sont nos droits fondamentaux à toutes et à tous qui se réduisent comme peau de chagrin.
Mêmes droits pour tous, liberté de circulation
Les multiples initiatives de solidarité avec et autour de la condition d’étrangers, immigrés et sans-papiers, seront le 20 octobre au coeur des manifestations organisées sur tout le territoire.
Un pays se juge à la façon dont il accueille les étrangers !
Il se juge aussi à la manière dont ce gouvernement tente de briser le lien social et la solidarité.
Posté le 18.10.2007 par artsocial
Il y a 58 ans Mao Zedong crée la République populaire de Chine.
Mao Zedong est un révolutionnaire, théoricien, guerillero et homme d'État chinois, fondateur et dirigeant de la République populaire de Chine. Fils de paysans aisés, il est né à Shaoshan dans la province du Hunan le 26 décembre 1893, et décédé à Pékin le 9 septembre 1976.
Un des cofondateurs du Parti communiste chinois (Shanghai 1921), il parvint progressivement à s'en faire reconnaître comme le dirigeant suprême, notamment à l'occasion de l'épisode célèbre de la Longue Marche (1934-1935) (fuyant les troupes nationalistes de Tchang Kaï-Chek, Mao entreprend la Longue Marche vers Yan'an, au nord-ouest du pays, où il gagne petit à petit les paysans à la cause révolutionnaire). Après de longues années de guérilla contre les nationalistes du Guomindang dirigés par Tchang Kaï-chek, ainsi que contre l'envahisseur japonais pendant la guerre sino-japonaise (1937-1945), Mao sortit vainqueur de l'ultime phase de la guerre civile chinoise (1949): cette année-là connut la victoire de l'Armée populaire de libération. Mao Zedong proclame la République populaire de Chine, le 1er octobre à Pékin. Il en sera président de 1949 à 1959. Il fut ainsi le fondateur et l'un des plus hauts dirigeants de la République populaire de Chine, jusqu’à sa mort en 1976.
Mao restaura l'unité et l'indépendance nationale de la Chine, au terme de décennies de divisions intestines et de « semi-colonisation » par l'Occident. Il imposa à la population le collectivisme communiste et la dictature du parti unique, en suivant d'abord de très près le modèle soviétique. Au nom de la définition d'une « voie chinoise vers le socialisme », Mao rompit ensuite avec l'URSS et fut l'inspirateur direct du Grand Bond en avant (1958-1960), échec radical soldé dans les campagnes par la plus vaste et la plus meurtrière famine qu'ait connu le XXe siècle. Mis dès lors sur la touche par ses collègues, il souleva les étudiants chinois contre la direction du Parti pour reprendre le pouvoir, livrant la Chine à la violence effrénée des Gardes rouges au cours de la confuse Révolution culturelle (1966-1969): le Petit Livre Rouge résume la pensée de Mao. Ayant éliminé ses rivaux, disgrâcié les Gardes rouges et rétabli l'ordre à son profit, il fit l'objet d'un culte de la personnalité porté à son paroxysme et rapprocha alors le plus la Chine populaire d'un État de type totalitaire (1969-1976). Il entama cependant une détente internationale et un rapprochement avec l'Occident, qui permit la réintégration de la Chine dans le concert mondial (entrée à l'ONU, 1971), et laissa son fidèle Premier Ministre Zhou Enlaï décréter le programme des « Quatre Modernisations » (1975). Il mourut sans avoir désigné de successeur, et la Chine réhabilita peu après un certain nombre de ses victimes, tout en diminuant considérablement le contrôle politique sur la société et en s'ouvrant à une certaine forme d'économie de marché.
Mao Zedong reste un des personnages les plus connus et les plus passionnément controversés du XXe siècle et de l'histoire de Chine.
C'est lui qui en définitive a rendu à la Chine moderne son indépendance et son unité, suite à la lutte pour le pouvoir avec le Guomindang. Mais les carences des programmes les plus significatifs de Mao – le Grand Bond en avant et la Révolution culturelle surtout - ont été vivement mises en avant. Leur coût exorbitant se chiffre de fait aujourd'hui en dizaines de millions de morts[1] et en pas moins de vies gâchées et de destins brisés, sans oublier le gaspillage énorme de ressources et d'énergies, d'incontestables régressions économiques, écologiques et techniques, l'étouffement à terme de la créativité culturelle chinoise et de l'identité des minorités ethniques (Tibet en tête), ou les déchaînements de vandalisme. Il reste délicat aussi d'évaluer dans son action et ses idées la part de l'idéologie socialiste, souvent largement utilisée comme propagande de façade, et la part des jeux de pouvoir en sa faveur, qui semblent avoir dominé ses choix politiques pour la Chine.
Il reste enfin difficile de juger de la place de Mao dans la continuité de la très longue histoire chinoise : rupture radicale avec le passé, ou règne d'un nouvel empereur de Chine d'une nature inédite ? Presque jamais sorti de Chine, nourri de la culture classique de l'ancien Empire du Milieu, lui-même poète, calligraphe et écrivain à ses heures, Mao Zedong semble à beaucoup avoir souvent autant puisé dans l'héritage de Confucius que dans celui de Karl Marx. Il entendit d'ailleurs adapter le marxisme à la situation chinoise, en faisant dès les années 1920 de la paysannerie et non plus de la classe ouvrière le moteur du combat révolutionnaire et de la transformation sociale.
Bien que toujours officiellement respecté en Chine, il n’est plus une référence pour un régime dont les politiques ont divergé de celles préconisées par Mao. Des partis et groupuscules maoïstes à travers le monde continuent à révérer Mao comme un grand révolutionnaire dont la pensée serait la quintessence du marxisme. Dans le monde, des hommes souvent à mille lieues du marxisme et du maoïsme ont salué en lui un stratège militaire de génie, un patriote ayant su rendre sa dignité à son pays, un leader du Tiers-Monde et un personnage d'une envergure historique peu commune, dont l'épopée fascine encore aujourd'hui. Mais de plus en plus d'historiens démontent la légende et insistent sur les travers de l'homme et sur le dictateur aux choix souvent malencontreux et ayant causé la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes en Chine (65 millions selon
Le Livre noir du communisme, 70 millions selon
Mao. L'histoire inconnue
Du leader désavoué au culte de la personnalité
Après son accession au pouvoir, Mao répéta les erreurs de gestion économique, le plus souvent catastrophiques pour son pays ; son intelligence des rouages du pouvoir est en revanche hors du commun, ce qui lui permit de rester en place jusqu'à sa mort.
Les Cent fleurs
La campagne des Cent Fleurs (symbole de "cent écoles, cent opinions qui s'expriment") : en 1957, Mao encourage la liberté d'expression de la population, exhortant en particulier les intellectuels à critiquer le Parti. Mais le mouvement prend rapidement une ampleur qu'il n'avait pas envisagée : les critiques explosent littéralement, échappant bien vite à son contrôle et le menant à une violente campagne de répression.
Le « Grand Bond en avant »
Entre 1958 et 1960, Mao Zedong met en œuvre un mouvement de réformes industrielles qui devait permettre de "rattraper le niveau de production d'acier de l'Angleterre" en seulement 15 ans. Des communes de production sont organisées au niveau local, et toute la population, et par dessus tout le monde paysan, est sommée d'y apporter sa contribution. Mao place dans la force du peuple, du "prolétariat" des espoirs démesurés: durant le "grand bond en avant", les paysans seront surexploités, on leur demandera de tout faire en même temps, des récoltes à la production sidérurgique. Malgré les efforts surhumains déployés, c'est une catastrophe, la main d'œuvre inexpérimentée produit des biens d'une qualité exécrable tandis que les récoltes, faute de temps, pourrissent sur pied. Le "grand bond en avant" se solde donc par un échec cuisant et une famine d'une ampleur désastreuse, peut-être la plus meurtrière que la terre ait jamais portée. Mao Zedong, après avoir longtemps ignoré le désastre ou rejeté la cause de la non-efficacité de son programme sur des éléments extérieurs (par exemple des contre-révolutionnaires voulant enrayer son pouvoir) se retrouve en minorité au Comité de direction du Parti. De plus, la confiance du peuple en l'idéologie de Mao est fortement ébranlée.
La Révolution culturelle
La Révolution culturelle (1966-1969) durant la période de troubles et de contestations qui suit le catastrophique "grand bond en avant", lui permet de reprendre le pouvoir et les rênes du pays. Entamée afin de réhabiliter Mao dans son pouvoir, elle commence à la suite d'une polémique que lance son épouse Jiang Qing. La "révolution culturelle" incite les jeunes à prendre le pouvoir, à se révolter contre les fonctionnaires corrompus, désormais "ennemis du peuple"- les Gardes rouges (qui ne sont autres que les étudiants "révolutionnaires") sont créés à cette occasion. Mais, comme lors du mouvement des "cent fleurs", la polémique échappe au contrôle de Mao et le tout se soldera une fois de plus par une violente répression armée, un massacre sanglant. Suite à cela, beaucoup d'intellectuels seront envoyés en rééducation, soit forcés à quitter les villes pour partir vivre à la campagne où ils subiront un dur apprentissage du métier de paysan et une partie considérable du patrimoine culturel chinois est détruit à cette occasion. Au sortir de cette nouvelle crise, le peuple chinois sera définitivement traumatisé, tant par les atrocités physiques que par les incroyables violences morales (telles que les fameuses "autocritiques", humiliations publiques d'une cruauté morale traumatisante). Le goulag chinois, le "Laogai" est bien plus peuplé que son équivalent russe ; ses conditions de détention n'y sont pas meilleures.
À la fin de son règne, Mao Zedong changea sa stratégie d'autarcie en invitant le président américain Richard Nixon en Chine, préfigurant la politique d'ouverture de Deng Xiaoping. Par cette rencontre, les deux leaders entendaient contrebalancer la puissance de l'Union Soviétique.
Par la suite, la politique idéologique extrême menée par Mao Zedong a fait l'objet de critiques ouvertes au sein du Parti Communiste Chinois, qui met fin au culte de la personnalité et à l'idolâtrie qu'il avait lui-même organisée et intensifiée à la fin de sa vie. Le limogeage de la Bande des Quatre, dont son épouse, Jiang Qing, qui a eu lieu rapidement après sa mort prouve bien à quel point sa politique était tombée en disgrâce, tant dans les hautes sphères du parti que dans l'esprit populaire.
Pour la majorité des Chinois, il reste néanmoins le grand libérateur de la Chine et le constructeur de la Chine moderne. Malgré les conséquences catastrophiques de ses réformes spectaculaires, il aura laissé le souvenir d'une période d'égalité et d'unité et il reste révéré par le peuple comme le dernier des empereurs chinois. Les historiens occidentaux ont beaucoup critiqué ses choix politiques et son autoritarisme, toujours sujets à controverse.
Aujourd'hui la Chine vit une croissance économique effrénée
En 2005, la Chine est devenue la quatrième puissance économique du monde. En 2006, la Chine enregistre un PIB de 2 668 milliards de dollars soit une croissance de 10,7 %. En 2007, la Chine devient la troisième puissance économique mondiale, avec un PIB qui devrait dépasser les 3 100 milliards de dollars . Ce développement effréné des activités économiques est dû aux investissements et aux exportations mais peu à la consommation intérieure. Le développement économique actuel de la Chine est l'un des plus rapides du monde, puisque l'on y enregistre une croissance dont la moyenne, depuis 10 ans, se situe entre 7 et 8 % par an, frôlant parfois les 10 %, d'après les statistiques chinoises.
La République Populaire de Chine est depuis 2001 membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
La croissance de la Chine est essentiellement tirée par les exportations. Leur montant a plus que doublé en quatre ans, pour atteindre 593 milliards en 2004. L’essentiel de ce commerce se fait avec la zone régionale (Japon, Corée) mais il est à noter une forte augmentation des échanges avec les États-Unis et l'Europe. Au cours de l'année 2004, les exportations et les importations chinoises ont augmenté de 36 %. Le solde commercial dégage un excédent de 32 milliards de dollars. Les points forts des exportations chinoises sont : les tracteurs, les montres et les jouets (85 % du marché mondial), les appareils photo et les ordinateurs portables, (55 % du marché), les téléviseurs et les machines à laver (30 %), 15 % pour l'acier.
Mais à coté des louanges que l'on lance sur l'économie chinoise n'oublions surtout pas ni les nombreux problèmes environnementaux qu'elle rencontre ni les droits de l'homme qu'elle bafoue. LE plus important: Humanité ou Economie??????????
Posté le 18.10.2007 par artsocial
Il y a 25 ans
Pierre Mendès France, né à Paris le 11 janvier 1907, mort le 18 octobre 1982, était un homme politique français.
Issu d'une famille de vieille ascendance judéo-portugaise (séfarade) du nom de "Mendes de França" installée à Bordeaux, Rochefort, Louviers et Paris, Pierre Mendès France devient en 1928, après des études de droit et un passage par l'École libre des sciences politiques, le plus jeune avocat de France ; il a alors 21 ans. Très intéressé par les questions économiques et financières, il soutient en mars 1928 une thèse sur la politique de redressement du franc menée par Raymond Poincaré, dans laquelle il salue son action monétaire, mais critique les conséquences économiques et sociales de la politique de restauration du franc.
Parallèlement à ses études, il se tourne vers le militantisme. Il sera l'un des membres dirigeants de la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste, un mouvement étudiant d'opposition à l'extrême droite, très actif dans le Quartier latin à la fin des années 1920. Pierre Mendès France apparaît alors comme l'un des espoirs du Parti radical auquel il est inscrit depuis l'âge de seize ans. Il fait partie, aux côtés de Jacques Kayser, Gaston Bergery, Pierre Cot, Jean Zay ou encore Bertrand de Jouvenel, des « Jeunes Turcs » qui réclament un renouvellement de la doctrine du mouvement, demandent son ancrage à gauche et contestent les orientations de la direction du mouvement incarnée par la figure historique d'Édouard Herriot.
Député de l'Eure à partir de 1932 et maire de Louviers à partir de 1935, il prend la tête de la commission des douanes de la Chambre des députés, avant d'être nommé sous-secrétaire d'État au Trésor dans le deuxième et éphémère gouvernement Léon Blum (du 13 mars au 8 avril 1938). La gauche (PCF compris) s'abstenant lors du vote du 9 juillet 1936 à propos de la participation française aux JO de Berlin, organisés par le régime nazi, Pierre Mendès France est le seul député de gauche à voter contre, soutenant ainsi les Olympiades populaires organisées par le Front populaire espagnol. Mendès France élabore ensuite avec le directeur de cabinet de Léon Blum, Georges Boris, un projet de réforme économique audacieux, axé sur le contrôle des actifs et sur le soutien à l'investissement militaire dont l'exposé des motifs se réclame pour la première fois en France de précepts keynésiens. Très contesté, ce projet sera rejeté par le Sénat, ce qui précipite la chute du Gouvernement.
1940-1945
Député à la déclaration de la guerre, il est mobilisé comme officier dans l'aviation.
Il est de ceux qui veulent poursuivre la guerre en Afrique du Nord, et s'y rend avec l'accord de ses supérieurs sur le vaisseau « Massilia ». Il est arrêté là-bas sur l'ordre du Résident général Noguès et accusé de désertion alors que bien au contraire il est de ceux qui veulent se battre, à la différence des généraux qui le jugent. Il est alors condamné et incarcéré par le régime de Vichy.
Il s'évade en 1941, rejoint les Forces aériennes françaises libres à Londres et participe aux combats, en qualité de capitaine pilote observateur, au sein du groupe de bombardement Lorraine, en qualité de capitaine navigateur. (Il commandera un raid sur la banlieue parisienne en octobre 1943).
Nommé par le général de Gaulle, en 1943, commissaire aux finances, dans le Comité français de la Libération nationale d'Alger, il représente la France à la conférence de Bretton Woods avant de devenir ministre de l'Économie nationale du Gouvernement provisoire de la République française, à partir du 4 septembre 1944. En désaccord avec René Pleven, ministre des finances, sur l'orientation à donner à la politique économique, qu'il désire énergique, il démissionne le 6 avril 1945, faute d'obtenir le soutien du général de Gaulle pour prendre les mesures de rigueur et d'assainissement monétaires que lui semble exiger la situation économique du pays. Le litige portait tout particulièrement sur l'échange des billets de banque afin de corriger certains abus que le marché noir et l'économie souterraine avaient favorisés durant l'occupation.
Nommé au conseil d'administration de la banque mondiale et du Fonds monétaire international. Il représentera ensuite la France au Comité économique et social des Nations unies (ECOSOC).
IVe République
À l'Assemblée nationale, il dénonce très vivement, à partir d'octobre 1950, l'engagement militaire français dans la guerre d'Indochine et devient l'un des principaux opposants au conflit. Président de la commission des finances à partir de 1953, les revers rencontrés par les forces françaises finissent par l'imposer comme l'un des recours possibles pour faire aboutir une résolution négociée du conflit.
Déclaration de Pierre Mendès France à l'Assemblée nationale après le revers militaire de Cao Bang (1950) :
« […] Il faut en finir avec des méthodes qui ne relèvent ni de la puissance, ni de l'habileté, ni de la force, ni de la politique, avec une action constamment velléitaire, équivoque, hésitante, et dont la faillite était éclatante, longtemps avant les difficultés militaires de ces derniers jours.
En vérité, il faut choisir entre deux solutions également difficiles mais qui sont les seules vraiment qu'on puisse défendre à cette tribune sans mentir....
La première consiste à réaliser nos objectifs en Indochine par le moyen de la force militaire. Si nous la choisissons, évitons enfin les illusions et les mensonges pieux. Il nous faut pour obtenir rapidement des succès militaires décisifs, trois fois plus d'effectifs et trois fois plus de crédits ; et il nous les faut très vite...
L'autre solution consiste à rechercher un accord politique, un accord évidemment avec ceux qui nous combattent. Sans doute, ne sera-ce pas facile... Un accord, cela signifie des concessions, de larges concessions, sans aucun doute plus importantes que celles qui auraient été suffisantes naguère. Et l'écart qui séparera les pertes maintenant inéluctables et celles qui auraient suffi voici trois ou quatre ans mesurera le prix que nous payerons pour nos erreurs impardonnables... », Journal officiel, 1950
Après une première tentative infructueuse pour former un gouvernement en 1953, il est finalement investi président du Conseil avec une forte majorité le 18 juin 1954, quelques semaines après la défaite française à la Bataille de Dien Bien Phu, pour faire la paix en Indochine. Il ne dirigera le Gouvernement que pendant sept mois et demi, mais son passage aux affaires sera l'un des temps forts de l'histoire institutionnelle de la Quatrième République.
En dehors d'Edgar Faure, ministre des Finances et numéro deux du gouvernement, son cabinet, qu'il forme sans négocier directement comme c'était l'usage avec l'état-major des partis politiques, comporte peu des poids lourds de la vie parlementaire sous la IVe République. C'est une équipe relativement jeune, resserrée et technicienne. On y trouve des CNIP, des MRP, des radicaux, quelques gaullistes dont Jacques Chaban-Delmas. François Mitterrand en est le ministre de l'Intérieur. Le gouvernement est assuré du soutien des députés communistes, bien qu'il ait annoncé qu'il démissionnerait s'il était investi grâce aux voix communistes (c'est-à-dire si, sans compter les voix communistes, il n'avait pas la majorité à l'Assemblée).
Dans son discours d'investiture, il se donne trente jours pour faire aboutir les négociations de paix sur l'Indochine. Installant la présidence du Conseil au Quai d'Orsay, il assume en même temps que la présidence du Gouvernement, la direction de la diplomatie et aboutit finalement le 20 juillet 1954 à la conclusion des Accords de Genève qui mettent fin au conflit et reconnaissent le partage du Viêt Nam en deux États, au niveau du 17e parallèle. Sitôt le dénouement de la crise indochinoise, il engage des pourparlers qui prépareront l'émancipation de la Tunisie. En voyage à Tunis, il promet unilatéralement l’autonomie interne à la Tunisie dans un discours le 31 juillet.
Sur le plan institutionnel, sa politique se caractérise par un effort de rationalisation du régime parlementaire de la IVème République et par une tentative de rééquilibrage des institutions en faveur de l'exécutif. Refusant le principe de la double investiture par lequel le président du conseil pressenti se présentait deux fois devant la chambre, d'abord seul, ensuite avec son Gouvernement, il dénonce les marchandages auxquels cette pratique donne lieu et parvient à faire réviser la Constitution de 1946 pour entériner la fin de cet usage. Cette révision donne également l'occasion d'un assouplissement limité du droit de dissolution.
Largement accaparée par les problématiques internationales, son expérience gouvernementale n'a pas le temps de s'inscrire, sur le plan socio-économique, dans des réformes d'ampleur. L'opinion retient néanmoins sa politique de lutte contre l'alcoolisme qui se traduit à l'automne 1954 par une série de dispositions durcissant le régime fiscal des bouilleurs de crus.
Malgré l'hostilité déclarée d'une grande partie de l'hémicycle, il soumet au vote de l'Assemblée, sans le soutenir véritablement, le projet de Communauté européenne de défense (CED) en août. Son rejet, qui ouvre la voie au réarmement allemand dans le cadre de l'OTAN, lui vaut l'hostilité ouverte du MRP, très favorable à la construction européenne, et prive le cabinet Mendès-France de la base parlementaire indispensable à sa survie au-delà du très court terme.
Son gouvernement est finalement renversé le 5 février 1955 sur la question de l'application du statut de l'Algérie.
À nouveau ministre dans le gouvernement Guy Mollet de Front républicain, il démissionne rapidement pour cause de désaccord sur la politique menée en Algérie (Ministre d'État, du 1er février au 23 mai 1956)
Opposé au projet de constitution élaboré par le gouvernement de Gaulle, il mène campagne pour le non au référendum du 28 septembre 1958, qui se soldera par l'adoption du projet et la rapide promulgation de la constitution du 4 octobre 1958.
Ve République
Battu aux élections législatives de novembre 1958, comme tous les leaders de l'Union des forces démocratiques, il abandonne aussitôt tous ses mandats français et internationaux. Il fonde alors le Centre d'action démocratique (CAD) qui rejoint ensuite le Parti socialiste autonome (PSA), qui fusionne dans le Parti socialiste unifié (PSU), et participe à la recomposition de la gauche socialiste. Il soutient la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1965 et redevient député en 1967, à Grenoble.
Lors des événements de 1968, il apparaît dans l'agitation ambiante comme l'un des recours possibles en cas d'effondrement du régime. Son apparition lors d'un rassemblement public au stade Charléty le 27 mai, durant laquelle il reste toutefois silencieux, lui sera par la suite beaucoup reprochée.
Il est battu aux élections législatives de 1968, où il se représente sous l'étiquette PSU bien qu'il ait déjà choisi de quitter ce parti avec lequel il ne se sent plus en phase. Il veut néanmoins rester solidaire de ce parti et ne veut pas l'abandonner juste avant des élections difficiles. Plus tard, il estimera que c'est cette étiquette PSU qui lui a coûté son siège de député. En 1969, il mène campagne aux côtés de Gaston Defferre pour les élections présidentielles, annonçant qu'en cas de victoire de Defferre il serait son Premier ministre. Le « ticket » ne convainc pas et obtient tout juste 5 % des suffrages. Malade après 1972, il prend ses distances avec la vie politique française et choisit d'œuvrer en faveur de la paix au Proche-Orient. Il soutiendra François Mitterrand lors de son élection de 1981. Il restera proche de sa famille, de ses amis, compagnons et collaborateurs tels que les Gabriel Ardant, Georges Boris, Claude Cheysson, Pierre Cot, Godof, Georges Gombault, Didier Grumbach, Jacquier, Georges Kiejman, Simon Nora, Philippe de Seynes...
Pierre Mendès France demeure alors une référence dans la classe politique française, comme symbole d'une conception exigeante de la politique.
Utilisation des médias
Jouissant d'une réelle popularité dans l'opinion, il fut l'un des premiers responsables publics français à intégrer les médias de masse dans sa stratégie de communication. Il bénéficia d'autre part d'efficaces soutiens, par exemple le magazine L'Express, dirigé par Jean-Jacques Servan-Schreiber. Tous les samedis à la télévision, « ses causeries au coin du feu » lui permettent d'expliquer aux Français les grandes lignes de sa politique.
La bête noire de l'extrême droite
Ses origines juives, ses positions sur la décolonisation et sa politique de fiscalisation des bouilleurs de cru firent cependant de Pierre Mendès France l'une des cibles favorites, en utilisant par exemple son aspect de « chien battu », de l'extrême droite et du mouvement poujadiste représentée à l'Assemblée à partir de 1956 par Jean-Marie Le Pen. Pierre Poujade lui a ainsi lancé en 1955 : « Si vous aviez une goutte de sang gaulois dans les veines, vous n’auriez jamais osé, vous, représentant de notre France producteur mondial de vin et de champagne, vous faire servir un verre de lait dans une réception internationale ! C’est une gifle, monsieur Mendès, que tout Français a reçue ce jour-là, même s’il n’est pas un ivrogne. »
Pierre Mendès France sera le seul député à s'opposer jusqu'au bout à la participation française aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936, sous la férule nazie.
Alors que les hommes de gauche ont toujours été en questionnnement ( la preuve en est par les différentes réflexions de Mendès France ), espéront que leur combat actuel puisse devenir plus constructif . Oui à la critique mais encore plus oui aux propositions!!!
Posté le 16.10.2007 par artsocial
Le 17 octobre 1987, il ya 20 ans,
à l'initiative de Joseph Wresinski, 100.000 défenseurs des Droits de l'Homme se rassemblent à Paris (France), au Trocadéro, en l'honneur des victimes de la misère. Ce rassemblement sera l'acte de naissance de la Journée mondiale du refus de la misère, reconnue en 1992 par l'ONU
Le Père Joseph Wresinski [en polonais Józef Wrzesiński] (Angers 12 février 1917 - Paris 14 février 1988) était un prêtre diocésain français, fondateur du Mouvement des Droits de l'homme ATD Quart Monde.
Biographie
Né d'un père polonais et d'une mère espagnole, Joseph Wresinski naît dans un foyer très pauvre à Angers, France. Son père, porteur d'un passeport allemand, est interné avec sa femme et leur premier enfant, Louis, d'abord au Fort de Saumur, puis dans les locaux de l'ancien Grand Séminaire d'Angers, l'Abbaye Saint-Serge, transformée en camp d'internement pour les étrangers suspects de collaboration avec l'ennemi. Le deuxième enfant du couple Wresinski, Sophie, y meurt en bas âge. Joseph y nait en 1917. À l'issue de la guerre, ils trouvent refuge dans une vieille forge désaffectée, rue Saint-Jacques à Angers. Dès son jeune âge, Joseph est amené à subvenir aux besoins de la famille en gardant une chèvre puis en servant la messe chez les religieuses du Bon Pasteur, en échange d'un bol de lait et de deux sous. "Ce sont les deux sous qui m'ont décidé", dira-t-il plus tard. À l'âge de 13 ans, il est embauché comme apprenti boulanger.
Sa formation l'amène à Nantes où, après avoir fréquenté pendant 6 mois les jeunesses communistes, il fait, par l'intermédiaire d'un camarade de travail, la connaissance de la JOC, la jeunesse ouvrière chrétienne, fondée en Belgique par l'Abbé Joseph Cardijn. Comme jociste, il prend part à des enquêtes sur les conditions d'existence, souvent terribles, des jeunes travailleurs. Peu de temps après, il décide de devenir prêtre et à 17 ans, il reprend des études sur les bancs du Petit Séminaire de Beaupréau (Maine-et-Loire), avec des élèves qui ont 5 ans de moins que lui. La mobilisation générale puis la guerre interrompent son parcours vers la prêtrise, et ce n'est qu'en octobre 1940 qu'il rejoint le Grand Séminaire de Soissons, réfugié à Entrammes. Le choix du diocèse de Soissons, plutôt que celui d'Angers, sa ville natale, trouve son origine dans le fait que ses études sont prises en charge financièrement par une famille d'agriculteurs du Soissonnais dont une parente était religieuse au Bon Pasteur à Angers et connaissait la famille Wresinski depuis très longtemps. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1946, à Soissons.
Vicaire puis curé dans des paroisses ouvrières (Tergnier) et rurales (Dhuizel), pendant dix ans, dans le département de l'Aisne, il ne cesse d'aller à la recherche des plus pauvres, des plus humiliés. Il passe quelques mois à la Mission de France, travaille dans les mines, contracte la tuberculose. En pèlerinage à Rome en 1950, il poursuit son voyage jusqu'en Sicile pour y découvrir notamment "l'enfer blanc", les mines de sel siciliennes. Connaissant sa recherche, son évêque (Mgr Pierre Douillard), qui avait été curé à Angers, dans la paroisse de la famille Wresinski, lui propose alors en 1956 de rejoindre un camp de sans-logis, à Noisy-le-Grand (région parisienne), où il fondera le mouvement ATD Quart Monde. Il a également créé le terme de "Quart monde". Le camp de Noisy-le-Grand avait été créé deux ans plus tôt, à l'initiative de l'Abbé Pierre, pour reloger des familles hébergées dans un premier temps Porte de Charenton à Paris, après l'appel lancé par le fondateur d'Emmaüs en février 1954.
Le 14 juillet 1956, Joseph Wresinski rejoint les 252 familles rassemblées dans le camp des sans-logis. Il y éprouve un véritable choc. « Ce jour-là, je suis entré dans le malheur », écrira-t-il plus tard. « J'ai été hanté par l'idée que jamais ces familles ne sortiraient de la misère aussi longtemps qu'elles ne seraient pas accueillies dans leur ensemble, en tant que peuple, là où débattaient les autres hommes. Je me suis promis que si je restais, je ferais en sorte que ces familles puissent gravir les marches du Vatican, de l'Élysée, de l'ONU... »
Désormais, il consacrera toute son énergie à faire reconnaître ce peuple en quête de dignité, un peuple avec une pensée et une expérience uniques, indispensables à la société. Il s'oppose à la soupe populaire et propose aux familles un jardin d'enfants et une bibliothèque. « Ce n'est pas tellement de nourriture, de vêtements qu'avaient besoin tous ces gens, mais de dignité, de ne plus dépendre du bon vouloir des autres ». Une chapelle, des ateliers pour les jeunes et les adultes, une laverie, un salon d'esthétique pour les femmes vont être réalisés peu à peu. Avec les familles du camp et quelques amis, est créée une association qui prend le nom de «Aide à toute détresse» (ATD Quart Monde). Du camp de Noisy-le-Grand, le Mouvement ATD Quart Monde s'étendra progressivement, des volontaires allant rejoindre d'autres lieux d'abandon de la région parisienne d'abord (La Campa, à La Courneuve ; les Francs-Moisins, à Saint-Denis) ; puis dans d'autres villes de France, d'Europe ainsi qu'aux États-Unis d'Amérique (New York, en 1964). À travers des voyages et l'entretien d'une longue et fidèle correspondance, le père Joseph Wresinski développe parallèlement un réseau d'amis à travers le monde, composé de personnes et de petites organisations engagées auprès des plus pauvres. "Que personne ne reste seul dans son engagement avec les très pauvres" était une de ses préoccupations. C'est dans cette perspective qu'il crée à la fin des années 1970 le "Forum permanent sur l'extrême pauvreté dans le monde". C'est à la même époque qu'après plus de 20 ans de présence et d'action auprès des plus pauvres de l'Europe et de l'Amérique du Nord, des volontaires sont envoyés en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique.
Membre du Conseil économique et social de la République française à partir de 1979, le père Joseph Wresinski rédigera un rapport aux répercussions sociales et politiques importantes à travers l'Europe et dans le monde. Ce rapport intitulé « Grande pauvreté et précarité économique et sociale » est adopté le 11 février 1987. Quelques jours après, le 20 février 1987, le père Joseph Wresinski prend la parole devant la Commission des droits de l'homme des Nations Unies à Genève pour demander à cet organe de l'ONU de reconnaître l'extrême pauvreté comme une violation des droits de l'homme.
Le 17 octobre de la même année, en inaugurant à Paris une dalle commémorative des victimes de la misère, scellée sur le Parvis du Trocadéro, il crée la Journée mondiale du refus de la misère, reconnue officiellement par les Nations Unies comme Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté en décembre 1992, et célébrée chaque année le 17 octobre. Le texte gravé sur la dalle du Parvis des droits de l'homme affirme que : "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré".
Quelques mois après, le père Joseph Wresinski décède des suites d'une intervention chirurgicale. Ses funérailles sont célébrées en la Cathédrale de Notre-Dame de Paris sous la présidence du Cardinal Jean-Marie Lustiger, Archevêque de Paris. Il est inhumé à Méry-sur-Oise (Val-d'Oise), au cœur du centre international du Mouvement ATD Quart Monde.
Vers une spiritualité
Le Père Joseph Wresinski ne fut évidemment ni le premier ni le seul à écouter les plus malheureux du monde et à se laisser transformer par eux. Mais ce qui fut spécifique dans sa démarche, c'est qu'elle était issue du bas, et qu'aujourd'hui encore elle peut donner à comprendre, de l'intérieur, combien, pour changer les choses et le monde, il est non seulement possible mais indispensable de s'appuyer sur les forces, la pensée et la volonté de s'en sortir des plus pauvres eux-mêmes. De les considérer effectivement comme des maîtres à penser autrement la société, et donc comme des leviers pour la paix de tous, sans exclusive.
Si cette démarche fut possible, c'est que Wresinski savait, l'ayant vécu, ce qu'un homme humilié porte au fond du cœur, ce qu'une femme désespérée espère encore, pourquoi certains enfants n'ont plus que leurs larmes à donner au monde. Et que d'avoir vécu lui-même la plus grand pauvreté lui avait appris ce qu'aucune université n'enseigne : que les plus pauvres du monde n'attendent pas la charité publique, mais qu'ils attendent qu'on les écoute enfin, à égalité d'humanité. Ne suis-je pas un être humain, qu'on me traite comme ça !
Pour commencer de mener le peuple de la misère à cette libération, la route sera longue pour le Père Joseph Wresinski. Et difficile. Il ne faut pas croire qu'il lui suffisait d'ouvrir la bouche pour être écouté... Il savait trop ce qu'il y a plus loin que la seule pauvreté, et cette connaissance est gênante pour tout le monde... Il lui fallut traverser le découragement et la lassitude, l'insécurité et la solitude, dépasser la blessure intérieure qui obscurcissait en lui ce qu'on appelle la confiance en soi. Il lui fallut compter sur les autres, au risque parfois de ne pas aller aussi loin qu'il aurait voulu, ou de laisser sa pensée se fondre dans les mots des autres... À cinquante ans, à soixante ans, à soixante dix ans même, il a souvent, encore, été un homme humilié. Humilié, parce qu'on refusait d'écouter son peuple...
Faire de l’homme le plus démuni le centre, c’est embrasser toute l’humanité dans un seul homme, ce n’est pas retenir le regard, ni en réduire la vision, c’est jeter celui-ci aux frontières de l’amour ; or l’amour n’a pas de frontières, il ne s’enferme pas, il ne se maîtrise pas, il est toujours folie. (Les pauvres sont l’Église, p. 19)
Mais il puisait inlassablement la force et l'audace dans la contemplation de Jésus, qu'il reconnaissait pauvre parmi les pauvres, misérable révélant la nature même du Père. Ce Christ prenant condition d'esclave (Ph. 2, 7) était pour lui bien davantage qu'un modèle : le visage d'un Dieu pauvre, et libérateur en raison même de sa faiblesse. Parce qu'irradiées par la foi en la résurrection, les nuits traversées ne pouvaient s'achever que dans la clarté d'un 14
février.
Quelques citations
On ne peut pas aimer, si l'on n'a pas le temps de regarder, de comprendre, de pénétrer les choses, de les découvrir en profondeur, de les introduire en soi. Le temps de se transformer soi-même, de devenir un être nouveau, puisque l'on a connu quelque chose de nouveau. (Écrits et paroles, p. 177)
Tout est né d’une vie partagée, jamais d’une théorie. La communion est la vie partagée. (Les pauvres sont l'Église, 152 et Écrits et paroles, I, 473)
Les malentendus surgissent et les bonnes volontés s’usent vite, quand il s’agit de faire cause commune avec une population très pauvre dont nous ignorons l’expérience de vie. Les instruits se laissent emporter par leurs propres idées, ils finissent toujours par penser à la place des autres. (Les pauvres sont l'Église, p. 103-104)
Les véritables grandes idées ne sont pas dans la tête mais dans le cœur. Elles sont dans la vie quotidienne, dans la contemplation de chaque jour, dans la privation patiente quotidienne que l’on s’impose pour les bâtir. Elles sont dans le travail et la peine des pauvres, de ceux qui ont fait, de ces idées, des vérités vécues et non pas seulement des vérités proclamées, octroyées, des privilèges d’école ou de groupe. (Écrits et paroles, I, 406)
Bâtir la société de demain à partir d’une vérité découverte et non pas d’une leçon apprise. (Écrits et paroles, I, 531)
Il faut savoir tirer notre réflexion, aussi bien que notre pratique, de l’expérience de la population la plus pauvre. Non pas d’une idée que nous nous faisons de son existence mais de son vécu quotidien réel. (…) Notre pensée et notre pratique doivent être celles où Dieu se retrouve, qu’Il ne puisse pas renier. Cela nous oblige à tirer notre connaissance des populations les plus rejetées et cela nous est très difficile. (Les pauvres sont l’Église, p. 218)
Posté le 16.10.2007 par artsocial
Il ya 74 ans naissait la société Walt Disney
Walter Elias Disney dit Walt (né le 5 décembre 1901 à Chicago, Illinois - mort le 15 décembre 1966, à Los Angeles, Californie) est connu comme producteur, réalisateur, scénariste, doubleur et animateur américain (d'origine irlandaise) de dessins animés. Il fonda en 1923 la société Walt Disney Company et devint petit à petit l'un des producteurs de films les plus célèbres. Walt Disney est aussi le créateur du premier « parc à thèmes », inventant le concept.
Walt Disney est également connu pour avoir été un conteur d'histoire, et une vedette de télévision. Lui et son équipe ont créé un bon nombre des personnages animés les plus connus au monde, dont l'un est considéré par beaucoup de biographes comme son alter ego, Mickey Mouse
The Walt Disney Company est aujourd'hui l'un des plus grands groupes de divertissement du monde, présent dans l'industrie des médias (journaux, radios, télévision, internet), du cinéma (classique et d'animation avec leurs produits dérivés), et dans l'industrie du tourisme et des loisirs à travers ses spectacles, ses parcs d'attractions, ses hôtels et ses bateaux de croisière.
La période Walt Disney : 1923-1966
La société à l'époque de Walt Disney a un parcours très fourni que l'on peut résumer en trois thèmes en fonction des grands projets du moment de nouvelles activités de son fondateur : l'animation court métrage, l'animation long métrage et les parcs à thèmes.
Bien que lancée dans de grands projets, la société continua à travailler dans ses autres activités ou en développer de nouvelles tels les films non animés.
Les courts métrages : 1923-1937
En 1923 Walt Disney, aidé de son frère plus âgé Roy Oliver Disney, fonde les Disney Brothers Studios afin de produire les Alice Comedies.
En 1926, les Disney Brothers Studio sont rebaptisés Walt Disney Studio.
En 1927, Charles Mintz fait lancé une nouvelle série, Oswald le Lapin Chanceux.
En 1928, le nom studio prend le nom de Walt Disney Productions.
Le 18 novembre 1928, naît le personnage de Mickey Mouse dans le premier film avec son et dialogue synchronisés, Steamboat Willie. Le personnage de Minnie Mouse naît aussi le même jour. Pat Hibulaire, lui, est apparu quelques années auparavant en 1925 dans les Alice Comedies.
En 1929, fort du succès de la série Mickey Mouse, Walt décide de produire une nouvelle série, les Silly Symphonies
Le 16 décembre 1929 Walt Disney réorganise en quatre sociétés son empire, nommées Walt Disney Productions, Walt Disney Enterprises, Walt Disney Film Recording Co et Liled Realty and Investment Co.
En 1930, Disney abandonne le distributeur Powers et signe un nouveau contrat de distribution avec Columbia Pictures. La même année, Walt engage Charlotte Clark une jeune femme de Burbank qui vient de réaliser une poupée de Mickey que Walt trouve très réussie. La poupée est réalisée en série et présentée à chaque événement promotionnel, devenant le premier produit dérivé Disney. Mickey Mouse s'exporte aussi à l'international principalement l'Italie et le Japon.
En 1931, naissance de Donald Duck dans une Silly Symphony, La Petite Poule avisée.
En 1932, Disney passe de Columbia Pictures à United Artists et produit les Silly Symphonies avec le tout nouveau procédé Technicolor. Le premier Journal de Mickey est lancé en Italie.
En 1934, Disney décide de se lancer dans la production d'un long métrage.
Les longs métrages : 1937-1954
Le 21 décembre 1937 a lieu la première de Blanche-Neige et les sept nains, premier long métrage animé.
1938
Le 29 septembre, Walt Disney Productions rachète les trois autres sociétés créées en 1929.
Durant la Seconde Guerre Mondiale les studios de Disney sont réquisitionnés par l'Armée américaine. Les studios de tournages deviennent des entrepôts militaires et une partie des dessinateurs font des dessins animés de « propagandes » et d'éducations militaires. L'autre partie décolle pour faire un tour de l'Amérique de sud.
En 1949 Walt Disney décide de créer Walt Disney Enterprises, une division en interne pour la gestion des produits dérivés après la mort de son agent Kay Kermen.
Le 1er octobre 1949 la société Walt Disney Music Company est créée. Fred Raphael en est nommé directeur mais est rapidement remplacé par Jimmy Johnson.
En 1950, Roy Disney décide de créer une filiale spéciale, indépendante de Walt Disney Enterprises, pour gérer les productions non cinématographiques de Disney, Walt Disney Publications.
En 1951 :
Création d'une autre filiale musicale, la Wonderland Music Company.
La filiale française est recrée avec l'inauguration d'un siège parisien.
Le 16 décembre 1952 Walt Disney fonde WED Entreprises afin de concevoir et construire le parc Disneyland sur des fonds personnels.
Le 6 avril 1953, Walt Disney fonde Retlaw Entrepises afin d'avoir le contrôle commercial de son nom « Walt Disney ». (Retlaw est l'anagramme inverse de Walter).
Le 10 novembre 1953 : Le studio fonde Buena Vista Distribution pour distribuer ses propres films
Le 27 octobre 1954, Disney lance le programme télévisé Disneyland sur ABC afin de financer le parc du même nom.
Les parcs à thèmes : 1955-1966
Le 17 juillet 1955 le Parc Disneyland ouvre à Anaheim en Californie, Disney Productions possède 34,5% du parc l'équivalent de 1/2 million de dollars.
Le 3 octobre 1955 apparaît sur ABC, l'émission Mickey Mouse Club.
Le 9 juin 1957 Walt Disney Productions rachète 31 % de Disneyland pour 528 810 $.
En 1959 Walt Disney achète pour 300 000 $ le Disney's Golden Oak Ranch en banlieue de Los Angeles.
Le 6 juillet 1960, Disney rachète les 34,5% restant de Disneyland à ABC pour 7,5 millions de dollars.
1961 : La société Buena Vista International est créée pour gérer les licences dont celle de Winnie l'ourson.
Durant l'été 1964, de mystérieux acheteurs acquièrent 11 000 ha de terrain en Floride. Walt Disney se cache derrière ces achats pour une estimation de 5 millions de dollars.
Le 3 février 1965, Walt Disney Productions rachète WED Entreprises à Walt Disney pour 4 millions de dollars.
Le 15 décembre 1966, Walt Disney meurt d'un cancer des poumons.
Après la mort de Walt : 1966-1983
C'est une période que l'on pourrait qualifier de transitoire. La société continue ses activités mais aucun nouveau grand projet n'apparaît.
Roy Oliver Disney, un frère de Walt, reprend la direction de la société et décide de poursuivre l'œuvre de son frère.
En 1969, la sortie de The Love Bug (Un amour de Coccinelle) est le plus gros film de l'année. De plus une section « films et matériels éducatifs » est crée au sein de Disney. C'est le premier épisode de la saga de la Coccinelle.
Le 1er octobre 1971, Walt Disney World Resort ouvre à Orlando en Floride.
Après la mort de Roy Oliver Disney en décembre 1971, Card Walker prend la tête de la société.
Walt Disney Pictures et le reste de la société poursuivent les projets lancés par Walt Disney, mais l'innovation de Walt commence à faire défaut.
En 1981, Feld Entertainment obtient les droits internationaux pour des spectacles de patinages sur glace avec les personnages Disney, le premier spectacle Disney on Ice est présenté la même année.
Le 1er octobre 1982, Walt Disney World Resort accueille un second parc, EPCOT.
En 1983 Disney crée l'entité Walt Disney Television pour regrouper les productions liées à la télévision ainsi que Walt Disney Pictures comme une filiale à part entière.
Le 1er avril 1983, Walt Disney Productions crée à partir du département animation et films (Pictures), Walt Disney Pictures une société à part entière et filiale à 100%.
Le 15 avril 1983, Disney ouvre un parc au Japon, Tokyo Disneyland, c'est le premier parc en dehors du territoire américain mais c'est la société Oriental Land Company qui est le propriétaire de l'ensemble.
Le 18 avril 1983, Disney Channel est lancée aux États-Unis
L'ère Michael Eisner : 1984-2004
La reconquête du géant : 1984-1989
En 1984, à la suite d'une tentative d'OPA de la part de groupes financiers spécialisés dans la vente en lots (Pour le principe voir dans le film Pretty Woman), la direction de Disney appelle à l'aide Michael Eisner (nommé PDG) et Frank Wells. Michael Eisner était président de la Paramount et est à l'origine de la série des Indiana Jones
Avec l'arrivée de Michael Eisner, la société gagne un second souffle et se lance dans de nombreux projets.
La même année, la sortie du film Splash signe la création de Touchstone Pictures, filiale cinématographique adulte et adolescent de Disney.
En 1985, Disney lance la désormais célèbre et rentable Disney Channel ainsi qu'une division télévision pour Touchstone avec Les Craquantes.
Le 6 février 1986, Walt Disney Productions devient The Walt Disney Company.
1987
Disney conclut un accord avec l'état Français pour la création d'un domaine de loisirs aux portes de Paris, Euro Disney Resort.
Le nouvel âge d'or : 1989-1999
En 1989, le label Disneyland Records est rebaptisé Walt Disney Records
En 1991, la maison d'édition Hyperion est fondée.
Année 1992
Le 12 avril, Disney ouvre le premier parc Disney en Europe, Disneyland Paris.
Année 1993
Le 30 juin, Disney achète Miramax pour 75 millions $ aux frères Weistein qui en restent directeurs. Miramax devient la branche films indépendants de Disney. Le succès de cette filiale est très important de part la liberté d'action laissée aux frères Weistein. Tous les concurrents de Disney créeront eux aussi des studios pour les films indépendants.
Année 1994
Le 1er octobre, le complexe Euro Disney Resort est rebaptisé Disneyland Resort Paris
En octobre, Jeffrey Katzenberg démissionne et part fonder son propre studio, DreamWorks SKG
Le 4 novembre 1994, la première Disney Gallery ouvre dans le centre commercial Mainplace Santa Ana en Californie
En décembre, une filiale est fondée pour le marché des jeux vidéo: Disney Interactive.
Année 1995
En 1995, la compagnie annonce son intention de racheter Capital Cities-ABC ainsi que sa filiale à 80% ESPN. Capital Cities-ABC comprend en plus du réseau de télévision ABC, ESPN, 4 importants journaux, Fairchild Publications et diverses participations.
Disney crée une filiale pour des croisières : Disney Cruise Line.
Année 1996
Disney prend le contrôle des Anaheim Angels en nommant le président du club. Cette nomination est le résultat d'une part minoritaire qu'elle détient depuis les années 1960 quand Walt Disney fut nommé au directoire du club. Disney ne prendra réellement en charge l'équipe qu'en 1999.
En février Disney achète le studio Jumbo Pictures.
Le 9 février Disney acquiert totalement ABC.
En mai
La Walt Disney Company et McDonald's signe un contrat international d'exclusivité pour Disney des jouets proposés dans les Happy Meals.
Disney achète le studio d'effets visuels Dream Quest Images.
Le 1er juillet l'ESPN Club ouvre à Disney's BoardWalk, c'est un préconcept des futures ESPN Zone.
Année 1997
Disney renouvelle les uniformes et le logo de l'équipe Anaheim Angels et participe financièrement et architecturalement aux rénovations du stade accueillant l'équipe.
Le 3 avril Disney entre au capital de Starwave Corporation une société informatique d'édition multimédia.
Le 4 avril Disney revend les 4 journaux (anciennement Capital Cities) à Knight Ridder pour 1,65 milliards $.
Le 3 septembre Disney achète la chaîne Classic Sports Network qui deviendra ESPN Classic
Le 2 décembre Disney édite son premier DVD.
Année 1998
Le 1er janvier, le premier des deux navires de la Disney Cruise Line est lancé, le Disney Magic.
Le 12 juillet, le premier ESPN Zone ouvre ses portes à Baltimore.
Le 30 juillet a lieu la mis en service du Disney Magic.
Le 18 novembre, Disney achète 43% de Infoseek qui achète en contrepartie Starwave
Le 20 décembre a lieu la première du Roi Lion La comédie musicale et marque la naissance des Walt Disney Theatrical Productions
Année 1999
Le 1er janvier, le second navire de la Disney Cruise Line est lancé, le Disney Wonder.
Le 15 août a lieu la mise en service du Disney Wonder.
.
Une entrée mitigée dans le XXIe siècle : 2000-2004
Année 2000
Disney dissout le studio Jumbo Pictures, mais continue d'acheter et diffuser les séries produites par le studio recréé par les anciens directeurs de cette société et baptisé Cartoon Pizza
En octobre, WDIG lance en partenariat avec eBay le site Disney Auctions.
Année 2001
En Janvier, un second parc ouvre en Californie, Disney's California Adventure.
Au printemps, Disney revend ses parts dans Eurosport pour 93 millions de $
Le 24 octobre, la compagnie rachète à la Fox sa filiale Fox Family Worldwide, renommée plus tard ABC Family, et obtient par ce biais Fox Kids Europe et les droits sur les Power Rangers et d'autres séries pour préadolescent détenus conjointement par la Fox et Haim Saban.
En novembre 2001, la société rachète la Baby Einstein Company.
Année 2002
Le 16 mars, Euro Disney SCA ouvre un second parc Walt Disney Studios en France au Disneyland Resort Paris
Le 1er avril 2002, Disney vend l'ensemble des Disney Store du Japon à OLC, opérateur de Tokyo Disneyland pour 51 millions $.
Le 12 juin, Disney signe un partenariat pour 1 milliards de $ avec OMD, une filiale d'Omnicom, pour la diffusion de publicités .
Année 2003
En septembre 2003, Disney lance un service de vidéo à la demande nommé MovieBeam.
Année 2004
En avril 2004, Disney interdit la sortie aux États-Unis du film Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, produite par sa filiale Miramax (dirigée très librement par les frères Weistein). Ce film décrit les liaisons d'affaire entre la famille Bush et la famille Ben Laden.
L'après Michael Eisner : 2004
Période de transition : mai 2004 - sept. 2005
Année 2004
En mai durant le conseil du directoire de la Walt Disney Company, Michael Eisner est destitué de son poste de PDG.
En Octobre, Disney lance la marque Disney Jeans en Asie.
Novembre, la Walt Disney Company rachète les possessions de la société CrossGen Comics spécialisée dans les comics de la Fantasy.
Le 21 novembre, la vente des Disney Stores nord-américaines à The Children’s Place est effective. Disney reçoit 100 millions de $ pour l'échange du capital flottant.
Année 2005
Le 27 février, la société lance la vente des Mighty Ducks d'Anaheim à Henry Samueli
Le 5 mai, Disneyland entame des festivités de 18 mois pour son 50e anniversaire.
Le 16 juin, la NHL accepte la vente des Mighty Ducks d'Anaheim signée le 27 février.
Le 20 juin, la vente des Mighty Ducks s'achève et Disney reçoit 26 millions de $.
Le 23 juin, Disney Consumer Products stoppe la recherche d'un repreneur pour les 105 Disney Store européens
Le 28 juin, trois podcasts (ABC News, Disney Online et ESPN.com) sont lancés sur iTunes suite à un contrat entre Disney et Apple
Le 22 juillet annonce la clôture de l'acquisition de Fox Family Worldwide pour un total de 5,3 milliards de $ (5,2 après correction en octobre 2005)
En août, Disney annonce son intention d'ouvrir un second complexe en Chine à Pudong, à proximité de Shanghaï. Des annonces concernant Séoul et l'Inde furent aussi entendues quelques mois auparavant.
Le 23 août, Baby Einstein lance une gamme de produit pour les 3-8 ans: Little Einstein
Le 23 août, Disney annonce le lancement le 1er septembre de Toon Disney en hindi
Le 29 août, Disney lève le voile sur la gamme Disney Fairies avec la sortie du livre Poussière de Fées et l’œuf magique de Gail Carson Levine.
Le 1er septembre, lancement de la gamme Disney Fairies et lancement de Toon Disney en hindi en Inde.
Le 5 septembre 2005, Disney Channel Japan annonce l'achat de deux productions du studio américain DIC : Sabrina: The Animated Series et Inspector Gadget's Biggest Caper Ever.
Le 6 septembre, le Buena Vista Music Group signe un accord avec EMI Group pour la distribution des productions en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.
Le 12 septembre, le parc Disney de Chine, Hong Kong Disneyland ouvre ses portes.
Le 13 septembre, Disney annonce vouloir tripler le nombre de Disney Store en Chine dans les 5 prochaines années.
Le 25 septembre, Disney annonce une perte de 68 millions de dollars suite à la déclaration du 14 septembre de Delta Airlines d'être en faillite.
Depuis le 26 septembre les rumeurs d'un parc à Séoul en Corée du Sud se font à nouveau entendre après l'épisode sur Shanghaï
Robert Iger : sept. 2005
Année 2005 (suite)
Le 12 octobre, Disney lance sur iTunes le téléchargement des épisodes des séries d'ABC et Disney Channel .
Le 19 octobre 2005, WDIG achète Living Mobile une société éditrice de jeux vidéo allemande basée à Munich et à Prague. Les détails de la transaction n'ont pas été révélés mais les 40 employés de la société ne seront pas délocalisés.
Le 1er novembre, Disney s'apprêterait à racheter Pixar au lieu de renouveler leur contrat.
Année 2006
le 24 janvier suite à de nombreuses rumeurs, Disney annonce qu'il va acheter la société Pixar pour 6,03 milliards d'euros soit 7,4 milliards de dollars; pour moitié en échange d'action le reste en numéraire.
Le 1er mars, Disney et BSkyB ont conclu un accord pour élargir la diffusion des chaînes Disney sur le réseau de Sky, les chaînes Disney Cinemagic (à partir du 16 mars) et ESPN Classic (à partir du 13 mars) seront ajoutées à l'offre de Sky ainsi que des programmes en HD
Le 9 mai, Disney a annoncé qu'il ne renouvelait pas son contrat décennal avec McDonald's. La raison invoquée est la crise liée à l'obésité chez les jeunes. Disney ne fournira plus de jouets dans les Happy Meal.
En juin 2006, Disney a signé plusieurs accords pour vendre des fruits sous la marque Disney dans des chaînes de magasins européens. En Angleterre, Tesco vend des mandarines puis plus tard des pommes et des bananes.
En France Carrefour propose des mini-tomates. En Allemagne, Metro AG vend des mini bananes.
Le 3 juin Disney a lancé la société Disney Jeans en Inde avant de s'étendre sur les marchés de l'Asie et de l'Europe.
Le 1er août 2006, le Buena Vista Music Group étend un accord avec EMI Group pour la distribution des productions à l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Asie du Sud-Est
Le 31 août 2006 : le Walt Disney Internet Group achète le fournisseur de contenu chinois Mobile2Win, filiale de la société indienne Contests2win
Le 10 octobre, la Walt Disney Company au travers du Disney-ABC Television Group a obtenu un accord pour diffuser la chaîne d'information continue ABC News Now en Inde sur le bouquet Dish TV.
Le 5 novembre 2006, Disney a signé un accord avec la société Rotana Audio Visual Company basée à Dubaï et filiale de Kingdom Holding Company appartenant au Prince Alwaleed afin de distribuer au Moyen-Orient et en Afrique
Disney Consumer Products annonce une extension sur tous les continents de son contrat nord-américain avec la société de chaussures Crocs Inc pour la ligne de chaussures sportives Crocs Disney.
Le 5 décembre, Disney prévoit de supprimer 160 emplois d'animateurs de Walt Disney Pictures (excepté ceux de Pixar)
Malgré la qualité de leur production voilà toute la dérive d'un groupe multinational qui étend ses compétences au delà de son but initiale .......................
Posté le 15.10.2007 par artsocial
Il y a 23 ans
SOS-Racisme est une association française créée le 15 octobre 1984 dont le but officiel est de lutter contre toutes les formes de discrimination raciale.
Les mots d'ordre de l'association sont ceux du métissage et de la fraternité symbolisés par le slogan « Touche pas à mon pote ». Dès l'origine SOS Racisme considère que le combat contre les discriminations passe par une réflexion sur l'urbanisme et le rôle de l'école. Ainsi, elle a dénoncé, dès le début des années 90, la constitution de ghettos urbains en périphérie des grandes villes. Elle mettra en avant le mot d'ordre de "intégration" et citera souvent des "exemples" de réussite sociale de gens d'origine immigrée.
À travers les « testings », elle cherche à apporter des preuves en matière de discrimination dans les domaines de l'accès au logement, du travail en général et de l'hôtellerie et du monde de la nuit en particulier. Ce travail a donné un certain nombre de résultats - des boîtes de nuit, des restaurants et quelques agences immobilières ont été condamnés pour discrimination raciale.
À la fin des années 1990, lorsque les mouvements antiraciste se déchirent autour de la question du Proche-Orient, SOS Racisme va clamer son attachement au processus de paix mis à mal avec la seconde intifada et dénoncer la résurgence d'un nouvel antisémitisme en France comme dans la publication en 2002 des antifeujs, le livre blanc des violences antisémites en France co-signé avec l'UEJF. Depuis les deux associations sont des partenaires priviligiés et organisent les soirées « Rire contre le racisme » qui se tiennent au Zénith une fois par an en présence d'artistes comme Michel Boujenah, Dany Boon, Jean-Marie Bigard ou Gad Elmaleh. En 2003, l'UEJF et SOS Racisme ont également créé une association étudiante dénommée FEDER (Fédération des Enfants de la République) qui concourt dans les scrutins universitaires.
En février 2006, SOS Racisme a pris position en faveur de la publication des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten dans Charlie Hebdo, entre autres.
Ses Activités sont variés:
Constitution de partie civile durant des procès pour des accusations de faits à caractère raciste ;
Aide juridique à des plaintes personnelles pour discrimination ; pour des étrangers ;
Aide à l'embauche sans discrimination (CV anonymes) ;
Testing pratiqué à l'entrée de boîtes de nuit, auprès d'agences immobilières ou d'employeurs potentiels afin de démontrer toute forme de discrimination qui s'y exercerait ;
Actions médiatiques.
L' Association reste encore très présente (et tant mieux) .
La preuve en est par l 'organisation d'un meeting concert contre les tests ADN hier soir (le 14 octobre 2007)Dans un Zénith plein à craquer, intellectuels, politiques et artistes ont développé leur argumentaire contre les tests ADN
Organisée par SOS-Racisme, l'initiative a reçu le soutien de Charlie Hebdo et Libération, qui a diffusé le concert en direct sur son site. L'objectif : exiger le retrait total de l'amendement Mariani instaurant des tests ADN pour les demandeurs de regroupement familial.
Selon l'association, plus de 190 000 personnes ont signé la pétition contre ce dispositif.
Le texte "instaure une discrimination entre étrangers et Français, et met la génétique là où elle n'a pas sa place", dans le droit de la famille, a pour sa part protesté le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, quand le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a qualifié l'amendement Mariani de "tache", devant "disparaître".
BAYROU, FABIUS, GOULARD
De nombreux chanteurs et artistes avaient répondu à l'appel de l'organisation antiraciste : Isabelle Adjani, Bénabar, Michel Piccoli, Sanseverino ou encore Renaud. Etaient également présentes les associations de solidarité avec les immigrés, comme le Réseau éducation sans frontières ou le collectif Union contre une immigration jetable.
Mais la surprise est venue de la présence de personnalités politiques de divers horizons : François Hollande, Laurent Fabius et Cécile Duflot partageaient la tribune avec François Bayrou, Corinne Lepage ou le député UMP François Goulard, ancien ministre du gouvernement Villepin. "Je soutiens le gouvernement, mais cet amendement, je ne le voterai jamais", a expliqué le député. M. Hollande n'a pas manqué de saluer à sa manière la présence à ses côtés de MM. Bayrou et Goulard, donnant à cette occasion sa version de l'"ouverture" vantée par Nicolas Sarkozy : "Nous sommes pour l'ouverture chaque fois qu'il faut défendre les valeurs essentielles, les principes républicains."
Très applaudi, le leader du MoDem a également invoqué la France et son histoire pour fustiger un amendement même "édulcoré". On notait également la présence de la députée européenne MoDem Marielle de Sarnez, de l'ancien ministre de la défense François Léotard et du sénateur communiste Jack Ralite.
La commission mixte paritaire (14 parlementaires, dont 8 de l'UMP) doit se réunir mardi pour élaborer une version commune aux deux assemblées du projet de loi sur l'immigration, et notamment de l'amendement sur les tests ADN.
NE PAS OUBLIER DE VOTER LA PETITION CONTRE CET AMENDEMENT MARIANI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!